MALGACHE — MARIAGE
Goçcos, aux mains , aux genoux et sur la ceinture. — Pour les fêtes qu’elle donnait pour célébrer ses succès de guerre, la reine des Malgaches faisait danser la danse décrite ci-dessous :
• La mesure en est à 2/4, simple, lente et bien marquée.
20 enfants noirs, de toutes grandeurs, placés par rang détaillé, d’abord sur une seule ligne, font sur place et tous ensemble :
1° Sauter sur un pied en levant l’autre genou, et en donnant un coup de goeeo sur ce genou. Répéter de l’autre pied.
2° Promenade en courant l’un derrière l’autre^ensuite revenir au point de départ.
3° Répéter le 1° en frappant sur les genoux, puis sur les mains.
4° Répéter le 2° en frappant les goccos dans les mains et genoux.
5° Répéter le 1° en frappant dans les mains, genoux et sur la ceinture.
6° Répéter le 2° en frappant les mains devant., derrière et au-dessus de la tête.
7° Répéter le 1° avec des coups de gocco sur toutes les faces en levant les jambes.
8° Promenade en se retirant.
MALGACHE (Autre danse), 1885. — Mesure à 4 temps. — Cette danse s’exécute par 4 cavaliers et 4 dames; les dames sur une ligne, les cavaliers sur l’autre, en face ; cavaliers et dames munis d’un sabre et bouclier ; ils frappent les sabres avec leurs vis-à-vis, avec parades en haut, en bas et en mesure sur le bouclier, ils voltent en changeant de place; ils recommencent, lés dames ensemble, attaques, parades, ripostes ; puis avec les cavaliers vis-à-vis, changement de place, ensuite attaque, etc., entre dames et cavaliers, et en alternant ; puis les dames s’agenouillent vaincues sous le sabre de leurs danseurs.
MAIMOLA(La). - Danse de Madrid, 1887, de E. Giraudet ; comp. Rubio, èd. Heugel, 2 bis, rue Vimenne. — Mesures à 3/4. — Pour toute cette danse; le pas employé est celui de la valse à 2 temps, en frappant du pied avec accompagnement de castagnettes.
Deux couples sont placés vis-à-vis ; d’abord, seules, les dames changent de place, puis reviennent à leur place ensuite ; idem pour les cavaliers. Les deux dames font deux tours de main droite, pendant que les messieurs décrivent un grand cercle en partant sur leur droite; puis ils passent sous les bras des dames, et chacun revient à sa place. Les cavaliers mettent le genou droit à terré, et les dames tournent autour d’eux, puis reprennent au commencement, en changeant les rôles.
MARIAGE- — Les devoirs des mariés, des garçons et demoiselles d'honneur, invités, etc.; cadeaux, visites anniversaires, etc. - — Le mariage, base de toute société, constitue la famille et perpétue la race humaine. Cet acte est si important que les moindres détails en sont réglés par l’usage. Quand on aspire au mariage, on doit lier des relations nou- .velles, partout où fréquentent les familles, où se trouvent des demoiselles en âge d’accepter un époux.
Une bonne tenue est de rigueur. Il faut- aussi être bon danseur, car le bal est un excellent terrain de présentation. On invite à danser la mère déjà jeune fille dont on recherche l’alliance, puis on la fait danser, ellemême et, si l’accueil est encourageant, après plusieurs rencontres, on fait demander sa main par un parent.
La demande. — A défaut du père, qui est tout désigné pour une demande en mariage, le jeune homme doit prier de ce soin un parent, un vieil ami de sa famille ou un supérieur. Si la demande est agréée,
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ce mandataire doit franchement exposer les bases du futur contrat de mariage, et les parents de la jeune fille doivent répondre par une mutuelle confiance. A partir de ce moment, le fiancé fait une cour assidue à la jeune fille, lui envoie fréquemment des bouquets blancs et souvent on fait échange de photographies. Deleur côté, les deux familles s’invitent, mutuellement à dîner, et se font toutes les politesses capables de concourir au succès du but poursuivi, qui est le mariage de leurs enfants.
La Cour. — Soirée des fiançailles. — C’est une période pleine dé fraîcheur et de poésie, que celle qui s’écoule entre la demande et la célébration du mariage. Le fait le plus saillant de cette agréable époque est la fête dite « des Fiançailles» , généralement fixée de huit à trente jours après la demande officielle. La soirée comprend un grand dîner suivi de bal ou sauterie. Le futur doit offrir une corbeille de fleurs à sa fiancée, et une bague de bon goût, ornée d’un brillant, qu’il glisse lui-même à l’annulaire de la main gauche. La fête des Fiançailles est offerte par les parents de la fiancée, et rendue, quelque temps après, par ceux du jeune homme.
