‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 157 sur 210 · SALONS — SALTARELLE · texte numérisé non relu

SALONS — SALTARELLE

3' et 4' mesures. — Répéter les deux mêmes mesures, en partant du pied gauche.

5e, 6e, 7e et 8e mesures. — Répéter les 4 premières mesures.

Point d’orgue. — Cavalier et dame se séparent et se faisant face, se font un salut et une révérence; ensuite : cavalier, donnant main droite à main droite à sa dame, font un tour de main droite, par huit pas de boston en commençant du pied gauche. Idem de la main gauche et du pied droit (16 mesures). Reprendre au commencement. .

SALONS DE JEUX (Les). — Une habitude déjà ancienne veut qu’on installe un salon de jeux dans les bals. Les messieurs qui ne dansent pas, et ceux qui ne dansent plus, vont là passer leur temps, pendant que leurs dames et 'demoiselles se livrent au plaisir de la danse.

A mon avis, il ne doit pas exister d’homme qui ne danse pas. C’est contraire à la logique, au sens commun, à nos moeurs modernes. Avec les facilités que l’on a aujourd’hui pour apprendre, devant la simplicité de ma nouvelle méthode, ne pas savoir danser c’est n’être pas de son temps.

Quant aux messieurs qui ne dansent plus, ils feraient mieux de s’égayer et de se distraire dans la conversation des dames, à qui ils tiendraient société, que de faire la cour aux dames de pique ou de carreau. D’ailleurs, les dames venant au bal pour danser, on doit s’y rendre avec les Mêmes intentions.

Les messieurs qui s’y rendent pour jouer, feraient assurément beaucoup mieux d’aller au café ou au cercle, ou une pareille attitude est de mise.

En admettant qu’il soit impossible de réagir contre une semblable coutume, la jeunesse ne devrait pas être admise dans les salons de jeux, tolérable seulement pour les impotents. Beaucoup de jeunes gens croient se rendre intéressants en prenant, pour modèle, les hommes blasés.

S’ils considéraient ce que les dames pensent d’eux. Et les demoiselles donc. Celles-ci les trouvent grotesques. Quelle manie, quelle aberration les poussent donc à agir de cette manière. C’est absolument inconvenant, et contraire au plus élémentaire bon ton.

Comme je le disais plus haut, les messieurs qui ne viennent pas au bal pour danser, seraient bien mieux ailleurs. Inviter les dames à danser est, pour tout homme, principalement s’il est jeune, une obligation de simple politesse. Toutes les dames raffolent de'la danse; elles ne vont •donc uniquement au bal, que pour danser. S’y rencontrer avec elles et manquer à leur attente, c’est leur déplaire, c’est faillir à son dévoir, c’est faire défaut à sa dignité, d’homme bien élevé.

J’espère que la jeunesse finira par cesser désormais de se poser en invalide. Elle comprendra mieux le rôle que lui imposent les convenances, et les égards, dus au beau sexe. Laissant autour des tables enfumées les vieux gagas et les infirmes, elle aura à cœur de tenir auprès des dames, l’impérissable drapeau de la galanterie, et -de la danse.

SALLES de jeux au bal (Les). — Tome Ier, page 25, 13e alinéa.

SALTARELLE (La), de Laur, ln janvier 1895 ; èd. Choudens, 30, boulevard des Capucins. — Mesure à 6/8. — La Saltarelle est une danse populaire dans la campagne de Rome ; le mouvement et l’air ont un cachet irrécusable d’antiquité. Cette danse est une vraie lutte d’agilité entre chaque danseur ; le cavalier y joue de la guitare, et sa dame du tambour de basque ; ou plus simplement, selon l’origine, ils la dansaient au son de joueurs de tambours de basque. Les messieurs, tantôt debout, tantôt le genou gauche à terre, développaient leurs qualités de danseurs,

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