TYP£ AUX TROIS CRÛISETTES RAPPORTÉ DES CROISADES
155. OIISLEOCnn (Mausleo civi). Au centre : trois croisettes dis-
posées en triangle.
^. * i * IHESIIS. Croix. = « illESV.S crucitixus — illESVS ' Stella matuUna.
Autant la monnaie précédente était personnelle, autant celle-ci rest peu. On n'y voit pas même le nom da prince qui Ta frappée. G*est bien Savaricus cependant, car nul antre qne lai n'a frappé monnaie à Mauléon.
Du 1^0 deg trois ermeU& disposée» m triangle. — lyoù U tient
et sa valeur.
Comme le type central diffère du précédenl, au lu u de l'S, initiale de Savaricm, c'est un emblème triangulaire formé de trois croix. D'où vient ce nouveau type, qu'elle est sa valeur /
Savary se croisa deux fois, en 12i() et en 1219. 11 ne paraît pas qu'il soit allé aux Lieiix-Sainis; mais en 1219, il prit part à la dernière croisade dirigée contre les Albigeois. Or, le signe du croisé dont il s'était paré et qu'il avait arboré sur sa iianiuère, il l'a voulu frapper sur ses monnaies. Il créa ainsi la bnninrrr monétaire du prince croisé. Trois croix iri.'ni^nlairement dispost'es devimeut un emblème monétaire, et révélant à tous que le prince qui frappait ce type, qui arboiail celte bannière monéiairey s'était croisé pour la défense des UeU2^- Saints ou la défense de sa foi.
Ce type allie la double pensée des mystères de la Rédemption et de la Sainte-Trinité ~ « Signum Crucifixi, » = « Sacra- militire princeps, » = « Crux et Sancta Trinitas. La légende du revers de cette monnaie confirme bien cette interprétation dernière du type de ravers — * f * IHEUS. iesus CruciÛxus — lesus Stella matutina et splendida.
Cette légende est très-remarquable : IHESus. Ce n'est plus le nom du prince autour de la croix, c'est le nom de son Dieu, c est le nom de IHESUS, accompagné d'emblèmes qui révèlent le Dieu des chrétiens. En marques initiales et finales de la légfuide. nn-^ rroisette entre deux étoiles : « Iesus Stella matutina et splendida, Crux Lumen, Stella orbis. » Voilà la valeur des emblèmes combinés avec le nom de Iesus dans la légende. (Kotr tahl^ iS, et au lit. X, ch* XIIJ, p. 1S5 et suie,)
COMTÉ DE 1-A marche;.
Le monnayage des comtes de la Marche ne date que du commencornent du XIIλ siècle. Les croisés avaient déjà répandu dans toute la chrétienlé les signes sacrés qui doiAinaient en Orient : l étoile, le croissant, ces emblèmes aimés du Clirist. Voilà les signes que nous trouverons sur les monnaies du comté de la Marche, qui a possédé iiolfl ateliers.