Tenue aux fiançailles et devoirs des fiancés. — A la soirée des fiançailles, la jeune fille est en rose clair ou en blanc orné de rubans. Le fiancé est en noir, tenue de soirée. Les parents sont seulement tenus d’être corrects. La redingote convient aux hommes. Quant aux dames, la mode est là pour rehausser leurs attraits. Les invités sont en habit de ville. Les fiancés ne doivent jamais se trouver seuls. A la ville, quoiqu’il soit de bon ton aujourd’hui de ne pas se donner le bras, le futur gendre peut offrir le sien à sa future belle-mère, et la jeune fille marche à la gauche de sa mère. A la campagne, le fiancé peut conduire sa future. En soirée ou au bal, le père donne le bras à sa fille, le gendre à sa future belle-maman (pour entrer).
Corbeille et Contrat. — Il est d’usage de donner une fête pour la signature du contrat qui se signe de 8 à 15 jours avant le mariage. Le futur offre la corbeille composée de bijoux, de parures, étoffes, dentelles, toilettes, etc. La femme apporte parfois . le mobilier qui figure au contrat parallèlement à sa dot. Mais on ne saurait formuler de règle à cet égard, les arrangements dépendant de la fortune, et des convenances des deux familles. Le fiancé n’attendra pas la dernière semaine pour meubler un appartement remis à neuf, au goût de la jeune épousée.
Les quatre régimes sous lesquels on peut se marier sont : 1“ la communauté ; 2° l’exclusion de la communauté ; : 3° la séparation de biens ; 4“ le régime dotal. Toutefois, on peut adopter un genre mixte empruntant les éléments des autres. A défaut de contrat, les époux sont réputés mariés sous le régime de la communauté.
Le plus souvent, le contrat se signe chez le notaire. Les membres des deux familles peuvent y assister. On profite de la soirée de contrat, suivie de sauterie, pour présenter les demoiselles d’honneur à leurs cavaliers, et les parents aux invités des deux familles, seul et unique système pour rompre la glace entre gens de la noce. Chez les gens riches, on invite le notaire, et c’est après le dîner, pendant la sauterie, que s’effectue la signature.
Les parents, les témoins, les amis et les invités ne doivent pas avoir attendu la signature du contrat pour envoyer un souvenir aux futurs époux. La mariée offre un souvenir à ses demoiselles d’honneur qui répondent par un présent. Le marié fait des cadeaux à ses beaux-frères et belles-sœurs, et donne des gratifications aux domestiques.
Cérémonies civiles et religieuses. — La cérémonie civile précède la cérémonie religieuse.
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Voici les pièces à présenter à la mairie :
1° Actes de naissance ;
2° Les consentements des pères et mères, s’il ne peuvent les fournir de vive voix ;
3“ Actes de décès des parents défunts, s’il y en a ;
4° Certificat de domicile ;
5° Certificat de publication dans les mairies où l’on habite ;
6° Le livret militaire ;
7° Les dispenses d’âge, s’il y a lieu ;
8° Les main-levées des oppositions faites au mariage,s’il s’en est produit;
9° Certificat de contrat ;
10° La dispense, si le mariage a lieu entre parents ;
11° L’acte de décès de l’ancien conjoint, si l’un des futurs est veuf ;
12° Un acte du notaire, en cas de sommations respectueuses.
Pour le mariage à l’église, on doit produire les actes de baptême. Si le mariage se fait en carême, il faut demander une dispense dont le coût est de six francs. Les publications sont faites aux paroisses des futurs pendant trois dimanches ; toutefois, il est possible de les réduire en achetant deux bancs.
Dans la bonne société, il est d’usage de se marier à la mairie quelques jours avant de se rendre à l’église. On arrive devant le maire dans l’ordre suivant : le père de la mariée conduisant sa fille. S’il est militaire, il offrira le bras droit et tous l’imiteront.
A défaut du père de la mariée, si sa mère s’est remariée, la mariée devra donner le bras à son beau-père, lequel doit passer avant tous, attendu qu’il a été le second père, vu qu’il l’a peut-être élevée dès son enfance.
Un frère ainé de 15 ans plus âgé et marié, peut aussi remplir ce rôle, ou un témoin très intime, ami de la famille de la mariée.
Il en sera de même du marié avec sa belle-mère, c’est-à-dire la seconde femme de son père.
Le marié conduit sa mère, etc., ou la femme de son premier témoin. Le père du jeune homme est avec la mère de la marrée. Les témoins suivent ; viennent après les autres invités.
A l’église, les invités de la mariée se placent à gauche, et ceux du marié à droite. Au milieu de la cérémonie, une quête est faite par les demoiselles conduites par les garçons d’honneur ; le bedeau les précède. La messe finie, on se rend à la sacristie.
