‹ Traité de la chaleurChapitre 257 sur 301 · CHAPITRE YI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HOPITAUX

position OU de région ; dans aucun cas d'ailleurs, et quelque favorables que puissent être les conditions d'emploi de ce système, il sera toujours inférieur comme régularité et comme efficacité à tout autre mode de ventilation.

ObaerratloBt snr le ciiaitirAf e et la Teatilatioa des hdpKanx.

3037. Les dispositions qui sont les meilleures en principe, ne peuvent pas toujours être employées, et celles qui sont préférables dans chaque cas particulier dépendent principalement de Timportance des établissements et des sommes qui peuvent être consacrées à la construction des appareils. On peut dire cependant qu'en général il vaut mieux installer les appareils les plus perfectionnés, malgré une plus grande dépense première» Tintérét de cette dépense se trouvant bien plus que compensé par la diminution dans les frais de combustible et dans ceux d'entretien, ou par de meilleurs résultats.

Dans les villes d'une faible population, les hôpitaux ne renfermant qu'un petit nombre de lits qui ne sont pas toujours occupés, les moyens de chaufiTage et de ventilation ne peuvent pas être les mêmes que dans les hôpitaux des grandes villes qui sont constamment occupés, et pour lesquels les administrations peuvent faire les dépenses d'installation de puissants appareils de ventilation.

3038. Pour les petits établissements, le système de chauffage et de ventilation le plus simple et le plus économique, à la fois, sous le rapport des dépenses d'établissement et de service, serait le suivant :

Le chauflage de chaque salle s'effectuerait par un ou deux poêles, en fonte ou en tôle, à double enveloppe, disposés comme nous l'avons dit (1836), destinés à chauffer la salle par rayonnement, et en même temps l'air de ventilation ; les tuyaux à fumée s'élèveraient d'abord verticalement pour produire le tirage, et se prolongeraient ensuite horizontalement de manière à refroidir presque complètement Tair brûlé. Le tuyau à air brûlé serait garni d'un registre destiné à régler la combustion, afin de maintenir la salle à une température convenable. On pourrait éviter l'alimentation trop fréquente du foyer en employant des poêles à alimentation continue (1842) ; mais alors on ne pourrait se servir que de houille sèche, de coke ou d'anthracite. Le service des poêles serait confié aux personnes chargées du service de la salle. L'étendue des surfaces de chauffe se calculerait

facilement d'après ce que nous avons dit (1861), en prenant la température extérieure la plus basse et en supposant une ventilation de 60 mètres cubes par lit et par heure. Il est assez facile de disposer la partie supérieure des poêles de manière qu'ils puissent chauffer de Teau, du linge et des médicaments ; mais, comme le chauffage des poêles varie avec la température extérieure, et qu'il ne dure qu'une partie de l'année, il vaut mieux avoir pour cet objet un foyer spécial qui sert en même temps pour la ventilation, qui doit être permanente de jour et de nuit, été et hiver.

3039. L'accès de l'air extérieur aurait lieu par un canal pratiqué au-dessous du sol pour les salles du rez-de-chaussée, et qui s'ouvrirait au-dessus du sol dans un lieu sain et bien découvert, garni d*un appareil destiné à faire concourir les vents à l'accès de l'air. Pour les étages supérieurs, l'accès de l'air extérieur devrait s'effectuer par des canaux pratiqués entre le plancher et le plafond de l'étage inférieur, débouchant sur les deux faces opposées du bâtiment, et, pour faire concourir les vents à l'accès de l'air, il faudra disposer au-dessous du poêle l'appareil indiqué par la figure 693. Cet appareil se compose d*une plaque en tôle AB mobile autour d'un axe

horizontal fixe, dans lequel se

trouve son centre de gravité, et

I ^. qui peut prendre, au moyen de

deux arrêts, les positions AB et A'B', suivant que le vent arrive Fig^ 693. V^^ l^s extrémités M ou N; l'axe

de rotation de la plaque mobile est au-dessous de son milieu afin que l'action du vent soit plus grande sur la partie supérieure de la plaque que sur sa partie inférieure. La section des canaux d'accès de l'air et de l'espace annulaire autour du poêle devra être calculée en supposant au plus une vitesse de 2 mètres par seconde. Ainsi, pour une salle de 30 lits, le volume d'air appelé par seconde serait de 30 . 60 : 3600 == O'^^ySO, et la section du canal, en supposant deux portes, serait de 0,S0:(2.2) = 0-%I25.

3040. L'appel aurait lieu par une cheminée renfermant le tuyau à fumée du fourneau d'office etdans laquelle se rendrait l'air brtlilé des poêles ; il suffirait d'élever de 20'' la température de l'air. En supposante cheminée de 10 mètres de hauteur, la vitesse, abstraction faite des résistances, serait de 3"',80, à laquelle il faudrait ajouter, pendant les jours de chauffage, la force ascensionnelle de Kair entre le poêle et

Page 1