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CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES PRISONS

dans 68 cellules du rez-de-chaussée et du premier étage. Toutes les expériences ont été faites dans des cellules inhabitées, car à cette époque la prison n'était pas encore occupée. A cette époque les* prises d'air étaient extérieures. Voici les résultats moyens des. 960 observations consignées dans ces tableaux ; les observations ont été faites dans 17 cellules de chaque étage et de chaque côté, à dir heures du matin et à quatre heures du soir.

BEZ'DE-CHACSSâe. — TBMPÉnATURBS MOYENNES DES CELLULES.

Côté ganche :

Côté droit :

PREMIER iTAGE. — TEMPÉRATURES MOYENNES DES CELLULES. ^

Côté gauche :

Côté droit :

Le même jour à la même heure, les températures d'une mêmerangée de cellules différaient très-peu les unes des autres.

Il résulte de ces expériences que par un chauffage continu d'un petit nombre de jours, on a élevé la température des cellules du rezde-chaussée à lO"" 50 et 20'' 72, et pour le premier étage à 20° 94 et 20"" 31 . Les différences qu'on observe entre les cellules du rez-dechaussée et celles du premier étage proviennent de ce que^ pour les premières il y a une perte de chaleur par le sol qui n'existe pas pour les secondes. Les différences entre le côté droit et le côté gauche proviennent de l'orientation du bâtiment. La température moyenne extérieure pendant la durée des expériences a été de V 5.

2812. Tableau C. — Ce tableau contient les résultats des expériences faites dans les caves de ventilation qui correspondent à chaque bâtiment, dans le courant de Thiver 1849-1850. Il résulte de ces expériences que pour une consommation de 13^,50 de houille, par heure, dans le foyer d'appel, on a expulsé 14800 mètres cubes d'air par heure ; que pour une consommation de 22^,33 de houille dans le même temps, la ventilation s'est élevée à 24700 et 30900 mètres cubes ; que pendant l'été 1850, à l'époque des plus grandes chaleurs, pour une consommation de 20 kilogrammes de houille à l'heure, la ventilation a varié de 22900 à 25000.

2813. Tableau D. — Ce tableau renferme les résultats des expériences de ventilation générale faites dans le courant de l'hiver 1850- 1851, dans les mêmes circonstances que Thiver précédent. Il résulte de ces expériences : 1 "" que la ventilation s'est élevée à 29200 mètres cubes avec une dépense de 20 kilogrammes de houille à l'heure dans le foyer d'appel ; 2'' que réchauffement de la cheminée des générateurs n'a que très -peu d'influence sur la ventilation générale» car après une interruption de chauffage de vingt-quatre heures, la ventilation a été de 28200 mètres cubes au lieu de 29200, c'est-àdire moindre seulement de 1 : 29 de ce qu'elle était la veille quand les chaudières étaient en activité ; 3*" qu'en réduisant la consommation du foyer d'appel de 20 kilogrammes à 15 kilogrammes par heure, la ventilation n'a pas sensiblement diminué, puisqu'on la trouve comprime entre 28100 et 31500 mètres cubes ; 4"" que l'activité du foyer d'appel n'a pas une influence immédiate sur la ventilation, et que pour des variations assez grandes dans l'activité de la combustion il ne se produit que de faibles différences dans la ventilation, car en laissant tomber le feu presque complètement, on a eu pour la ventilation à deux heures d'intervalle 25800 et 24700 mètres cubes par heure ; 5"* qu'en éteignant complètement le feu du foyer d'appel, en retirant le charbon et laissant passer l'air froid par la 'porte et la grille pour refroidir davantage le fourneau, on a encore obtenu 21500 mètres cubes de ventilation par heure, une demi-heure après l'extinction du feu, et 16500 mètres cubes une heure et demie après. La faible influence de la cheminée des générateurs provient de ce que la fumée n'y arrive qu'à une température peu élevée à cause du refroidissement qu'elle éprouve en circulant sous les plaques de fonte de la galerie centrale. L'influence également très-faible d*une variation de consommation de combustible dans le foyer d'appel, et dans 1 activité du foyer, provient de ce que le tirage d'une cheminée varie très-peu par des accroissements même très-grands de température de l'air. Enfin le faible décroissement de tirage après l'extinction du foyer, provient de la chaleur renfermée dans la maçonnerie et de l'excès de la température des bâtiments sur la température extérieure.

2814. Tableaux E et F. — Ces tableaux renferment les résultats des expériences faites sur la température des cellules pendant l'hiver 1850-1851, dans les six bâtiments, pendant le mois de décembre 1850, tous les jours, et à différents moments de la journée, dans les mois de janvier, février et mars 1851. Ces tableaux, qui contien-

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