CHAPITRE V. — ALIMENTATION DES CHAUDIÈRES A VAPEUR
tourner le levier L ; en N se voit une garniture en ganse de coton suiffée qui sert à faire le joint ; dans rintérieur du tube CD pénètre une tige terminée par une portion conique E ; cette tige peut avancer ou reculer au moyen d'un pas de vis, lorsqu'on le fait tourner par l'intermédiaire de la manivelle M ; Textrémité conique E, en pénétrant plus ou moins dans l'ajutage T, règle la sortie de la vapeur ; I est un ajutage venu à la fonte daps le corps de l'instrument et dans lequel se fait le mélange de l'eau aspirée par le tube H avec la vapeur sortant de l'ajutage T. On règle la quantité d'eau aspirée en faisant avancer ou reculer le tube CD qui ouvre ou ferme la chambre I ; en V se trouve une chambre traversée par le jet liquide et qui communique avec un tuyau de trop plein E ; un anneau S percé de trous et muni d'oreilles sert en tournant à boucher ou à déboucher des orifices pratiqués au poujrtour de la chambre Y et servant à observer la marche du jet; celui-ci pénètre dans un ajutage divergent J présentant un orifice évasé pour faciUter l'entrée du jet ; en 0 se trouve une soupape de retenue fermant le tuyau P qui communique avec la chaudière lorsque l'appareil ne fonctionne pas.
Pour mettre l'appareil en marche, on conunence par ouvrir le robinet AB, et on agit sur la manivelle M pour ouvrir légèrement l'orifice de l'ajutage T ; une petite quantité de vapeur est lancée dans l'espace 1 et par suite de sa vitesse entraîne l'air par un jeu de trompe en faisant le vide dans le tuyau H ; l'eau monte du réservoir d'alimentation et arrive en I ; aussitôt que cet espace est plein d'eau, ce qu'on reconnaît à ce que cette eau sort par le trop plein, on agit vivement sur la manivelle M à laquelle on fait faire plusieurs tours de façon à amener la quantité de vapeur suffisante ; l'eau entre alors dans la chaudière, ce qu'on reconnaît à ce qu'il ne sort point de vapeur par le trop plein ; la quantité d'eau se règle, comme nous l'avons dit, au moyen de la manivelle L ; on reconnaît que l'appareil présente une marche bien réguUère à un sifflement spécial que produit la veine en le traversant.
On peut alimenter au moyen de l'injecteur pour toutes les pressions depuis ^/j d'atmosphère (pression effective). L'élévation de température subie par l'eau dans l'injecteur varie de 12 à 50* suivant la pression dans la chaudière. La température de l'eau d'alimentation ne doit pas dépasser une certaine limite qui varie avec la' pression. Cette Umite est de :
60^^ pour 2 atmosphères 50—5 — 40—8 —
L'injecteur peut aspirer l'eau d'alimentation, mais la hauteur de l'aspiration ne doit pas dépasser l'.SO; il est bon de placer l'injecteur au niveau de l'eau dans la chaudière.
EnQn, il est nécessaire, pour éviter les pertes de charges, de donner au tuyau de prise de vapeur et à celui de refoulement un diamètre fort, d'éviter autant que possible les coudes et, dans tous les cas, de ne faire que des coudes arrondis.
1 177. M. GifTard a modifié l'appareil que nous venons de décrire pour les chaudières de mer; ce nouvel injecteur est dit à /ef renfermé: il est représenté figure 252, k est la prise de vapeur, C le
Fis. Î5Î.
tube d'aspiration de l'eau, B le tube de refoulement ; D est une glissière liée à l'ajutage divergent T et sur laquelle se trouve marqué un repère correspondant à la marche relative à la pression moyenne dans la chaudière.
Dans cet appareil, le jet se forme dans la chambre d'aspiration de l'eau et pénètre directement dans l'ajutage divergent ; avec cette disposition, il n'y a plus besoin de régler l'arrivée de l'eau qui est entraînée en quantité correspondante à la quantité de vapeur injectée et à sa pression. Dans ces conditions, l'ajutage divergent pourrait être fixe, si n'était le nettoyage; cependant on préfère conserver le moyen de le régler à l'aide d'une manivelle spéciale qui sert à le placer dans la position qui convient le mieux à la pression normale de la chaudière. La température maximum de l'eau injectée parait être la même pour cet injecteur et pour le précédent. Outre l'avantage qu'a cet injecteur de ne point exiger de réglementation lorsque la pression dans la chaudière vient à changer, il en présente un autre au point de vue des machines marines, qui est de ne point introduire d'air dans la chaudière, air qui nuirait à la condensation.
1178. M. Bouvret a modifié tout récemment l'injecteur de façon à