La mariée donnant le bras à son beau-père, et le marié à sa bellemère, ensuite viennent les parents, les demoiselles et garçons d’honneur, et lés invités.
Les époux signent les premiers sur le registre, puis les témoins.
Toute la noce et les assistants viennent féliciter les nouveaux époux. Au sortir de l’église, la jeune femme prend le bras, gauche de son mari. Le couple monte dans la première voiture, seuls si c’est un coupé, sinon avec la première demoiselle d’honneur et son cavalier.
La toilette, la table et la soirée. — La mariée en blanc, et son mari en noir, sont des types trop connus pour qu’il soit utile de détailler leur mise. Les demoiselles d’honneur sont en toilette claire et gants blancs ; elles ont chacune un bouquet blanc rosé entouré de dentelle et garni de ruban blanc, offert par le marié, et tous uniformes. Les garçons d’honneur, habits noir et gants mastic; les autres, parents ou invités, en redingote ou habit, suivant leurs moyens et leur goût. Les dames, en taille, doivent ce jour-là inaugurer une élégante toilette neuve, en harmonie avec leur âge et leur position.
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Au repas, les mariés sont placés en face l’un dé l’autre, au milieu de la table. La mariée a son pèrfe à gauche et son beau-père à droite. Le marié est entre sa belle-mére, à gauche, et sa mère à droite. Au milieu du repas, il est d’usage qu’une personne d’expérience, estimée de l’assistance, porte un toast aux nouveaux époux.
Dans le but de se préparer au bal, les jeunes femmes ont l’habitude de passer chez elles revêtir leur toilette de bal. C’est le plus souvent en cette tenue, augmentée d’une dentelle jetée sur les épaules, qu’elles assistent au dîner. La mariée est autorisée à remplacer, pour le bal, son corsage montant par un léger décolleté, tout en conservant sa couronne débarrassée du voile. Le bal est ouvert par la mariée qui danse la polka avec son beau-père, ou un haut placé qui vous a fait l’honneur, d’assister . à la noce. Le marié fait danser sa belle-mère ou la dame la plus influente de la noce ; à la deuxième danse, une valse, un boston, les mariés dansent ensemble et chaque cavalier reprend sa compagne. Au cours des autres danses, les messieurs doivent tous en demander une à la mariée et aux autres dames. Vers la fin du bal, les nouveaux époux s’éclipsent discrètement.
Dans les trois mois qui suivent leur mariage, les jeunes époux doivent une visite à toutes les personnes qui ont assisté à leur noce. Les visites doivent être courtes et faites à un moment qui ne dérange pas. Les célibataires n’ont pas droit aux visites, à moins qu’ils ne soient haut placés.
Dans beaucoup de famille on célèbre l’anniversaire du mariage et de la naissance. On saisit ces occasions pour offrir à dîner à ses parents et amis. La soirée se termine par un bal avec cotillon.
Noces d’argent, — Une habitude aussi ancienne que touchante veut que l’on célèbre le vingt-cinquième anniversaire du mariage. Ce sont les noces d’argent. Tous les parents et leurs enfants y assistent. Une messe peut être dite le matin, elle commence la cérémonie, les époux y reçoivent la bénédiction. A leur retour, ils trouvent exposés les cadeaux offerts par leurs parents et amis les plus intimes. Ce sont généralement des objets d’utilité faits à leur intention par les dames et les jeunes filles.
Un grand repas réunit tout le monde. Les époux fêtés sont côte à côte au milieu de la table, la mère ayant à sa gauche son fils aîné ou le mari de sa fille aînée. Celle-ci est placée à la droite de son père. Les enfants même très jeunes prennent place à table.
Une petite sauterie termine admirablement la fête. Cette fête demeure la même, qu’il s’agisse de noce de vermeil, après 40 ans, d’or, 50 ans, ou de diamant, 75 ans.
Mariage à l’étranger. — A l’étranger, les époux entre Français, sont unis au même titre que s’ils s’étaient mariés en France ; ils sont enregistrés à l’ambassade ou au consulat. Si l’union a lieu entre Français et étrangère, ou vice versa, l’acte est dressé par les autorités du pays, en même temps qu’au consulat de France. A leur retour en France, les époux devront, dans les trois mois, faire transcrire cet acte à leur mairie. Par le fait du mariage, la femme embrasse la nationalité- du mari. Les enfants, sauf le cas d’option à leur majorité, sont de la nationalité paternelle.
Outre les mêmes pièces à fournir que pour les mariages célébrés en France, on devra remplir diverses formalités et produire des pièces qui varient suivant les pays, et que les consulats désignent avec la plus grande complaisance.
