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CHAPITRE 111. — FOURS A PLATRE

espaces communiquant avec Textérieur et par lesquels s'introduit Tair pour abaisser la température des gaz au degré convenable ; b, bj oriGces par lesquels le mélange d'air brûlé et d'air pur pénètre dans le four.

2199. La conduite du foyer demande à être faite avec soin; il faut maintenir le feu toujours clair et brillant, afin d'éviter toute trace de fumée, qui altérerait la qualité du plâtre ; on peut, dans ce but, introduire un grand excès d'air, qui dans le cas qui nous occupe n'est pas un inconvénient, puisqu'il faut abaisser la température des gaz sortant du foyer.

2200. Pour produire un mélange plus intime et une combustion plus complète, on se sert aussi de ventilateurs dont l'emploi a bien réussi dans une grande usine qui fabrique du plâtre pour la consommation de Paris. Pour empêcher les houilles qui colleraient ou qui produiraient du mâchefer, de s'agglomérer sur la grille, oh a dans la même usine un appareil spécial placé dans le cendrier. II se compose de tiges de fer fixées sur une même traverse mobile autour d'un axe ; en appuyant sur un levier, les tiges se relèvent, viennent passer dans les intervalles des barreaux et fourgonnent ainsi simultanément sur toute la surface de la grille.

L'emploi de la houille présente de grands avantages sur celui du bois; il est d'abord considérablement plus économique, et il dispense en outre des approvisionnements de bois qui présentent toujours des chances d'incendie.

appareils particuliers employés à la cuImob du plâtre.

2201. Les fours que nous venons de décrire sont les appareils le plus généralement employés pour la fabrication du plâtre; mais il en est d'autres qui ont été essayés ou qui sont appliqués dans des cas particuliers et dont nous venons de dire quelques mots.

2202. M. Violette a essayé, il y a quelques années, de cuire le plâtre ordinaire en employant la vapeur surchaufTée à 200"*, qu'il faisait passer successivement dans deux fours de forme ovoïde. Ce n'est pas évidemment le cas de faire usage de ce véhicule de chaleur, du moment que l'opération permet sans le moindre inconvénient des moyens beaucoup plus simples et moins coûteux d'installation. Toutefois, comme la vapeur surchauffée procure une température parfaitement régulière et ne donne pas la plus légère coloration ,

peut-être pourrait-elle servir pour cuire des albâtres destinés à faire du plâtre de moulage de qualité tout à fait supérieure.

2203. Le menu des mines de plâtre ne peut évidemment être calciné dans les fours que nous avons étudiés ; pendant longtemps il est resté à peu près sans emploi. Dans ces dernières années MM. Arson et Bellanger ont réussi à en opérer la cuisson ; ils se sont servi d'un cylindre horizontal en tôle^ mobile autour de son axe et chauffé exté* rieurement. Ce cylindre, garni intérieurement de nervures hélicoïdales, est placé dans un canal en briques, ayant un foyer à une extrémité et une cheminée à Tautre. Il tourne uniformément et reçoit le plâtre en poudre d'un côté, pour le rejeter calciné à l'autre bout. C'est évidemment de ce dernier côté que les foyers doivent être placés afin que la fumée et le plâtre circulent en sens contraire. Nous avons déjà parlé de ce genre d'appareil à propos de la torréfaction du tabac.

2204. Dans quelques cas particuliers, où l'on a le débit du coke, on a cuit le plâtre par la chaleur perdue des fours à coke. Ceux-ci sont disposés comme à l'ordinaire, mais les gaz qui s'en échappent se rendent dans un espace voûté, situé au-dessus, où ils se mélangent avec une certaine quantité d'air extérieur avant de pénétrer dans le four à plâtre par un grand nombre d'orifices pratiqués dans la voûte. Deux cheminées communiquant avec cet espace voûté sont destinées à évacuer directement les gaz, pendant le chargement et le déchargement du plâtre.

2205. Pour compléter ce qui est relatif à l'industrie importante de la fabrication du plâtre, voici quelques indications sur une disposition proposée en 1845 par M. Peronnet, de Grenoble. D'après son brevet, l'appareil se compose de deux fours adjacents, rectangulaires, ayant à la partie inférieure la forme d'une trémie, et terminés par un canal incliné destiné au défoumement et par un tuyau communiquant avec une cheminée ; à la partie supérieure de chaque four se trouve une large trémie renfermant la charge de pierre h plâtre; elle est maintenue fermée par une couche de plâtre cru, comprimée à sa partie inférieure. Entre les deux fours est placé un foyer dont l'air brûlé peut s'élever à la partie supérieure de l'un ou de l'autre. Lorsque le plâtre qui se trouve dans la trémie inférieure de l'un des fours est cuit, on fait passer l'air bnllé soit dans l'autre four, soit directement dans la cheminée, et on défoumc jusqu'à ce que le plâtre de la trémie supérieure se soit écoulé en totalité ; on ferme alors l'orifice de défoumement, la partie inférieure de la

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