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CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR

de fuites, trop de pertes de chaleur par la voûte qui enveloppe les tubes; aussi ne s'est-elle nullement répandue.

1333. Cette idée d'une chaudière uniquement formée (le tubes d'un petit diamètre contenant Teau à vaporiser a été reprise par divers inventeurs qui n'ont pas complètement évité Jes inconvénients de la chaudière du baron Séguier ; on rencontre un grand nombre de systèmes fondés sur ce même principe, tels sont : la chaudière Belleyille, formée de tubes horizontaux, la chaudière Root, formée de tubes inchnés ; la chaudière Griffith, aussi à tubes inclinés, mais présentant des réservoirs d'eau et de vapeur; la chaudière Hédiard, formée de petits bouilleurs surmontés de réservoirs d'eau et de vapeur; dans toutes ces chaudières les tubes ont de 0°,06 à 0,10 de diamètre ; dans la chaudière Howard, les tubes sont verticaux et ont 0°,23. Dans la chaudière Harrisson, les éléments tubulaires sont formés de sphères en fonte de 0",20 de diamètre extérieur et de 0",009 d'épaisseur et réunies au moyen de boulons qui les traversent. Ces chaudières sont généralement connues sous le njom d'inexplosibies, parce qu'il n'est pas probable que tous les tubes viennent à rompre en même temps, quoique cela puisse arriver simultanément à un certain nombre d'entre eux, et que d'autre part des tubes d'un petit diamètre sont plus résistants que des cylindres de grand diamètre.

Il faut observer qu'en cas de rupture sur un seul point, la chaudière se viderait nécessairement par l'ouverture produite, et quelque réduit que soit le volume de l'eau qu'elle contient, si la chaudière se trouve dans im lieu fermé, il peut en résulter des accidents de brûlures mortelles par suite de la vaporisation instantanée, rendue d'autant plus affective que le poids de la chaudière est plus considérable par rapport à celui de l'eau qu'elle renferme.

D'ailleurs, le volume d'eau en général n'est pas aussi réduit qu'on pensait pouvoir le faire à l'origine. Cette réduction du volume d'eau enfermé dans des tubes étroits avait non-seulement pour but l'inexplosibilité, mais encore l'augmentation relative de la surface de chauffe, ce qui promet une prompte mise en vapeur ; ce dernier résultat est d'une utilité bornée à quelques cas particuliers et n'a pas d'intérêt au point de vue de l'économie du combustible. Sgus ce dernier rapport, ces chaudières, qui sont à foyer, extérieur, ne peuvent faire mieux, quand toutefois elles sont agencées aussi bien que possible, que les autres chaudières également à foyer extérieur, égaler ment bien conditionnées.

A Torigine des chaudières en tubes, on comptait obtenir, à défaut du volume d'eau, la régularité de pression et d'émission de la vapeur, conditions si nécessaires à un bon travail manufacturier, au moyen d'un système d'alimentation parfaitement réglé et régulier ; mais par suite des difficultés et de la fréquente insuffisance que présente ce moyen, on en est arrivé peu à peu à ne pas composer ces chaudières uniquement de petits tubes ; on y a ajouté des bouilleurs, des réservoirs d'eau et de vapeur, afin de se rapprocher des condi-

' tiens des autres chaudières ; ajoutons que les chaudières en tubes sont sujettes à des réparations fréquentes et que leur surface de chauffe est souvent insuffisante.

Maintenant que l'on sait faire les chaudières et que l'on sait s'en servir, les explosions sont rares ; d'ailleurs aucun système n'est à Tabri des accidents qui résultent toujours de l'insuffisance de Tentre-

. tien ou de la négligence du chauffeur ; la chaudière en tubes est sujette à fournir de la vapeur chargée d'eau, mais moins cependant que la chaudière Field, surtout depuis les additions qu'on y a faites; elle peut fournir une prompte mise en vapeur et occupe moins de place qu'une chaudière à bouilleurs ; ces derniers avantages peuvent, dans certains cas déterminés, les faire préférer aux chaudières ordinaires.

1334. Dans la plupart des chaudières dont nous avons parlé, l'air brûlé circule dans des carneaux horizontaux ou verticaux ; et, dans le dernier cas, le mouvement est dirigé de bas en haut. Mais on utiliserait beaucoup mieux les surfaces de chauffe en faisant mouvoir l'air brûlé de haut en bas, attendu que, quand l'air brûlé s'élève, il peut ne s'étendre que dans une partie du canal, et que, quand il marche en sens contraire, il se répartit uniformément dans toute la section du canal.

1335. On a essayé de supprimer complètement les carneaux qui font circuler les gaz chauds autour des bouilleurs et de la chaudière ; celle-ci est alors suspendue dans une enceinte en maçonnerie ; l'orifice de sortie de l'air brûlé est au niveau de la grille. Par cette disposition, les gaz, en sortant du foyer, s'élèvent verticalement, s'étalent autour des surfaces de chauffe supérieures, et descendent progressivement en se refroidissant jusqu'à l'orifice d'écoulement. Il parait qu'on a obtenu ainsi à peu près les mêmes résultats qu'en forçant les gaz à circuler plusieurs fois autour de la surface du générateur,

1336. M. Grar, de Yalenciennes, a imaginé, comme nous l'avons

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