Devoirs des invités, des demoiselles et des garçons d’honneur, — Lorsque des personnes reçoivent une invitation pour assister à une noce, leur premier devoir est de répondre immédiatement soit par
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lettre, soit verbalement, s’ils acceptent. Au cas où il leur serait impossible d’y assister, ils doivent remercier et donner les raisons de leur ■refus. Ils doivent ensuite envoyer un bouquet blanc à la fiancée, ou un cadeau.
Le jour du mariage arrivé, s’ils sont invités à toute la noce, ils s’y rendent en grande toilette; s’ils sont invités' au repas ou au lunch suivi de sauterie, en toilette de demi-soirée; enfin s’ils sont invités seulement au bal, en toilette de bal .
Lorsqu’on reçoit simplement une lettre de faire part, vous priant d’assister à la bénédiction nuptiale, on se rend à l’église en costume de ville.
A la sacristie, les invités présentent leurs compliments et leurs souhaits de bonheur aux mariés et à leurs familles.
Les garçons d’honneur sont généralement les frères, les parents, ou les amis du marié. La jeune fille choisit de même ses demoiselles d’honneur ; la mode veut aujourd’hui qu’il y en ait plusieurs, leur âge varie entre
10 et 25 ans et celui des jeunes gens entre 10 et 35 ans.
Les frères de la mariée; pas plus que les sœurs du marié ne peuvent être garçons ou demoiselles d’honneur. Jamais le frère et la sœur ne doivent être mis ensemble dans le cortège. Pour éviter toute gêne et toute froideur le jour de la noce, on a l’habitude de présenter aux jeunes filles, les jeunes gens qui doivent être leurs cavaliers. Cette présentation a généralement lieu au moment de la signature du contrat; lorsque cette formalité a lieu chez le notaire, ou si les fiancés ne font pas deN contrat, on donne alors un dîner, une petite soirée, on offre le thé, enfin on s’arrange de façon, à ce que cette présentation puisse se faire. Le lendemain les jeunes gens rendent une visite à la famille de la jeune fille. Si ces personnes se connaissent, et qu’il n’y ait pas de soirée de contrat, une telle visite tient lieu de présentation.
Lorsque l’on prie quelqu’un d’être garçon ou demoiselle d’honneur, c’est un service qu’on leur demande, cela ne les engage en rien vis à vis des mariés, pas plus que vis à vis l’un de l’autre, puisqu’une fois la noce passée, ils peuvent cesser toute relation ensemble. Si le garçon d’honneur veut continuer les relations, il fait une 2e visite aux parents de la jeune fille, les remerciant à nouveau de l’avoir accepté pour la conduire;
11 verra, selon la réception qui lui sera faite, s’il peut continuer à les voir de temps à autre. A lui de juger, d’après cela, ce qu’il a à faire.
Le matin du mariage, une voiture vient vers 8 heures, chercher le premier garçon d’honneur; il doit être en habit, et, comme les autres invités, porter des gants mastic pour le distinguer du marié. Il offrira un joli bouquet blanc rosé en fleurs naturelles à sa demoiselle d’honneur en allant la chercher.
Nous reviendrons tout à l’heure sur cette question du bouquet et des cadeaux.
La jeune fille doit tâcher d’être prête à l’heure exacte, afin de ne pas faire attendre, lorsque le jeune homme vient la chercher ; elle monte alors en voiture accompagnée de ses parents ou de ceux de son cavalier, celui-ci monte le dernier. Les dames se placent sur la banquette du fond, les messieurs tournent le dos au cocher.
Une fois arrivée chez la mariée, la jeune fille se met à sa disposition, tandis que le jeune homme va recevoir les invités et les fait entrer au salon. Le rôle des. 2e, 3e, etc., garçons et demoiselles d’honneur, est de seconder les premier^, en se mettant â leur disposition.
Autrefois, incombait au garçon d’honneur, la tâche de faire monter chacun en voiture â son tour, tâche lourde et difficile s’il en fut, aussi
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maintenant, est-ce d’ordinaire un employé de la compagnie des voitures, qui est chargé de ce soin, et prend nom de Protocole ou Maître de cérémonie. L’innovateur mérite d’être félicité, c’est un véritable service qu’il a rendu aux jeunes gens. Pour partir à la mairie, on fait d’abord monter les membres de la famille, les invités, les garçons et les demoiselles d’honneur, le marié, ses parents, enfin dans la dernière voiture, la mariée et ses parents.
En arrivant à la mairie et ensuite à l’église, les invités descendent les -premiers, ils font la haie et attendent la mariée pour lui faire cortège.
On entre à l’église dans le même ordre qu’à la mairie; le garçon d’honneur a soin de faire passer les proches parents tout de suite après les mariés.
