‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 145 sur 210 · POURSUITE — PRÉFACE · texte numérisé non relu

POURSUITE — PRÉFACE

POURSUITE (La). — Les danseurs ou les danseuses se poursuivent, soit seul à seul, soit par couples, en faisant des pas quelconques ou en courant ou en marchant.

POUSSETTE (</ea d'enfant). — Dame et cavalier se tiennent par les deux mains, vont en avant et en arrière en se poussant chacun leur tour : l’un recule, l’autre avance, puis tour des deux mains.

PRASCOVIA (Polka Russe), 1896; d'Alfred Dugardin; èd. Godfroy, 11, rue d’Hauteoille; dépôt elles d'Anvers , 10 , rue d'Hauville. — 24 mesures à 2/4. — Cavalier et dame se donnent les mains croisées, mains droites dessus les gauches, devant, et commencent du pied droit tous les deux.

Pointer du talon et de la pointe du pied droit, et un pas de polka du pied droit (2 mesures). Idem du pied gauche (2 mesures).

Passer les mains droites derrière, sur l’épaule droite de la dame et 4 mesures de coquette en alternant, du pied gauche d’abord puis du droit. Reprendre au commencement en passant les mains droites devant, pour prendre la position du début (8 mesures).

Pour terminer cette danse, 2 couples se donnent la main droite, et font 1 tour de moulinet (4 mesures) en pas de polka, puis ils se donnent la main gauche pour faire un tour de moulinet (4 mesures). Répéter toute la danse à volonté.

PRÉCEPTES (Quelques). — Les préceptes, les maximes, ainsi que les fables nous viennent de l’Orient. Toutefois, notre littérature moderne est riche en apologues de toute nature, capables d’instruire et de rendre meilleur.

On a extrait de précieuses maximes des œuvres de nos grands écrivains. Les latins en conservèrent un certain nombre puisées dans Cicéron, dans Sénèque.

Les Réflexions de Marc-Aurèle et les Distiques moraux de Dyonisius Cato ont la même origine ancienne. Parmi nos écrivains français ayant laissé des volumes de maximes, on doit citer : Montaigne, Charron et Pibrae.

Les Maximes de La Rochefoucauld sont restées comme un modèle du genre. Celles de Rabelais ne sont souvent que de grossiers proverbes. Nous avons encore les Pensées de Pascal, les Caractères de La Bruyère et une foule d’autres ouvrages, poursuivant tous, l’amélioration humaine.

Je n’ai nullement la prétention de me placer à côté de ces puissants écrivains. Toutefois, mon expérience et ma connaissance approfondie des caractères, m’ont inspiré quelques pensées que je veux exposer en ce chapitre.

Voici des pensées qui, pour ne pas être aussi connues que celles de Pascal, n’en seront pas moins utiles, à ceux qui auront le bon esprit de les suivre :

L’homme vicieux ne croit pas à la vertu.

Les gens doivent rester ce que la nature et la société les ont faits-, sous peine de paraître ridicules.

L’esprit domine toujours l’ignorance, comme l’homme commande à la brute.

Les pédants sont généralement sots ; ils prétendent apprendre aux autres ce qu’ils ignorent eux -mêmes.

L’indulgence est la meilleure preuve d’une bonne éducation.

On est toujours mieux accueilli par un homme illustre, le savoir étant modeste, que par une nullité. Les ignorants sont toujours prétentieux.

» E. Giraudet.

PREFACE du tome 1er, page 4.

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