CHAPITRE X
DBS SIGNES PORTÉS. AUX N«« 9 ET 10 DU ô« TABLEAU.
Du signe 9.
Ce signe n*est qu'une modalité de celui que nous avons analysé au w 7 de ce tableau, même composition, un seul élément diffère. Au lieu de l'ancre qui couronne l'altarium, c'est l'élément du V symbolique qui donne à cette composition une signification différente; c'est tonjours un signe d'absolution, parce qu'il émane de Ut croix, mais, combiné avec le V symbolique, il est comme l'image d'un autel consacré à. la Vierge, et il exprime cette pensée chrétienne : c Virgo Maria ûrma anchora salutis. » « Ara Yirginis Marie Anna anchora mundi. i
L'image de la Tierge fut excessivement rare dans les premiers siècles de l'Eglise. Si on en excepte le portrait attribué à saint Luc, la Vierge Marie ne fat représentée que sous des signes embléma* tiques et symboliques; de là le signe que nous analysons, de là l'étoile, le lys, les roses, le miroir de justice, etc., etc.
Cependant, comme nous devons apprécier ces emblèmes à tous les points de vue chrétiens, nous ne devons pas oublier que l'on plaça les autels de la primitive Eglise sur les tombeaux des martyrs, et plus tard sur les restes des martyrs extraits de leur 'sépulture et placés dans de nouvelles châsses, sur lesquelles on élevait l'autel nouveau.
Le signe de puissance en forme de V évasé que nous voyons audessus de l'autel n" 9, peut être un «mblème rappelant aux fidèles que là, au pied de cet autel, où dans cet autel même, sont renfermées de saintes reliques, les restes d'un martyr couronné au ciel d'un rayon divin : t Gonfessi sunt nomen Dei modo ooronantur. »
DES INSCniPTIOMS MONÉTAIflES. 433
Ces signf^p qui s'élèvent l allanuin ^ n aclériseatraatel sacré. {Voir ce que 7ious avons dit au 7 précédea i.)
Ces signes pourraient être considérés comme ces lames d*or, ou ces rayons de ffu qni sV'levaient au-dessus de la tt^te de Moïse lorsqu'il recul. [t!s tables de h loi, on sur In f(He des prophètes qui recevaienl riûspiration di\ int\ sur celle des apùtrr^ [lu iud ils évangélisaient, ou sur celle de plus d'un martyr, signes dont les premiers évéques ornèrent leur tête comme une marque de leur puissance spirituelle.
On se demande encore quelle a pu être la forme de ces lames d'or?
Nous sommes porté à penser que c'est la forme de ces signe» qui, comme un erahlème de puissance, s'élèvent au-dessus de l'autel consacré à Dieu, au Christ ou à sa Mère, et qui renferme les reliques samtes d un niarlyr qui confessa sa foi sous le fer ou le feu des persécuteurs. <L Confessi sunt nomen Dei mudu curunantur et accipicnt palmas. »
Du jijjme figuré au w> 10 éu 6« tableau,
1/6 signe da 10 esTone modalité des signes portés aux 7 et 9 qui précèdodL Ces signes sont tons issus du Tau, de la croix hébraïque, signe d'a))solution et de saint. Nous rappelons àttariim âmtiei^im, parce qu'étant formé quelquefois d\uie série de Tau, il offlre une forme crénelée, emblème de protection, sigmm abtohaUmk $i proîw&mm, « castra tfolris m Infolam dedi, » D se combine avec divers signes pour exprimer une pensée de salut; nous eu verrons de nombreuses applications. C'est un de ces signes qu^il ne fout pas juger avec nos idées modernes. Le blason s'est emparé de cette figure, mais à Pépoque où ce signe tai un type principal dans le champ des monnaies, le blason n'existait pas. Il n'y a donc aucune comparaison à établir entre ces signes d'époques si différentes. Que l'on ne s'étonne pas de la simplicité de ces types, c'était l'ordre de chose d'alors. Eht quoi de plus simple que la croix égale monétaire? Mais que cette croix est féconde 1 Tous ces signes tracés sur ce tableau en sont nés, ils en sont tous dérivés. L'anatomie de ces signes
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révèle et juslitie nette haute ef (Iimik- urigine, comme elle révèle ef éfnhlit le langage <les préceptes divins, des pensées chrétiennes qu lis I > ( ' 1( ni SOUS leurs formes; et celte simplicité fait leur force et leur grandeur!
Il faut faire une grande attention à la décomposition de ces signes
que nous avons donnée.
Dans la formation de Tcmblème n" 10, on supprime souvent le Tau central T. Nous avons Irouvé celte forme sur des mojinaies de divers empereurs. An revers de ces monnaies, Tempereur porte la Victoire de la main gauche et de la droite son sceptre couronné non plus de la croix ou du triangle sacré, mais de ce signe de protection que nous venons d'analyser.