LOUIS VI
91. i LUDOVICVS Uli,X. Au centre : grand 1, mit la le verticale de lesus, entre la croix à gauche et le signe magistral à droite. La croix, entre deux sphères = « lesus per crucem niagisler gentium. » On est frappé ici de tous les signes que nous avons établis au 4° tableau, n" 5; au 6«, n<» 1, 3, 4, 5, 6, 14, 16, 17 et 18, et expliqués dans le texte de notre doctrine. Monogramme mixte horizontal disjoint. Emission primaire.
Cette monnaie présente au revers la croix égale, et porte en légende le nom de ChAteau-Landon. La croix est cantonnée de deux croisettes au l**"" et au 1^ ; celles-ci affirment la puissance de la croix en en renouvelant ie signe, c Cruxi el non est absque eâ salus. >
ORLÉANS PHIUPPE I«r 1060^1108.
92- + DE! DE REX PIIILIPVS. Au centre, porto de temple avec laquelle sont entre-môlées les lettres EXTRA. « Templum Dei.» Monogramme mixte, horizontal, double; émission primaire.
Nous ne donnons ce monogramme que pour montrer TapplicatioD de quelques-uns de nos principes, et la bizarrerie des combinaisons où se sont plu parfois les auteurs des monogrammes du moyen-âge.
La syllabe DE, placée entre DSI et REX, est en relation directe avec les lettres du monogramme central; elles se combinent avec elles, et commencent le mot que ces lettres centrales achèvent : DE XTRA. Mais à la partie supérieure de la porte du temple, sont deux lettres de rappel ou indicatives de la reprise et de la fm du mot. Deui £ qu^, s'ils n'avaient cette fonction, seraient explétifs, sont aussi posés de manière à former un ornement reliée; tous ces signes et emblèmes se combinaient avec soin.
Unissant donc la légende aux lettres centrales, on a celle lecture: Philiftpm Rftc hei Dextrâ, rr Philippe, roi par la droite de Dieu. (Voir au chapitre lïes lellres de rappel, p. .W, et nos pnne^ généraux wr la lecture des monogrammes, p. 21,)
DES INSCRIPTIONS MONiTAfRES. f6B
^ AVREMANIS— CIVITAS. Croix égale aii\ croisillons de laquelle sont supendus deux T ou croix liéijraïtines. C'est par la ville d"Orléans, une double aftirnialion de la foi chrétienne. Ces deux T symboliques affirinant la puissance de la croix, nous devons traduit e cétte composition : « Crux absolvit, crux salvat. > (Voir au Ut. X, ch. X/K» g ^, p. 144, des eroiseites,)
93. T PllUdPUS X H EX 1)-HÎ. Au centre, porte de temple atcc laquelle sont entre-mêlées les lettres ORXTRA.
Monogramme mixte, horizontal, double; émission primaire.
C'est une modalité du symboîe ]iré( édent qui doit ÔUre signalée. Le T de dexTra a pris un trait supérieur qui forme une croix aa centre de la porte, afln de l)ieii caracfi^Hser celle-ci comme une porte de temple et' non de ville. L'A de dexlrA posé à la partie su- {llrieiire de la porte, la ooûFoAnemi^fbrttietriangéléi)^, et en foU an frbnton d^église.
On trouve, an monnayage d'Orléans, des combinaisons^analognes à celles que nous venons d^ëtiidier; et^lles-ei exitliqnées, aideront à une facile lecture des monogrammes ijne-iiciis ne'fK^avons tous ' reproduire. Sous Ghildebert, n'avons^nons pas déjà vn nn temple formé des lettres du nom royal ? Ce 'genre de composition sera do^ miisant «t invariable en Normandie.