LOUIS VI
150. f LVDOVICVSVIVIT. Au centre : Tav, ou croix hébraïque , élevé surl'S monogrammatique; au-dessus, Altarium orné à droite do paradesis; un point linal; entre les deux signes
principaux, un abrt^viatif de relation — a Crux Allarium Ilternum Vivi Christi Salvaloris, » « Vivi Cliristi Salvatoris Crux Signum Hlernuni. » (H, HT A grec. — Voir 2" tableau, lettre H, cl aux monnaies de Normandie, p. 270, tableau, n»^ G, 7, 9 et 10, et le tit. X, ch. VII et suiv., p. 128 et sui?.) 1^. CAS f TELLVMDON. Croix cantonnée de deux sphères au et et de TÂIpha et Oméga au 3» et 4« = « Crux Alpba et Ome^ ubique régnât >
Que c*M UM grave errewr de prétendre que âe.^ rois de France ont eopU le numogramme mançm^ éPErbert,
Devons-nous insister plus longtemps sur notre interprétation? On n"a pas osé allribuer à Pliilippe I" une imilalion du monogramme d'Erbert du Mans, sur la monnaie que nous avons donnée n° 87; et dans rimpossibiUté où Ton était d'expliquer ce monogramme, on ^Ta déclaré un débris de monogramme. Point du tout, c'est un monogramme complet et en relation parfaite avec les monogrammes 149 et 150. 11 faut être conséquent: ou tous ces monogrammes sont celui . d'Erbert du Mans, ou ils lui sont tous étrangers.
La première opinion est par trop étrange et ne peut se soutenir. Quoi ! les rois de France, premiers créateurs de presque tous les types monétaires, se seraient mis à la suite du comte du Maine? Pas plus que le duc de Bretagne, nous l'avons démontré. {Voir au duché de Bretagne et surtout notre 2" Hxide numismatique sur le monogramme de Comm IL Rennes, 18()7.)
Mais on insiste surtout pour le dernier n" 150. VIVIT à la suite de Ludovicus, est à coup sûr un trompe-lVril destiné à faire confondi e cette pièce avec celles du Maine"? Oui, les rois de France vont inscrire leur nom aatour de celui d'Erbert, écrit en monogramme. Quelle erreur 1
n faut prendre garde que le Thau qui vient après YIVÎ est un signe de rappel, un signe de relation, qui indique que VIVI doit s'unir à rinçcripUon du type central. Ce signe Thau, reporte au Tliau ou croix hébraïque, qui s'élève au-dessus de l'S monogramma-
DES INSCRIPTIONS MO.NÉTAmES. 311"
tiqii6 central; et de là Tiaterprétation que nous avons donnée. (Foîr au tuonnayage ^OrUam, nfi92, DEXTRÂ, écrit partU dam la Ug0nd$i partie dans ie emlre, e$ mainu atOres mmpJ«s.)
On doit lire Pensemble, légende et inscription centrale : c Lndovicus; YIVI Ghrisli Salvatoris Grax, Ëlemom Allarinm. » — Ludovieus; (mi ne voit que le nom du roi se lie à la légende et à la marque centrale? La légende n*a pas seulement pour mission d'exprimer le nom du roi, mais de le mettre en relation avec la composition centrale, parce que le roi veut affirmer lui-même une magnifique sentence du christianisme, et tout Tensemble dit donc : Moi, Louis, confesse et affirme que la Croix est Tautel étemel du Dieu vii;^nt, du Christ vivant, du Sauveur vivant! Voilà à quelles hauteurs il faut s^élever pour juger tous ces signes chrétiens créés par la foi de nos
pères t € Viy£ le Christ qui aime les Francs Qu*il kur acearie
4et tignes qui aitegimi leur foiti* (Préambule de la loi Salique.) Quelle étonnante prière I et comme elle fût exaucée! Ce sont de ee» signes que nous voirons sur l'œuvre monétaire de tant de générations.