CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE liT ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX
que la mesure de la ventilation dans la cheminée d'appel ; et celle-ci n'est nullement en rapport constant aok dm» *es localités différentes, soit à des époques différentes dans le même lieu, avec la ventilation effective et utile. Il donnerait la ventilation apparente et non la ventilation réelle.
2880. La ventilation des pavillons de M. Léon Duvoir , estimée par malade et par heure, en la déduisant du volume total d'air écoulé par la cheminée d'appel que l'on divise par le nombre des lits, a toujours été pendant l'essai supérieure aux 60 mètres cubes exigés par le marché; le résultat de cette division a oscillé entre 64 et 92 mètres cubes.
La ventilation déduite, au contraire, du volume d'air entrant dans les salles par les orifices des poêles, qui sont les entrées régulières et utiles de l'air neuf, a été en général, et en moyenne, comprise entre 45 et 50 mètres cubes par malade.
L'évacuation par les ventouses, ou gaines de sortie d'une même salle, a présenté de très-grandes inégalités, même à des instants très-rapprochés : l'écart maximum a été de 40 à 110.
2881. Ainsi les chiffres moyem de 45 à 50 mètres cubes, indiqués tout à l'heure, ne représentent pas encore réellement ce que chaque malade reçoit de ventilation : il y en a qui reçoivent beaucoup moins que le minimum voulu et d'autres beaucoup plus.
2882. Toutefois, la Commission, s'en tenant au système des moyennes, a été d'avis que l'appareil de M. Léon Duvoir était capable de produire, sous le rapport du chauffage et de la ventilation, les effets prescrits par )e marché, mais en appliquant le chiffre de la ventilation au volume d'air expulsé par la cheminée d'appel et non au volume d'air neuf venant réellement à travers l'appareil lui-même.
Il n'y a pas eu d'expérience sur la ventilation d'été, pendant les mois de chaleur.
2883. Des expériences plus déluillées et plus nombreuses que celles de la Commission se trouvent dans une étude comparative des deux systèmes établis à Lariboisière ; ce travait fut fait en 1851-55 par M. Grassi, pharmacien en chef de cet établissement, pour passer sa thèse au doctorat en médecine (1).
(1) Depuis rimpressien de la dernière édition de cet ouvrage, d'autres expériences ont été faites à Lariboisière ; elles ont soulevé des discussions relatives aux avantages et aux inconvénients des deux systèmes : l'appel et la pulsion. Le dernier système, étant venu à rencontre d'opinions toutes faites et de positions prises ne fut pas toujours accueilli très-favorablement. >;ous ruitumerons les résultats de ces expériences diverses.
Il est facile de se convaincre, à la lecture, que les expériences de M. Grassi ont été exécutées avec beaucoup de soin, sans parti pris ni préventions.
Elles ont eu pour objet de mesurer les volumes d'air entrés dans les salles par les orifices des poêles, et les volumes d'air écoulés par la cheminée d'appel, en se servant des anémomètres Combes. Pour abréger, j'appellerai :
V, le volume d'air entré par heure et par malade ;
Y, le volume d'air sorti des salles par heure et par malade;
6, la température extérieure ;
/, celle de la pièce;
t\ celle de l'air dans la cheminée d'appel.
2884. Ventilation sans chauffage, — Le tableau ci-dessous donne le résultat de ces expériences.