‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 36 sur 283 · i 2 147.18 196.22 245.3 294.36 kilogrammes · texte numérisé non relu

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1130. La vapeur présente, à sa sortie par les ouvertures des soupapes de sûreté ou par les tuyaux d'écoulement, un phénomène fort singulier : la température de la vapeur, un peu au delà de l'orifice.

est d'autant moins élevée, que la tension et la température de la vapeur dans la chaudière sont plus considérables ; ainsi, on ne peut pas tenir la main tlans un jet de vapeur à 100"* qui sort par un orifice percé dans une chaudière, tandis qu'un courant de vapeur à plusieurs atmosphères ne fait éprouver qu'une sensation de chaleur très-supportable. Ce phénomène, qui parait paradoxal, est une conséquence nécessaire de la dilatation que la vapeur éprouve à sa sortie dans l'air, dilatation qui est d'autant plus grande que la tension de la vapeur dans la chaudière est plus forte, et qui est nécessairement accompagnée d'un plus grand abaissement de température. Ce phénomène avait été observé depuis longtemps par tous le» physiciens qui ont employé les marmites de Papin ; il a été confirmé par M. Perkins et par Clément.

1131. Dispositions des soupapes de sûreté. — Les soupapes de sûreté sont, comme nous l'avons déjà dit, des plaques en métal, fermant une ouverture communiquant avec la partie supérieure de la chaudière. Pour les diriger quand elles se soulèvent et pour les forcer à retomber dans leur position primitive, on peut les guider de diverses manières. Quelquefois elles portent à la partie inférieure un cylindre creux, ouvert en bas, percé de plusieurs larges ouvertures qui permettent à la vapeur de s'écouler latéralement, et d'un diamètre un peu plus petit que celui de la tubulure dans laquelle il est engagé. Le plus souvent le guide est formé de trois nervures ayant un axe commun, dont les bords glissent contre les parois de la tubulure sur laquelle s'appuie la soupape. Enfin, elles sont quelquefois munies à la partie inférieure d'une tige d'un petit diamètre, qui passe dans un ou plusieurs anneaux fixes, qui servent de guides.

Dans tous les cas, les surfaces en contact avec les bords supérieurs de la tubulure ont toujours une petite étendue. D'après les ordonnances, la portée de la soupape sur son siège ne doit pas dépasser le trentième du diamètre, et ne doit jamais être supérieure à 0'",002.

Les soupapes de sûreté ne devraient jamais être faites en fonte ; le bronze doit être préféré dans tous les cas. Elles reposent généralement sur leur siège par une partie plane. On doit éviter les soupapes coniques qui sont sujettes à l'adhérence.

Il est utile de ménager au-dessus du chapeau des soupapes une partie carrée ou hexagonale, au moyen de laquelle on puisse facilement les roder sur leur siège, lorsqu'elles laissent fuir la vapeur,

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