‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 54 sur 283 · CHAPITHE VI. — APPAREILS POUR SÉPARER L'EAU ENTRAÎNÉE · texte numérisé non relu

CHAPITHE VI. — APPAREILS POUR SÉPARER L'EAU ENTRAÎNÉE

près cela, que les quantités d'eau entraînées mécaniquement sont considérables et qu'elles varient entre des limites assez étendues. Ces expériences ont été faites en déterminant le poids de Teau consommée dans un certain parcours, et en comparant ce poids à celui de la valeur consommée d'après les dimensions des cylindres, la détente et le nombre des coups de piston. Il est évident que ces nombres comprennent les fuites et les diverses condensations ; ils doivent être considérés comme des maximums. Pour les machines de manufactures, ces nombres doivent être considérablement réduits.

On a proposé et essayé plusieurs moyens de débarrasser la vapeur de Teau liquide qu'elle contient; nous les indiquerons successivement.

1196. On a d'abord fait communiquer l'orifice par lequel la vapeur doit sortir de' la chaudière avec un tuyau de même diamètre, horizontal, occupant dans la chambre de vapeur toute la longueur de la chaudière, et percé à sa partie supérieure d'un grand nombre d'orifices dont les diamètres vont en croissant à mesure qu'ils s'éloignent de l'orifice de sortie, et dont la somme des airs est au minimum égale à la section du tuyau. Par cette disposition, la prise de vapeur se fait dans toute la longueur de la chaudière ; l'abaissement de pression ayant lieu dans une grande étendue, l'ébullition est beaucoup moins tumultueuse, et il doit y avoir beaucoup moins d'eau entraînée que dans les dispositions ordinaires. Cet appareil, imaginé par M. Ewbank, a donné de bons résultats.

4197. On a proposé ensuite d'établir la prise de vapeur à l'extrémité d'un tuyau qui circulait sur le fond de la chaudière et communiquait ensuite avec la tubulure de sortie ; l'orifice était surmonté d'une soupape que l'on rapprochait convenablement de cet orifice au moyen d'une tige à vis passant à travers une boite à étoupe. Par cette disposition, l'orifice d'entrée de la vapeur dans le tuyau pouvant être plus petit que la section du tuyau, la vapeur, en y entrant, éprouve une dilatation qui produit la vaporisation de l'eau entraînée à l'état liquide ; la vapeur se réchaulTe en parcourant la partie inférieure du tuyau, et peut sortir sensiblement saturée et sans eau.

1 198. On peut aussi dessécher la vapeur en la chauffant au moyen de la chaleur de l'air brûlé à la sortie des carneaux ; il est possible de vaporiser ainsi la totalité de l'eau entraînée, mais en général il restera une certaine quantité d'eau, ou bien la vapeur sera surchauffée. M. Sorel proposa en France, bien avant qu'on l'eût essayée en Amérique, de diviser la vapeur en deux courants : l'un des deux tra-

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verse ua seqtentin dans lequel la vapeur est surchaufltie, et arrive ensuite dans un récipient où il se mélange à l'autre courant. On peut ainsi régler par àea robinets les proportions de vapeur saturée et surchaufTée. Ce moyen est compliqué k cause de l'appareil de surchauffement, et jusqu'à présent il n'a été employé que dans quelques essais.

i 1 99. Une disposition assez efficace consiste {fiff. 258) en un vase de fonte, de tôle ou de cuivre, renfermant de l'eau jusqu'à une certaine hauteur, dans lequel la vapeur est amenée par un tuyau AB, qui se prolonge verticalement dans le vase jusqu'à 20 ou 30 centimètres du niveau de l'eau, et d'où elle sort ensuite par un tuyau CD qui s'ouvre sur le couvercle. Les globules d'eau renfermés dans la vapem-se précipitent dans l'eau du vase et y restent, tandis que la vapeur s'échappe presque sèche. Un niveau d'eau fait connaître au chauffeur la hauteur du liquide dans le vase, et un tube qui retourne à la chaudière permet de n'y laisser que la quantité convenable.

Fig. 158. Fig. US».

(200. On pourrait rendre l'appareil plus simple et diminuer le refroidissement, en plaçant le vase de projection d'eau en partie dans la chaudière, comme l'indique la figure 259. Il faudrait alors percer la partie inférieure du vase d'un certain nombre d'oriQces, pour que le niveau de l'eause maintint sensiblementle même que dansla chaudière. Diverses variantes de cette disposition ont été employées.

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