‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 185 sur 224 · MÀ6UEL0NNE · texte numérisé non relu

MÀ6UEL0NNE

Les monnaies de Maguelonne, et tout particulièrement celle du n«210, ont donné lieu à de nombreuses difflcuUés d'attribution; nous n'avons point à entrer dans ce débat, seulement nous devions faire remarquer qne cette monnaie doit appartenir au midi de la France, et qne par la composition du type du revers, elle est dans des liens de parenté avec le type dn n° 210^

EYÊQUES DE MAGUELONKB.

RAlMOiND — 1129-1158.

240. lAlIIVnOGo . An centre : grand I, initiale de lesus, ligne ver* ticale ; entre deux mitres on étendards, ligne liorizontale ; un point au premier, marque d*atelier ou d'émission. Mouogramme; mixte cmciforme. Emission primaire.

Dê finterprélatUm 4if tffpê des écêqun d» HagueUmne et de sa râleur.

Interprétation : = desns Iriomphans; > c lesus Âdorandus Dux et Magister. » Si on doit reconnaître un étendard dans les signes qui accostent Tinitiale divine» on doit adopter la première interprétation ; si on voit dans ces signes deux mitres, on doit adopter la seconde interprétation : c Nous devons adorer lésus notre guide et notre maître* > La mitre étant un emblème do droit de direction et dVnseignement, cette composition est extraite des Livres saints : < Deus Dux et Magister Tester est •

Les deux signes qui accostent Tinitiale divine nous paraissent être deux mitres. La mitre ne remonte point aux premiers siècles de TEglise, ce n*est que vers la fin du YIII* siècle qu'elle devint un insigne épiscopal; et lorsqu'elle parut, elle Ait beaucoup moins élevée qu'aujourd'hui. Celles que nous voyons sur les monnaies de Maguelonne ne sont point élevées.

La mitre ne fut' point frappée sur les monnaies avant le X« siècle. Rapprochant la forme que nous avons sous les yeux de cette date et

du nom inscrit autonr de Temblème, nous en avons conclu qu^il fallait attribuer cetie monnaie à Tévêque Raimond.

La mitre ne réTèle {kis seulement la dignité épiscopale, mais elle est aussi un emblème du droit de direction et d'enseignement; et posée aux deux côtés de Tinitiale divine, elle dit Tadoration de Té- Téque envers I.-C, le Véritable maître. Ënfin, les évéques qui ont créé et adopté cette composition ont eu aussi pour but d'affirmer leur droit monétaire. Cette composition, si simple, garde sous un seul signe, comme sous un sceau, une triple conception : elle présente une image de la croix dont elle.évoque toutes les pensées; elle dit les deux sentences que nous ven6ns de faire connaître; 3» enfin, elle affirme un droit. Quelle robuste intelligence que celle de nos pères qui savaient sceller d'un seul signe tant de conceptions différentes! (Voir au 4« tableau, n*» 5; au 6» tableau, 1 et 27 et au fit. Vllï, ch. VI, p. 6i, et au tit. X, ch. p. 120 et suiv., et au ch. XXil, 1 3, p. 161 et snlv.)

OMELAS

Le château d'Orapla^ éiml une haronnie dépendaru des vicomtes de Béziers. Raimond-Aton de Murveil, qui le possédait en 1187, y frappa la monnaie suivante.

211. f RAIHVIIDVS. Au centre : en triangle, A au sommet, et T 0 à la base.

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