Vers le milieu de la cérémonie, les demoiselles d’honneur font une quête, conduites par leurs garçons d’honneur. Le bedeau vient les chercher à leur place et les conduit. Les demoiselles d’honneur, d’après une mode nouvelle très gracieuse, quêtent dans de petites bourses faites en même étoffe que leurs robes, elles commencent par y déposer leurs offrandes, leurs cavaliers les imitent. Celui-ci, pour" leur laisser la main droite libre, leur tient la main gauche, tandis que lui, de sa main gauche, porte son chapeau fermé et le bouquet de la jeune fille; pour remercier, lorsque les assistants mettent une pièce de monnaie dans la bourse, elle incline la tête et murmure merci. Une fois la quête terminée, les quêteuses se rendent à la sacristie verser la somme qu’elles ont reçue, puis regagnent leurs places.
En sortant de l’église, la mariée monte avec son mari dans la première voiture, les demoiselles et les garçons d’honneur dans les suivantes, puis lés autres invités dans l’ordre que nous avons déjà prescrit.
Les jeunes filles restent toute la journée à la disposition de la mariée; les jeunes gens doivent s’occuper des invités et, le soir, s’efforcer de mettre l’entrain et la gaieté parmi la société. Us inviteront successivement toutes les dames, en veillant à ce qu’aucune ne reste sans danser; ils consacreront la deuxième danse à leurs demoiselles d’honneur et ensuite, pourront continuer à les faire danser une fois sur trois. Le moment de partir arrivé, le jeune homme doit reconduire la jeune fille et ses parents jusque chez eux.
Pour qu’un garçon d’honneur soit à la hauteur de la tâche qu’il a acceptée, il faut qu’il connaisse bien ses devoirs, qu’il sache parfaitement danser, conduire un cotillon, au besoin même l’improviser. De cette façon, il saura se rendre agréable sans efforts et donnera de lui l’impression d’un homme du monde.
Cadeaux. — En principe, un garçon d’honneur ne doit pas faire de cadeaux à sa demoiselle d’honneur.
Aussi, pour cette raison, il arrive souvent que les bouquets sont offerts par le marié, afin d’éviter que les jeunes filles n’aient rien à recevoir de leurs garçons d’honneur. De cette façon tous les bouquets sont uniformes et plus gracieux, et les jeunes gens riches ne brillent pas plus que les modestes, par leur cadeau.
Offrir un présent à une jeune fille qu’on connaît à peine et qu’on ne reverra peut-être jamais, c’est s’exposer à la froisser, et à ce que ses parents y Voient un désir de continuer des relations qu’ils peuvent ne pas approuver ; ils peuvent craindre aussi de se trouver, de cette façon, engagés dans une voie qu’ils n’ont peut-être pas l’intention de suivre. Il se pourrait, au reste, que la jeune fille ait un futur fiancé en vue par ses parents et, dans ce cas, il lui serait impossible de rien accepter.
Si l’on eonnait la famille, si l’on est déjà en relations, on peut, si l’on
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y tient, faire accepter un souvenir; offrez alors vous-même le bouquet et un objet de fantaisie, tel qu’éventail, carnet de bal, etc... Il est bien entendu qu’il faut pour cela l’autorisation des parents.
En aucun cas, il n’est pas convenable d’offrir un bijou, quel qu’il soit, ces sortes de parures sont trop intimes, pour qu’un étranger soit autorisé à en faire cadeau à une demoiselle. Celle-ci ne doit, en effet, porter que les bijoux qui lui sont donnés par ses parents.
S’il arrivait que l’on soit garçon d’honneur avec sa fiancée, naturellement, ces restrictions n’auraient plus raison d’être, ce serait au contraire une occasion toute naturelle de lui faire un présent.
Cadeaux, visites et anniversaires. — Il est une foule de cas où les cadeaux sont de rigueur.
Ceux que provoquent les fêtes et les échanges de politesses sont choses connues de tous. A Pâques, ce sont les œufs de Pâques. A Noël, ce sont des jouets pour les enfants. Quant au jour de l’an, c’est le triomphe des cadeaux.
A une dame, on peut offrir des fleurs ou des bonbons. Au retour d’un voyage on peut offrir les objets curieux rencontrés en route. Parmi les occasions propres aux cadeaux, les mariages et les naissances tiennent la première place. La carte de l’envoveur doit accompagner l’envoi d’un cadeau. Cette , précaution, sans nuire à la surprise, coupe court à toute incertitude.
MARIAGE (Abrégé pratique des devoirs de chacun pour un). — 1° La demande officielle est faite par le père ou un ami du futur; ils discutent la dot, les questions d’intérêt, etc...
2° Le futur fait une visite de remerciements si la demande a été bien accueillie.
3° Les deux familles se font des visites réciproques.
4° Les fiançailles ont lieu 8 jours après la demande officielle ; le fiancé offre, à sa future, un bouquet et une bague, qu’il lui passe à l’annulaire de la main gauche.
Un dîner suivi' de sauterie.
