‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 180 sur 210 · ÉLU · texte numérisé non relu

ÉLU

la terre, devant, de sorte que le pied droit, en tombant, semble passer dessous le talon gauche.

3' temps : Porter énergiquement le pied gauche en arrière, de sorte que ce pied, en descendant, passe dessus la pointe du pied droit, lequel est levé en même temps, et tendu en arrière.

2e mesure. — 4e, 5° et 6' temps : Pour cette mesure, porter tout doucement le pied sur le parquet à la 4' position derrière et fermer le pied gauche, très doucement, en arrière devant le pied droit. Ces pas se font tant soit peu en arrière. Pour le 3' temps de la mesure, on lève un .peu le pied droit en tournant. Pour les 2 mesures suivantes : Faire un seul tour de valse à 6 pas. Ceci se fait 8 fois, soit 32 mesures. Les pas de la dame se font de même, mais du pied contraire.

VÉLO (Le) dans l’Education, de E. G:, 1897. — L'amour du vélo prend les proportions d’une véritable épidémie. Après les amateurs, les hommes posés, puis les femmes ont été" englobées. Jusque-là, pas grand mal; mais voilà que nos collèges et Lycées cèdent à la contagion. En classe on ne parle plus- que de records battus, de pelles ramassées, de pneus crevés, -de fourche cassée, de chaîne rompue ou de pédale brisée. X qui s’est crevé un œil; Y qui s’est cassé une jambe; Z qui a attrapé un chaud et froid; P qui s’est tué, deviennent des héros. dans l’esprit des potaches bien plus illustres que ceux d’Homère.

Enfin nos lycéens n’ont plus que le vélo en tête et parlent, la langue du vélodrome comme de véritables entraîneurs. Les familles de ces jeunes gens sont désespérées. Les relations journalières que j’ai avec elles me permettent d’en juger. Chaque famille jètte l'anathème au vélo.

— CherM. Giraudet, me disait récemment MmeX, comment encourage-t-on, ou laisse-t-on simplement faire du vélo à Ces enfants ; ils ne travaillent plus ; ils ne pensent qu’à leur bieyclette et leurs études en souffrent au point, que la jeunesse ne prend même plus la peine de feindre un travail quelconque. Ces malheureux se détachent sans remords de tout ce qui n’est pas la bécane.

— Dernièrement, je reçois une -lettre de mon -fils qui me demande 25 francs pour sa location de vélo, et le paiement d'un petit accident de machine. Il termine sa lettre en me disant qu’il n’a pas le temps d’en dire plus long, vu que des amis l’attendent pour une partie de tandem.

Voilà où nous en sommes arrivés : les études négligées, Les lettres aux familles elles-mêmes reléguées au second plan. -La- chose n’a rien qui puisse me surprendre ; dès longtemps j’avais constaté cet oubli des convenances familiales. Les enfants d’aujourd’hui ne sont plus des fils de familles mais bien un moteur à pédales. La vélocipédie les possède tout entier. A cela vient s’ajouter la passion du jeu. L’amour du gain, les courses de chevaux, les paris du vélodrome leur enlèvent tous sentiments. Plus de cœur, plus d’idées, l’esprit devient indifférent, le cerveau se vide : Voilà les beaux résultats que nous devons aux courses et aux vélos. .

Mais ce n’est là que le côté moral. Au point de vue matériel, le vélo n’est pas moins désastreux. Il use et casse ceux qui s’y livrent. Voyez comme ils sont vieillis, ridés et fourbus tous ces forçats du cycle rives à leur machine avec cet Objectif toujours plus éloigné°alors qu'ils croient lavoir atteint : Avaler des kilomètres et... de la poussière.

Un tel abus fatigue, cause des maladies et nous conduirait fatalement a une plus grande dépopulation* ainsi que le prédisent les grands médecms hygiénistes, en dépit des confrères qui encouragent la vélocipédie

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probablement comme un excellent moyen de se faire une vaste clientèle d’éclopés et de gâteux.

Que les familles prennent patience. Le vélo n’est en somme qu’un engouement passager. Comme tous ceux auxquels nous avons résisté, il mourra de ces propres excès.

Les Bienfaits du Vélo. — Dans un article précédent, j’ai signalé l’envahissement de la vélocipédie. La statistique me fournit l’occasion de constater combien sont funestes ses résultats. Au cours d’une seule semaine, j’ai relevé 127 accidents dans les journaux. Les tribunauxnous apportent aussi leur contingent de procès venant se greffer sur les cas les plus graves. Un cycliste ayant estropié un enfant, a été condamné à payer 5,1)00 francs de" dommages et intérêts. Un autre qui avait blessé grièvement un père de famille, fut condamné à lui paver 10 francs par jour pendant toute la durée de sa maladie et 10,000 francs d’indemnité. Nombreux cas de cette nature se produisent, mais sont souvent étouffés par les journaux, qui ont intérêt au développement de la publicité vélocipédique.

Malgré cela, on relève en 1899 un total de 1678 accidents causés par le cyclisme, dont 452 au préjudice des femmes, 906 à celui des hommes et 320 à . celui des enfants. Pour- plus amples détails sur les bienfaits du vélo, consultez mon ami, le journaliste Banière qui appelle avec autant d’humour que de raison, la bicyclette. Une machine à écloper les gens.

Ne dirait-on pas que, trouvant la vie trojfé longue, on a tenu à lancer un appareil exterminateur qui nous aide à l’amoindrir. Comme je l’ai dit déjà, seuls les médecins à court de clients, conseillent de pédaler inconsidérément. Ceux qui vivent de la vélocipédie, ou qui ont des raisons de s’y intéresser, prétendent que l’on était aussi exposé aux accidents, avant l’avènement du vélo.

