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CHAPITRE 'm. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION

heure serait de 7870 . 16,23 -f*3770 . 23 =: 190830 calories qui, en supposant un eifet utile de oOOO unités par kilogramme de houille, correspondent à SS*", par heure moyenne de chauffage; alors, pour huit heures de chauffage réel et une perte équivalente pendant les interruptions, la quantité moyenne de combustible consommé par jour serait de2 . 8 . 38 = 608^ qui, à raison de 4 fr. les 100'' de houille, prix maximum à celte époque, élèverait la dépense de combustible à 24^32 ; et cette somme est même trop élevée, parce que les dépenses sont faibles les jours fériés, que les pièces ne sont maintenues aux températures indiquées que quand elles sont occupées, que la conductibilité des murailles est diminuée parles boiseries et les tapisseries, et celle des vitres par les rideaux. Ainsi la somme accordée à Tentrepreneur était bien suffisante pour les frais de chauffage, le salaire du chauffeur, et le bénéfice qu'il devait retirer de son entreprise. La somme demandée pour la ventilation d'hiver pendant les séances était fort élevée, car, en supposant une séance de 4 heures, le volume d'air chaud serait de 16"* chauffés moyennement de 9% ce qui correspond à 16000 . 1,3 . 9 . 0,24 = 44928 calories ou à peu près à 9' de houille ou à 9 . 0,04 = 0^36, et Tentrepreneur demandait o francs. Le prix de la ventilation d'été était aussi fort exagéré, car avec la somme de 10 francs qui correspondait à 2S0'' de houille, les 16000 mètres cubes d'air auraient pu être échauffés de plus de oOO" dans la cheminée d'appel ; or, en admettant que la cheminée eut seulement 1""' de section, la vitesse d'écoulement serait de 4000 : 3G00 = l",ll ; et en supposant que la cheminée eut seulement 4" de hauteur, que l'air de la salle fût à 1.^**, l'accroissement de température dans la cheminée serait à peine de 20°. Quant à la proposition relative au refroidissement de l'air, il aurait fallu savoir à quel degré l'air extérieur aurait été amené et les moyens qui auraient été employés.

2622. Le projet de M. Duvoir-Leblanc, modifié par la commission, a été accepté : les appareils ont été construits; mais, n'ayant pas eu l'occasion de suivre depuis la marche des appareils installés, je citerai le rapport d'une commission nommée par le gouvernement belge, pour étudier les différents systèmes de chauffage et de ventilation établis en France. Cette commission était composée de M. Lacambre, ingénieur, et de M. Désiré Limbourg, architecte. Voici ce qu'on lit à la page 12 de leur rapport :

« Par ce système, tel que Duvoir-Leblanc l'a établi au palais du Luxembourg (Chambre des pairs), au palais du quai d'Orsay, à l'hos- PRci ET. m. * 20

pice de Charenton, à Téglise de la Madeleine, etc., il existe des récipients d'eau d'une capacité remarquable, de sorle qu'on emploie un volume d'eau considérable (à la Chambre des pairs il est de 70000 litres), ce qui rend le chauffage lent et susceptible de peu de variations ; inconvénient grave pour des locaux qui ne doivent être chauffés que quelques heures de la journée. Ces masses d*eau, élevées à la température de 120 à 140** centigrades, peuvent donner lieu à des dangers, bien que tous les appareils soient essayés, avant leur placement, à une forte pression. S'il arrivait un accident, il serait d'autant plus grave que, la plupart des poêles communiquant entre eux, il eu résulterait de grandes fuites d'eau bouillante, dont une partie se réduirait immédiatement en vapeur. A ces défectuosités évidentes nous devons en ajouter d'autres, qui consistent principalement : 1° dans la grande pression exercée sur les générateurs, qui, dans certains moments, s'élève à plus de 4 atmosphères; 2° dans la mauvaise répartition des tubes afférents, qui ne distribuent pas uniformément la chaleur dans chaque pièce, ce qui cause, tantôt un excès de chaleur dans une pièce, tandis que dans une autre il y a quelquefois absence complète de dégagement de chaleur; 3" dans l'économie mal entendue de l'emploi de l'air chauffé au contact de la chaudière et dii fourneau pour le chauffage de Thémicycle de la Chambre des pairs et de la salle du conseil au palais d'Orsay, qui dégage, comme dans les appareils à air chaud, cette odeur insalubre, provoquant actuellement, de la part de MM. les membres de notre Chambre des représentants, des plaintes justes et méritées; 4° dans l'absence des dispositions convenables pour interrompre h volonté le chauffage de certaines pièces, sans déranger le chauffage des autres pièces; 5" enfin, dans le mauvais effet des poêles à eau chaude, par suite de leur forme lourde et désagréable, et de la place qu'ils occupent. Ces défauts, du reste, nous ont été signalés par M. le duc Decazes, grand-référendaire de la Chambre des pairs, qui a bien voulu nous faire connaître qu'en somme, messieurs ses collègues n'étaient pas satisfaits du chauffage actuel, et que la détermination a été prise de faire exécuter, pendant les vacances prochaines, les travaux nécessaires pour parvenir à faire disparaître les défectuosités dont il s'agit, et ramener ce chauffage au degré de perfection désirable. » Plus loin, à la page 22, on trouve ce qui suit: « Quant à la ventilation d'été, qu'on est occupé de rétablir (on la modifiait, lors de notre visite au palais), elle a lieu au moyen d'un foyer placé au-dessus de la salle, dans le comble morne du bàliment. Ce fover

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