Au repas, le fiancé est placé auprès de sa future et les deux familles en face l’une de l’autre.
5° En visite, le fiancé offre le bras à sa future belle-mère, sauf â la campagne.
6° Au contrat, on invite parents et amis.
Le futur envoie une corbeille, bouquets, etc.
On donne un dîner, un bal.
A la signature du contrat, le marié signe le premier, puis la fiancée, etc...
On présente les garçons d’honneur aux demoiselles d’honneur afin qu’ils soient plus à l’aise le jour de la noce.
7° Faire fairé des lettres d’invitations qu’on envoie aux amis et connaissances afin de les inviter à la messe.
Faire une visite â ceux qui sont invités à toute la noce, ou leur envoyer une lettre, s’ils sont trop éloignés.
On se marie les mardi, jeudi et samedi ; pour les autres jours, faire la demande au maire.
8° S’il n’y a pas de contrat, un dîner et une sauterie réuniront les parents, amis, les garçons et demoiselles d’honneur.
9° Pièces à remettre à la mairie pour le mariage civil :
1° L’acte de naissance des deux futurs.
2° L’acte de consentement des parents s’ils ne sont pas présents.
3° Si les parents refusent le consentement, faire les trois sommations
MARIAGE
respectueuses, à 21 ans pour les demoiselles et 25 ans pour les garçons. 4U Si le père ou la mère sont morts, leur acte de décès.
5° Les certificats de publication.
6° Un certificat du propriétaire comme quoi il va au moins six mois, que vous habitez la commune.
7° Un certificat ou livret militaire.
8° Le contrat de mariage. ■
9° L acte de décès du premier mari ou de la première femme, si c’est un second mariage.
10° L’acte de dispense d’âge.
11° Les main-levées des opppositions qui pourraient être faites par les familles.
12° Divorce; les pièces d’usage s’il a eu lieu.
10° Pièces à remettre pour le mariage à l’église :
1° L’extrait de baptême.
2° Certificat de la publication des bans.
3° Certificat de l’officier de l’état civil.
4° La pièce du mariage et l’acte du mariage civil et les deux anneaux. 11° S’entendre avec une compagnie pour les voitures et pour le maître de cérémonie ou protocole qui est chargé de faire monter et ..descendre des voitures.
12° La mariée entre à l’église au bras de son père; elle va à la sacristie au bras de son beau-père et sort au bras de son mari.
13° On fait un déjeuner, puis une promenade au bois; pour le soir un grand dîner suivi d’un bal, lequel est ouvert par la mariée et son beau-père, ou le monsieur le plus influent; idem le marié avec sa bellemère.
Si les mariés font un voyage de noce, ils font une visite, à leur retour, aux personnes qui ont assisté à toute la noce. Ils n’en font pas aux célibataires.
14° L’appartement est meublé par le marié.
15° Devoirs du garçon d’honneur :
1° Si le garçon d’honneur ne connaît pas la demoiselle d’honneur, on doit la lui présenter au contrat ou à la sauterie qui remplace le contrat ; puis il va faire, le lendemain, une visite aux parents de sa demoiselle d’honneur.
S’ils se connaissent, il n’est pas besoin de présentation ; une visite à la famille suffira.
2° Le garçon d’honneur doit se munir de la liste des parents et invités ; ceux-ci devront être classés par les parents des mariés. Cette liste doit porter le numéro des voitures et le nom des personnes qui seront dans la voiture ; exemple :
Voiture n° 5, Mr X, Mme Y, M1,e T et M1 Z.
De cette façon, les invités ont toujours la même voiture et pourront laisser leurs effets dedans.
Un homme de la compagnie est chargé actuellement de cette corvée qu’on appelle protocole, à la grande joie du garçon d’honneur.
Une voiture doit aller chercher le garçon d’honneur, de même pour les invités; à moins, toutefois, de se donner rendez-vous chez la mariée; ceci est une affaire d’entente.
Le garçon d’honneur va chercher sa demoiselle d’honneur et lui présente un bouquet un peu rosé, avec dentelle et ruban blanc.
Une quêteuse (bourse) peut être offerte à la demoiselle d’honneur à moins qu’elle n’en ait une pareille à sa toilette.
On ne fait pas d’autres cadeaux, à moins d’être fiancés. La mode va
MARIAGE — MARTHYNE
plus loin aujourd’hui ; le marié offre lui-même tous les bouquets aux demoiselles d’honneur ; ils sont de cette façon tous pareils et il n’y aura pas de bouquets simples à côté de bouquets riches.
4° En route pour la mairie :
Le garçon d’honneur, ou protocole, appelle chaque personne et les place dans leur voiture. Il doit monter le dernier en voiture et descendre le premier.
