CDAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
pendant le chauffage et dans le reste de Tannée : il est important de remarquer qu'en supposant que les températures de Thiver s'écartent,de &**, en plus ou en moins de la température moyenne, c'està-dire que les valeurs de 0 soient de 12 ; 6, et 0, l'air appelé étant toujours à 15% les vitesses d'écoulement sont proportionnelles aux nombres 0,89 ; 1 ; 1,09 et par conséquent, en consommant une quantité constante de combustible, les plus grandes variations de vitesse seraient à peu près d'un dixième de celle correspondante à la température moyenne.
2406. 2* L'air extérieur étant introduit et chauffé à chaque étage et descendant au niveau du sol pour pénétrer dans la cheminée d'appel, — Ce cas se rencontre dans les prisons cellulaires et dans les hôpitaux. D'après ce que nous avons dit ci-dessus et au n* 548, en supposant la température intérieure constante, et en négligeant l'effet résultant des mouvements de l'air chaud en sens contraire à chaque étage, on aura
> gg«(i + a») H(a?+ 15 — 6) (\ + ioq) — H^(i?) ~ 6) [\ -ira{x-^{^)]
~"(1+R)(i 4- 15tt) ' [l-|-a(aj+lo)p
H étant la hauteur de la cheminée d'appel, et H' celle du canal de descente. On voit, d'après cette formule, que, quand la valeur de ô change, les deux termes du second facteur varient dans le même sens, et par conséquent que, si l'on brillait une quantité constante de combustible dans le foyer, les variations de vitesses seraient plus petites que celles du premier terme seul, qui sont à peu près d'un dixième, comme nous venons de le voir. En prenant H = 30" ; H' = 8", pour des températures extérieures égales à 0**, 6^, 12'', les vitesses sont proportionnelles aux nombres 1, 07 ; 1 ; 0,92; ainsi, en brûlant une quantité de combustible constante dans le foyer, la ventilation nevaKerait que de 14 à 18 centièmes en plus ou en moins de celle qui correspond à là température moyenne extérieure, (l'uniformité de l'excès de température de l'air dans la cheminée sur l-air extérieur pourrait être constatée par un thermomètre différentiel (6S6), ou par un manomètre multiplicateur qui indiquerait la dépression au bas de la cheminée.
Pendant les mois de l'année où le chauffage est suspendu, le second terme de la formule disparaît, et on retombe dans le cas que nous avons examiné d'abord (2403).
2407. Quant au rapport de la valeur moyenne de x dans les deux parties de Tannée, elle s'obtiendra par l'équation
â06 LIVRE XY. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.
H(a+|5 — 6)(<+6a) H'(i5 — 6) (i +6a) __ H(g*+I5— <0)(<+lfia) [1 + a{x + 15)1» (1 + 1 5a) [1 H- a(x + 45]] [i + a[x -h 15J]»
(1 + loa)(l +a(aî' + 45).
En prenant a:= 20,H=30,ir = 8, on a ar' = 28M3. Alaprison Mazas, qui se trouve dans les conditions que nous avons supposées, il résulte des expériences de plusieurs années que, pour obtenir la même ventilation pendant les mois de chaufTage et dans le reste de Tannée, les consommations moyennes des combustibles sont 20 et 23 kilogrammes ; et, comme Taccroissement de température en hiver est à peu près de 20% on a a:' = 25"" ; le calcul donne 28'' 13, m^is la différence des tirages pour ces deux excès de température est très-petite, car ces vitesses sont proportionnelles aux nombres 24 et 25. Il est important de remarquer que la valeur de H' est nulle pour le rez-dechaussée ; qu'elle est égale à la hauteur d'un étage pour le premier et de deux étages pour le second ; mais il faut prendre la plus grande valeur de H', attendu que l'uniformité de la ventilation ne peut s'effectuer qu'en restreignant par des registres là ventilation des étages qui offrent le moins de résistance.
2408. 3°Z»'air extérieur étant introduit et échauffé à chaque étage ^ et $^ échappant par une cheminée placée dans les combles. — C'est une disposition appliquée par M. Duvoir-Leblanc dans plusieurs hôpitaux. L'air froid arrivant de l'extérieur s'échauffe en passant dans des poêles à eau chaude, gagne la partie supérieure de la salle et redescend, au niveau du plancher, pour s'écouler par les orifices inférieurs des cheminées partielles, qui le conduisent à la cheminée des combles. Dans ce cas, comme dans le précédent, on peut négliger les charges qui correspondent aux deux premiers mouvements de l'air, et alors la vitesse d'écoulement résulte des effets produits dans les cheminées partielles des salles et dans la cheminée des combles ; elle est alors représentée par la formule
, 2ga{\ + ge) H(a;+ 15 — 6) (1 + <5a) 4-H745 — 6) [i +fl(a?-h 45)] "" -' (4 + R; (4+45a) ' [4 + a(x + 45,]»
H étant la hauteur de la cheminée et H' celle de l'étage supérieur, car, ici comme dans le cas précédent, l'uniformité de ventilation exige que l'on règle avec des registres la ventilation sur celle de l'étage pour lequel la puissance de la cheminée est le plus faible. On voit, à l'inspection de la formule, que, quand 0 varie, les deux termes de la valeur de t; diminuent tous les deux, et comme ils s'cyoutent,