CHAPITRE V. — ALIMENTATION DES CHAUDIÈRES A VAPEUR
vapeur pénètre dans le ballon R ; la soupape I se ferme et la soupape Y s'ouvre sous la pression de Teau qui s'écoule dans la chaudière, la pression de la vapeur étant alors équilibrée ; le flotteur F descend alors et vient reposer après Técoulement complet sur le taquet inférieur de la tige /, le levier L s'abaisse sous le poids du flotteur et fait monter le tiroir G, la vapeur s'échappe de la partie supérieure du cylindre de distribution et pénètre dans la partie inférieure, le piston double m, w! est poussé vers le haut, et Toriflce d'échappement est mis en communication avec l'intérieur du ballon R par l'intermédiaire d'un petit tiroir k solidaire du double piston ; la pression de l'eau du réservoir supérieur fait ouvrir la soupape T en même temps que celle de la vapeur ferme la soupape Y; l'eau pénètre dans le ballon R, et fait monter le flotteur; quand le ballon R est plein, le flotteur agit sur le taquet e qui fait monter le levier L; le tiroir 6 s'abaisse, la vapeur renfermée dans la partie inférieure du cylindre de distribution s'échappe, et la partie supérieure se remplit de la vapeur de la chaudière, le piston double descend ; il y a alors communication entre l'orifice a et l'orifice d, et la vapeur de la chaudière pénètre dans le réservoir R, la soupape I se ferme, la soupape Y s'ouvre, et l'eau du réservoir R s'écoule dans la chaudière.
L'alimentation s'effectue ainsi régulièrement, aussi longtemps qu'on chauffe la chaudière; elle n'est pas absolument continue, mais les intermittences sont d'assez courte durée pour qu'on puisse la considérer comme telle.
1167. Pour établir un. niveau sensiblement constant, on dispose le tuyau de prise de vapeur de façon à le faire pénétrer dans la chaudière jusqu'au niveau normal que l'on veut établir; quand l'eau arrive à l'orifice inférieur de ce tuyau, l'appareil modère sa marche dont l'allure se règle sur la dépense de la chaudière.
Si la prise de vapeur se faisait sur le haut de la chaudière, l'appareil n'établirait plus un niveau constant; l'alimentation continuerait de façon à remplir la chaudière, à moins qu'elle ne fût exécutée directement.
1168. En combinant l'appareil précédent avec un système qui permet de condenser la vapeur dans le ballon R, M. Macabiès alimente avec de l'eau puisée à un niveau inférieur.
1169. En employant un monte-jus placé en contre-bas de la chaudière et du bassin d'alimentation et en disposant convenablement le système de distribution pour faire arriver la vapeur dans le monte-
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jus et le faire écouler alternativement, on parvient à alimenter avec de l'eau chaude placée à un niveau inférieur à celui de la chaudière.
1170. Enfin, on a disposé un appareil spécial pour l'alimentatiOD des chaudières de baleau, fondé d'ailleurs sur le même principe que les précédents.
1171. En adaptant au levier à conlre-poids de la figure 248 un système de transmission qui met en mouvement un petit compteur N, on peut mesurer approximativement la quantité d'eau qui a été introduite dans la chaudière pendant un temps donné.
1172. M. Macabiès signale, comme appMcation possible du même appareil, l'emploi qu'on en peut faire comme monte-jus automatique ou pompe élévatoire, en mettant la soupape de refoulement en communication avec le réservoir que l'on veut remphr; la colonne de liquide qu'on pourra ainsi soulever sera celle qui mesure la pression effectuée dans la chaudièie.
1173.. Quand plusieurs chaudières devant avoir même niveau
Fij. SiO.
d'eau ou des niveaux différents doivent être alimentées par le même appareil, M. Macabiès garnit chacune d'elles d'un régulateur dit à soupape équilibrée ; cet appareil est représenté figure 250 : il se compose d'un boîte à soupape munie de deux tubulures, l'une a reçoit l'eau d'alimentation, l'autre 6 est mise en communication avec