Il doit toujours être le premier à la mairie-, à l’église, au repas, en promenade au bois, seule manière de bien s’acquitter de la tâche qui lui est confiée, et de laisser une bonne impression à la société.
Il doit offrir la main aux dames pour monter en voiture, idem pour en descendre.
5° Pour aller à l’église, même arrangement que ci-dessus.
La quête est faite par les garçons et demoiselles d’honneur précédés du bedeau.
Le garçon d’honneur tient le bouquet de la main gauche ainsi que son elaque; il peut mettre celui-ci sous son bras gauche.
Il prend de sa main droite, pouce dessus, la main gauche de sa demoiselle d’honneur; celle-ci tient sa bourse dans sa main droite et quête dans cette position ; les premières pièces doivent être mises par les garçons et demoiselles d’honneur.
6° Pour aller déjeuner, se conformer à ce qui vient d’être dit; mais ' les .nouveaux mariés se placent ensemble, soit en coupé, soit avec ie garçon et la demoiselle d’honneur. .
7° Après le déjeuner, promenade au bois dans les -mêmes conditions précitées.
8° Dîner; les mariés sont placés en face l’un de l’autre, elle, entre son beau-père et son père, et lui, entre sa belle-mère et sa mère.
9° Bal ; les garçons d’honneur doivent être les boute-en-train et faire danser tout le monde.
10° Visites d’usage après la noce, etc.
MARIAGE (Préliminaires du), conduite à. tenir au bal , Vinfluence des fleurs, les visites, Ici demande officielle , les fiançailles, les pièces à fournir. — Mariage à l’Eglise, au Temple, à la Synagogue ; départ de V église, etc. — Mariage à l’étranger, entre Français ou mixte. — Tome I", pages 47 à 68.
MARIAGE (Décroissance du); un remède; complication des formalités.' — Tome Ier, page 69.
MARIÉE (La) au XVIIIe siècle. — Décrite par Magny dans son traité de la danse; 1765. — La mariée est une sorte dé vieille danse qui ne se danse seulement qu’aux mariages, de là son nom, et ne se danse que par un seul cavalier et une dame.
. Elle est gaie et agréable, et c’est un plaisir, rare d’ailleurs, que de la voir danser à des gens exercés.
• Les pas en sont comiques et à l’infini; la mariée faisant face au marié, les pas et figures indiquent l’union à jamais, des mariés.
MARRAINE (Les devoirs d’une), — Tome Ier, page 74. MARTHYNE (La), de E. Giraudet; comp., Flament.
A MADEMOISELE MARTHE D.
Sincère hommage de l’auteur, 21 avril 1898,
Nul ne doit ignorer les choses merveilleuses Que la grâce inspira, que la beauté conçut,
Quand l’art sut les doter des palmes radieuses :
La Martl-yne est exquise, un bijou reconnu.
MARTHYNE
L'honneur vous en revient, ma collaboratrice.
Vous qu’une bonne fée combla de tous les dons ;
Des excellents danseurs, elle fait les délices ;
Elle, la préférée ! la reine des salons.
Mes meilleurs compliments; la danse la Marthyne Baptisée par vos soins, lorsqu’au monde elle vint.
Atteindra le renom du célèbre parrain Donné par le hasard : j’ai nommé Lamartine !
MARTHYNE (La). — Danse créée par M. Giraudet, avec la gracieuse collaboration de M"e Marthe D.
Les charmes et l’élégance de sa charmante marraine n’ont pas peu contribué à ses brillants débuts.
Le célèbre Lamartine, le grand et immortel poète que la circonstance a fait son parrain, achèvera son renom.
Cette danse est donc appelée au plus grand avenir.
Elle ne doit être esquissée que par des couples parfaits' valseurs et bostonneurs, afin de conserver son brio chorégraphique.
Cette danse comporte 16 mesures à 3 temps lents.
1° Un couple prend la position de la valse ordinaire, et en fait 4 tours (8 mesures). On peut faire ces 8 mesures en alternant la valse à droite et à gauche et en bostonnant en avant et en arrière, au choix des danseurs.
2° Sans perdre de temps, ni la mesure, le couple se quitte, eavalier et dame restent en face l’un de l’autre, en se donnant les deux mains : eavalier main droite à main gauche de la dame, et main gauche à main droite, et font :
Le cavalier pose le pied gauche sur le côté gauche, le poids du corps sur ce pied, s’élève sur ce pied gauche en ramenant le pied droit derrière, et en tombant sur le talon gauche. Les bras gauche et droit se balancent et s’élèvent de bas en haut, en se dirigeant sur le côté gauche. La dame part du pied droit, en ramenant le gauche derrière le droit, les bras, se balancent, en suivant les mêmes mouvements que ceux de son cavalier, côté droit (1 mesure). — Répéter cette mesure de l’autre pied : cavalier du droit et dame du gauche, et en balançant les bras, dans la direction opposée (1 mesure). — Répéter ces 2 mesures de balancé (4 mesures en tout).
