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CHAPITRE V. — CHAUFFAGE DES BAINS

fage le prix de Teau fournie par la ville, soit 0 fr. 05 par bain, les frais de personnel, le loyer et les impositions, Tentretien du matériel un bain revient à 0 fr. 47.

2089. Une disposition de chaudières qui me parait convenable est celle qui a été indiquée (2032). Seulement il serait avantageux de diviser la chaudière en deux parties ; la partie horizontale fournirait de la vapeur ou de Teau bouillante, et la partie verticale servirait à échauffer Teau froide du réservoir. Beaucoup d'autres combinaisons pourraient être employées pour abandonner Tair brûlé à une température peu élevée en produisant le tirage avant ou pendant le chauffage ; dans toutes, une condition importante à remplir consiste à diminuer autant que possible le refroidissement du fourneau pendant la nuit.

2090. Dans un des bains établis sur la Seine on remarque un appareil destiné à élever l'eau et qui fonctionne sans dépense de combustible depuis un grand nombre d'années. C'est une machine dans laquelle la vapeur presse directement sur le liquide pour l'élever ; elle consomme beaucoup plus de vapeur, pour produire le même effet, que les machines à piston, mais comme toute la vapeur employée pour monter le liquide sert en même temps et en totalité à réchauffer, il est presque indifférent d'en consommer une plus ou moins grande quantité.

209i . Les ligures 531 et 352 représentent la disposition de l'appareil dont il est question. A est un réservoir en cuivre exactement fermé ; sa partie inférieure communique par un tube avec la partie supérieure d'un cylindre B, garni d'une soupape s'ouvrant de bas en haut et audessous de laquelle se trouve le tube d'aspiration. Le môme vase A communique avec la partie inférieure d'un autre cyliadre C, également muni d'une soupape, s'ouvrant aussi de bas en haut, et au-dessus de laquelle se trouve un tube E destiné à conduire l'eau dans un réservoir supérieur. Sur le couvercle du vase A, sont fixés deux tubes, garnis des robinets a et 6, et communiquant, l'un avec le réservoir d'eau supérieur, et l'autre avec une chaudière à vapeur. Sur le tuyau F est ajusté un petit tube ouvert à son extrémité et garni d'un robinet c. Le vase A renferine un flotteur H plus léger que l'eau et d'un diamètre peu différent de celui du vase ; mn est un tube de verre destiné à indiquer le niveau du liquide". Voici maintenant comment on fait fonctionner cet appareil. On ouvre le robinet b qui donne accès à la vapeur, et le robinet c; après quelques instants, l'air du vase A a été expulsé et il se trouve remplacé par la vapeur ; on

ferme alors les rohinels h cl e, et on ouvre pendant quelques secondes le robinet a; la vapeur se condense, et le vase A se remplit d'eau froide par suite du soulèvement de la soupape B ; en ouvrant ensuite le robinet b, l'ean est rofoulée dans le canal d'ascension E. Le flotteur II a pour objet de diminuer la quantité de vapeur condensée à la surface de l'eau, en empêchant celte ■ïurface de se renouveler par l'agitation.

Cet appareil , analogue à ceux qui sont connus dans les fabriques de sucre sous le nom de monte-pis, exige une manœuvre assez compliquée, qu'on a cherché à éviter en faisant ouvrir mécaniquement les robinets par différents moyens. Manouryd'Ectot a fait construire, il y a longtemps, à l'abattoir de Grenelle , une machine dans laquelle les mouvements des robinets a et 6 étaient produits par les variations de dilatation qu'éprouvaient deux tiges, l'une de fer, l'autre de Fia bh\ et Loi cuivrc , placéos dans l'inlé-

rieur du vase, lorsqu'il était plein (le vapeur ou d'eau froiile. L'appareil était disposé comme celui que nous venons de décrire : un tube de fer était fixé sur les bords d'un orifice percé à la partie inférieure du vase, et s'élevait près de sa paroi jusqu'à son sommet ; il renfermait une tringle de cuivre plus longue, fixée à sa partie supérieure, et qui dépassait l'extrémité inférieure, en sortant du vase; l'extrémité libre de cette tringle agissait à l'aide de plusieurs leviers sur les clefs des robinets à eau et à vapeur, "^ de manière à les ouvrir et à les fermer aux moments convenables. J'ai vu marclier cet appareil ; il fonctionnait, mais avec embarras, et exigeait beaucoup de surveillance. 2092. M. Gengeinlire a fait construire les machines des bains

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