CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX
L'air qui circule dans les quatre galeries principales et dans les galeries du pavillon des varioleux et des femmes en couches est distribué aux appareils de chauffage par des ouvertures pratiquées à la voûte de ces galeries.
3017. Les appareils de chauffage sont des poêles à eau chauffés par la vapeur ; ils sont formés de tuyaux verticaux à nervures ; les uns sont à 9 tuyaux, les autres à 5 ; les appareils à 9 tuyaux sont enfermés dans une chambre en maçonnerie de 2"%70 de long sur 0^^,98 de large ; les tuyaux ont un diamètre intérieur de 0'°,25 ; leur diamètre extérieur est de 0'*,266; les cannelures ont une saillie de O'^fOS; leur épaisseur près du tuyau est de 0",008 et, à l'autre extrémité, de 0'',002 ; il y a 48 nervures ; chaque tuyau a une hauteur totale de 3",20 ; il est formé de deux manchons cannelés réunis par un joint de caoutchouc; le premier manchon a une hauteur de l'^,20; la hauteur du second, placé au bas du tuyau, est de l'',80; chaque manchon présente à chacune de ses extrémités une partie lisse de 0",10 de hauteur, le reste de sa hauteur est occupé par les cannelures. Le tuyau est complété par deux chapeaux lisses, Tun en bas, l'autre en haut, dont la hauteur est de 0"',10; chaque chapeau çst muni d'une tubulure ayant 0",050 de diamètre intérieur et 0",080 de hauteur. Les tubulures inférieures, ainsi que les tubulures supérieures, sont rehées par un tube en cuivre rouge de O^jOS de diamètre intérieur formant une couronne allongée ; la couronne supérieure porte deux petits robinets destinés à l'évacuation de l'air ; aux deux extrémités de chaque couronne sont des tubulures destinées à relier entre eux par des tubes tous les appareils d'un même bâtiment. La circulation inférieure communique avec un vase d'expansion placé au rez-de-chaussée. Le tuyau à nervure placé au milieu et en avant des appareils de chauffage renferme, dans sa partie inférieure, un serpentin parcouru par la vapeur et destiné à chauffer Teau qui circule dans ce tuyau; ce serpentin a 4°',30 de hauteur.
3018. Quant à la chambre dans laquelle les tuyaux sont renfermés, ses parois sont formées : au fond par des poteries creuses embrassant les tuyaux de fond, et laissant entre elles et ces tuyaux un vide de 0",010 dans lequel circule l'air ; sur les côtés, d'un mur en briques creuses de 0",20 d'épaisseur, jointoyé en ciment ; en façade, d'un coffrage en tôle s'appuyant sur un poitrail en fer et qui est destiné à laisser passer de l'air froid sans contact avec les tuyaux; ce coffrage est divisé en quatre compartiments dont cinq cintrés, embrassant les tuyaux de face comme les poteries du fond, et un cinquième
plus étroit au centre , et dans lequel passe le tuyau qui amène la vapeur dans le serpentin. Le coffrage et les neuf tuyaux reposent sur des poitrails posés sur fondation en meulière à 0",80 au-dessous du sol du sous-sol. Les deux murs latéraux en briques creuses s'appuient sur ces mêmes fondations ; celles-ci formefit une chambre inférieure dans laquelle viennent déboucher deux pénétrations voûtées de 0'',40 de large sur O'^^ôO de hauteur percées dans la galerie de ventilation et amenant Tair dans l'appareil et dans le coffrage antérieur. L'air qui a traversé l'appareil ainsi que celui qui a traversé le coffrage arrivent à la partie supérieure de l'appareil dans deux compartiments spéciaux et sont lancés dans les gatnes de ventilation où ils se mélangent; en réglant au moyen de registres chacun des deux courants, on obtient la température convenable et on la maintient constante. Quand la température varie peu, au lieu d'agir sur les registres d'air, on ouvre plus ou moins la conduite de vapeur.
3019. Chaque bâtiment principal possède, en sous-sol, six appareils à neuf tuyaux et trois appareils à deux tuyaux ; les premiers desservent les grandes salles de malades, les deniers, établis d'ailleurs exactement comme les premiers, desservent les chambres d'isolement de chaque étage.
3020. Le chauffage est obtenu au moyen de quatre chaudières de 75 chevaux chacune du système Thomas et Laurens, munies de réchauffeurs et fournissant la vapeur à la fois aux machines et aux appareils de chauffage. Elles fonctionnent alternativement deux à deux pendant quinze jours ; l'alimentation se fait par les pompes alimentaires des machines au moyen des eaux de retour et, pour le surplus, par un injecteur Giffard, avec de l'eau de la Dhuys.
La vapeur est prise sur chaque chaudière au moyen d*un tuyau en cuivre rouge a de 0",10 de diamètre; ce tuyau suit la galerie en sous-sol dans un caniveau en meulière construit dans l'axe du chemin de fer, et dans lequel se trouve également le tuyau de retour ; de distance en distance, le tuyau présente une partie courbée en demicirconférence et qui permet la dilatation sans qu'il y ait besoin de recourir à l'emploi d'aucune espèce de compensateur. Ce caniveau passe sous les cuisines et vient s'ouvrir dans un autre caniveau qui lui est perpendiculaire et qui traverse l'hôpital depuis le pavillon des varioleux jusqu'à celui des femmes en couche. Dans ce dernier caniveau se trouve un tuyau hh de 0",08 qui se termine à une extrémité par un branchement c de O'^jOB pour le chauffage du pavillon d'accouchement, et à l'autre par un branchement d de 0,04 pour le