Nota. — Ces 4 balancés se font ou sur placé, ou en marchant en avant et en arrière, à la disposition des danseurs. v Pour bien donner à cette danse la beauté et la grâce qui lui sont caractéristiques, les bons danseurs devront remplacer les 4 balancés par 4 pas de boston, en alternant de pied.
Il est bien entendu que ces pas peuvent se faire sur place, en avançant bu en reculant, au gré du danseur et aussi selon l’espace qu’ils peuvent - avoir, pour évoluer dans un salon.
Chaque couple pourra donc faire des pas en rapport avec sa compétence pour Terpsichore, sans que cela enlève le cachet de cette danse nouvelle.
3° Le eavalier conserve de sa main droite la main gauche de sa dame, lui quitte l’autre main, et lui fait faire une pirouette à droite sans lui quitter cette main : les mains passent par dessus la tête de la dame qui, en pirouettant, fait un pas de valse comme il suit :
Glisser le pied droit sur le côté droit, glisser le pied gauche, le talon gauche à la pointe du droit; tourner sur la pointe des pieds; décrire, un demi-cercle avec le pied gauche en dedans ; passer le pied droit derrière le gauche ; pivoter sur la pointe des pieds (à mesures).
MARTHYNETTE
Le cavalier balance deux fois, comme à la 1" et 2« mesure du 2° (pendant la pirouette de sa dame, ou il fait 2 pas de boston sur place).
Ensuite, le cavalier, de sa main gauche, reprend la main droite de sa dame, puis ils refont 2 balancés, soit les 2 premières mesures du 2" (2 mesures). — Reprendre au 1°, etc.
Pour bien conserver à cette danse sa souplesse, il faut que les enchaînements se fassent sans interruption et toujours en cadence bien marquée, et les balancés ou pas de boston, bien scandés, en transportant bien le corps, tantôt sur une jambe, tantôt sur l’autre, et surtout, être bien attentif au rhythme de la musiqup.
Nota;. — Les danseurs pourront quitter la main de leur danseuse en lui faisant faire la pirouette, si les dames sont plus grandes qu’eux, car de cette façon ils éviteront de toucher à leur coiffure.
Dans les balancés et boston, les pieds et les bras obéissent seuls aux pas et mouvements expliqués dans la théorie ; le corps doit rester immobile, droit et souple. Les bras doivent balancer gracieusement et avec souplesse, de gauche à droite pour le cavalier, et de droite à gauche pour la dame, et vice versa ; ils doivent être arrondis et mains basses, et vont sur les côtés en imitant bien la balançoire.
MARTHYNETTE- — Créée par Giraudet ; comp., Flament, le 1 tT octobre 1898.
À Mlle Marthe Delannoy
Pour ses 18 ans , le 1er octobre 1898.
De quelques mois gêneurs souffrez que j’anticipe.
Pour fêter dès ce jour votre teint de tulipe.
Vos beaux yeux enchanteurs et vos dix-huit ans,
Gomme je fis jadis pour vos sœurs, en créant Pour leur anniversaire une danse nouvelle.
Je veux fêter le jour où brilla la prunelle
Qui sait si bien charmer votre mère et vos soeurs;
Vos amies, vos parents et votre serviteur.
J’eus pour vous un penchant, charmante fille d’Eve,
Un penchant comme eh a, le maître pour l’élève.
En vue de ce beau jour, j’ai fait un pas nouveau Qu’on ne peut baptiser Marthyne ni Marteau ;
L’un existant déjà, l’autre blessant l’oreille.
La danse étant coquette, alerte et sans pareille S’appelle Marthynette et justifie un nom Qu’elle reçut de vous, déesse du bon ton.
L’enfant honorera sa charmante marraine Qu’on proclame souvent, du bal la souveraine.
Si quelque chose peut valoir votre beauté,
C’est, de votre maman, l’admirable bonté Qui s’étend gentiment sur ce qui l’environne :
Amis, parents, voisins, sans excepter personne.
Pour elle l’on redit : cœur 'toujours sur la main ;
A toute heure, en tout lieu; hier, aujourd’hui, demain.
Mais hélas ! le Seigneur très mal la récompense ;
Souvent elle est couchée en un lit de souffrance.
En nos vœux quotidiens, désirons ardemment De sa chère santé le rétablissement.
Quand luira l’heureux jour de la convalescence,
On le célébrera dans la joie et la danse;
La Marthynette alors au programme sera;
Il n’est pas un ami qui ne la dansera.
E. Giraudet.
Cette danse s’exécute par 40 mesures et 3 points d’orgues. Répétés 4 fois.