‹ Traité de la composition et de la lecture de toutes inscriptions monétaires monogrammes, symboles, et emblèmesChapitre 205 sur 224 · SOISSONS · texte numérisé non relu

SOISSONS

Soissons a une double numismatique; celle desesévt^înesotcelle de ses comles. L'une et l'autre sont exclusivement chrétiennes à Tavers et au revers, et infiniment remarquables par leurs types.

ÉVÊQUES DE SOISSONS, DIEUDOMNÊ n — 1017.

246. EBE DE EEDE EPKDEBE. Il y a interversion de lettres sur la

lt^;/t inlt in>rrite, aux mots DEl, KDIficavit et KPI«rnpus. lieiie légende est tout entière écrite par suspi nsion et lorme ain«i mne succession de monogrammes. {Voir abréviation par suspension, p. S4.) Elle doit ainsi 'ie lire : « WMÎgnitate DEî, ^leciissimam EDi/Scamf ï^cclemm^ ^Viicopm Ïa^ocuxi Eam BEa/e. »

Au centre : I, —, initiales horizontale et verticale de lesus, attachés aux quatre bras d'une croix centrale cantonnée de trois sphères et d'une croisette =: c lesus Gruciflxus per crucem ubique régnât. »

Monogramme cruciforme mixte. Emission primaire.

% DËO DEEP DNIG EPEDIDE. Ces légendes affectent une forme hiératique bien accusée. On trouve dans cette inscrip-

382 DB LA COMPOSITION

lion des interversions de lettres comme dans la précédente = DEOdonalus HEvotus Episcopus IN domine Domini 'Sostri lesu, FjCclesiam Episcopalem EDi/îcan't Usu HEvotam. ^ Au centre : le temple de lésaâr-Christ c Templam lesorChrisii. $

Cette monoaie est d*émi8$ioQ primaire. Snr les autres exemplaires que nous avons tus, les I, initiales divines de ravers, s'élargiasantà leur base, semblent former un cercle renfermant une croisette centrale. Cette composition est une dégénérescence. Le type primordial est celui que présente notre n« 216.

Que ctlte rompostlto» des ivéques de Sduioni «sf remarpÊoble et

justifie nos principes.

On doit ôtre frappé du monogramme cruciforme emblématique de revers. Il donne à notre doctrine un appui bien paissant. On ne saurait méconnaître que la base de ce mono^mme ne soit la croix et que celle-ci ne porte à chacun de ses bras un I, Initiale du nom de lesus. Donc, dans notre numismatique du moyen-âge, comme nous Tavons déjà tant de fois démontré, les lettres entrent incessamment en combinaison avec les symboles, formant avec eu% des inscriptions qui, jnsqu'à ce jour, pour la plupart, n'ont pas été comprises et pas même soupçonnées. (F. au 4* tabl.w>5, et au 6" n« /.)

On doit remarquer la forme de Temblème. Les quatre bras de la croix pénètrent dans ri, initiale de Iesu<;. pour exprimer Tidée de lésus mis en croix. Ou ne reproduisait pas la figure iiumaine, mais avec deux traits graphiques, une lettre et une croisette, on parvenait à des effels, à des expressions remarquables. Pouvait-on mieux exprimer la crucifixion : « lesus crocifixus? »

Dans la légende de Tavers, nous lisons : < Ecclesiam Edificavit Edocuit. » Il ne faut pas entendre ici le temple extérieur, mais l'assemblée des fldèles, le troupeau du Bon Pasteur, le troupeau de Tévéque = c Ecclesia est corpus Ghristi, pro cœtu ûdelium, pro cstu unlus provincias accipitur. »

Au revers, la légende s'applique an temple intérieur, à Pédifice religieux consacré à lésus-Cbrist.

DES INSCRIPTIONS MONKÏAIRES.

COMTES DE SOISSOMS.

L'exemplaîre de la monnaie des eomtes de Soissons que nous donnons est au nom de lean. n y a eu einq comtes de ce nom, et notamment quatre de 1237-4297. On ne sait pas bien auquel de ces comtés il faut Tattribuer.

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