‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 92 sur 283 · CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR

(fArmengaud^ t. lY). Deux bouilleurs fort écartés entre eux sont réunis par de très-courtes tubulures, et ils portent, placée entre eux et le corps de chaudière, une cloison en briques qui achève ainsi de fermer le premier cameau. La partie inférieure du corps de chaudière et les 2/3 environ de la surface des bouilleurs étaient en parement dans ce cameau. La fumée, après ce premier parcours, se partageait en deux courants, chacun dans un cameau oà se trouvaient en parement Tun des flancs de la chaudière et la surface du bouilleur correspondant. Ce modèle, quelquefois employé à celte époque, ne donna pas à Cave d'aussi bons résultats que certains autres, parmi lesquels ne figurait encore aucun système tubulaire. On ne le rencontre guère maintenant, car on lui préfère les modèles des figures 281, 274 et 277.

1339. Cette disposition a été reprise en Belgique, par M. Paul Havrez,mais en donnant aux corps de chaudière et aux bouilleurs de plus grands diamètres. Ce. modèle a été appUqué dans quelques charbonnages de ce pays ; il n'a pas de faisceaux tubulaires dans les bouilleurs latéraux comme dans le tracé Holcroft et Boyle ; il occupe donc plus de place que ce dernier pour une même surface de chauffe.

Diverses objections ont été faites au système en lui-même, lequel, du reste, ne saurait être supérieur h une chaudière à bouilleurs bien conditionnée.

1340. Les combinaisons de corps ou de chaudières accolées n*ont eu originairement pour but que d'obtenir de grandes surfaces de chauffe, en n'employant que des corps de chaudière d'un faible diamètre, afin d'éviter les fortes épaisseurs de tôle auxquelles les règlements assujettissaient les chaudières de grand diamètre. La question a perdu de son intérêt depuis que le nouveau décret ne fixe plus l'épaisseur réglementaire des tôles et que d'autres formes et dispositions ont surgi.

134i. M. Boutigny, d'Évreux, à qui on doit beaucoup d'expériences intéressantes sur l'état sphéroîdal des Hquides, a présenté à l'Exposition universelle de 1855 un nouveau système de générateur,, fondé sur un principe complètement opposé à toutes les idées admises. Cet appareil se compose dun cylindre vertical, terminé à la partie inférieure par une calotte sphérique, à la partie supérieure par un couvercle boulonné, sur lequel sont placés le tuyau d'alimentation,, celui d'écoulement de la vapeur, la soupape de sûreté et le manomètre. Dans l'intérieur de la chaudière se trouvent cinq diaphragmes Péclet. n. *1

horizontaux, d'un diamètre peu différent de celui de la chaudière, et percés d'un grand nombre de trous. L'eau d'alimentation tombe au fond du cylindre en traversant les diaphragmes, mais elle ne doit pas s'y accumuler ; un tuyau spécial est destiné à évacuer celle qui y arriverait. Le cylindre est placé au-dessus du foyer, et les gaz circulent autour de sa surface. Ainsi l'évaporation a lieu au moyen de la chaleur rayonnée par la surface de la chaudière, et qui est absorbée parles petites veines d'eau dans leur chute et par la surface des diaphragmes. 11 est évident que, rien ne limitant la température de la chaudière, elle peut atteindre sans obstacle celle qui correspond à la rupture ; il suffit, pour cela, que l'activité du foyer soit augmentée ou l'écoulement de la vapeur diminué. D'ailleurs, il est bien constaté par expérience, depuis qu'il existe des chaudières à vapeur, que les surfaces intérieures doivent être couvertes d'eau jusqu'au point le plus élevé de la chauffe extérieure. Malgré les expériences citées dans le Bulletin de la Société d encouragement^ ce générateur ne s'est pas répandu.

1342. Chaudière à vapeur de M. Perkiîis. — M. Perkins a imaginé, il y a déjà longtemps, un mode de chauffage des lieux habités, dont nousparlerons plus loin avec détail. Ce chauffage se fait par la circulation de l'eau, à une haute température, dans un circuit fermé, composé de tuyaux de fer d'un petit diamètre; une partie du circuit est fortement chauffée, et la circulation s'établit en vertu de la différence de densité des deux parties du circuit réunies au point le plus bas et au point le plus haut. Cet ingénieur a employé le même moyen pour chauffer l'eau d'un générateur. Pour avoir une idée nette de l'appareil de M. Perkins, imaginons un tube de fer de 0",012 de diamètre intérieur, tourné en hélice dans un foyer, et une hélice semblable dans une chaudière pleine d'eau, placée à côté ; supposons que les parties supérieures et inférieures des hélices communiquent par des tubes de même diamètre, et enfln qu'à la partie supérieure du circuit il y ait un cylindre d'un plus grand diamètre, hermétiquement fermé, dans lequel s'effectue la dilatation de l'eau quand elle est échauffée. 11 est évident que, les deux hélices étant pleines d'eau, quand le foyer sera en activité, l'eau circulera dans le circuit ; elle prendra de la chaleur dans le foyer, pour la porter dans la chaudière. Si le foyer consomme une quantité suffisante de combustible, et si les surfaces des tuyaux d'absorption et d'émission ont une assez grande étendue, le générateur pourra produire telle quantité de vapeur que Ton voudra. Dans l'appareil construit par M. Perkins, il y

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