Cela n’est que trop vrai, malheureusement. Dans ces conditions, pourquoi grossir nos chances de danger. Quand on possède déjà les voitures, les chevaux, le tonnerre, les cyclones, les chasseurs et tant d’autres causes de destruction, il est vraiment cruel d’avoir créé une nouvelle machine qui écrase sans pitié les piétons, en même temps qu’elle détruit la santé de son cavalier, et l’expose à de continuels accidents.

Un de nos plus savants rnédeeins m’affirmait tout dernièrement, que si la vélocipédie continuait ses ravages^ dans une vingtaine d’années nous serons un peuple d’éclopés. De ceux qui pédalent aujourd’hui, un tiers n’existeront plus ; un tiers seront blessés, malades ou infirmes; le tiers qui demeurera assez robuste pour résister à la fatigue, aux fluxions de poitrine et assez chanceux pour échapper aux accidents, souffrira du remords d’avoir renversé, blessé ou écrabouillé les inoffensifs promeneurs.

Conclusion : La vélocipédie est un nouvel ennemi de l’espèce humaine, au même titre que le tabac et l’alcool. Les gens censés ont le devoir de combattre sans tr êve. ce nouveau fléau, jusqu’à ce qu’il ait disparu de notre civilisation.

Vélo. — Les forçats du snobisme. — Un de mes confrères, d’un journal très important, appelait récemment Les Barbares, ceux qui abusent du cyclisme, qui peu à peu lui appartiennent corps et âme, et finissent par ne plus faire qu’un avec leur machine. Cela; peut être une variété remarquable de. l’immense cohorte pèdaleuse, comme aussi, reeonnaissons-le franchement, il y a des gens sensés, ne demandant à leur machine, qu’un salutaire et amusant exercice ; mais les plus curieux à observer, sont ceux qui s’éreintent à courir les routes, passant une partie de leur temps vissés sur leur bécane, uniquement parce que c’est bon

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.genre. Quiconque se respecte aujourd’hui, quels que soient son sexe et sa position sociale, doit posséder une bicyclette. Ce sont les mêmes snobs qui ne se montrent plus sur le boulevard,dès que le grand prix est couru, qui annoncent bien haut leur départ pour la campagne tous les samedis, qui suivent la mode, et subissent toutes les servitudes, qu’il plaît au goût •du jour de leur imposer : Ce sont les Forçats du Snobisme.

Ôbservez-les dans les sociétés; ils ne parlent que de cyclisme. Le nombre de dents de leur pignon, leTOulement de leurs billes, la qualité •des pneus les préoccupent bien plus, que l’alliance franco- russe.

En route, couchés sur leur cheval d’acier, avec leur automatique et •énervant jeu de pédales, erovez-vous qu’ils admirent le paysage, qu’ils s’intéressent aux moeurs des habitants ? Nullement. Hypnotisés sur le guidon, ils n’ont qu’un unique objectif : avaler des kilomètres en ne relevant de temps en temps les yeux, que pour consulter un poteau indicateur ou voir passer, satisfaits, les bornes kilométriques.

A les voir crispés, suant et peinant sur leur bécane, on les croirait -condamnés, nouveaux juifs-errants du cycle, à courir le monde jusqu’à •ce qu’ils en trouvent le bout.

Notez qu’en outre des désagréments précédemment analysés, ils s’exposent à une foule de maladies. Les cyclistes souffrent d’inflammations au périnée ; aux crampes des pieds. De plus, il est aujourd’hui prouvé que la véloeipédie à allure •désordonnée, ne tarde pas à altérer la vue et fatigue les poumons. g

Ces différentes considérations ne sont pas à l’avantage des humains. Il est quelque peu décevant de voir que les nobles émulatiôns, les luttes généreuses pour les idées, l’intellectualité, l’esprit français, qui tint si longtemps notre race au sommet de la civilisation; il est décevant, disje, de constater que tout cela menace de sombrer, dans le snobisme du •cycle et que les travailleurs de la pensée, du devoir, de tout ce qui est moral, grand et humain, sont à la veille d’être débordés par les Forçats de la Pédale.

Vélo (Le) et le sans-gêne des cyclistes. — En même temps que la véloeipédie a introduit un regrettable laisser-aller dans le costume, elle a fait naître, dirait-on, des mœurs nouvelles nullement à notre avantage. Je ne -voudrais rien dire de désobligeant envers beaucoup de personnes qui, quoique s’adonnant au cyclisme, ont su conserver une correction absolue; il n’en est pas moins évident que cet envahissant sport est en train de détruire notre légendaire courtoisie française.

On commence par se laisser-aller à la négligence de la mise, on continue par adopter un vocabulaire plutôt grossier,et finalement, on devient soi-même encombrant, poseur et insupportable. J’ai observé cela cent fois et, tout récemment, voici les faits incroyables dont j’ai été témoin, faits qu’on pourrait considérer comme une règle dans certain milieu tant ils sont fréquents.

Dans une maison de campagne où j’étais moi-même en villégiature, on attendait un ami et sa femme, tous deux pédaleurs endurcis et convaincus. La veille de leur arrivée, notre amphytrion reçut cette dé-, pêche : « Ma cousine Euphrasie désirant être des nôtres, je l'emmènerai en tandem, avec votre permission. » Le lendemain tout était prêt pour recevoir la petite troupe ; on avait, pour cela, bouleversé toute la maison. Vers midi on commença à trouver que les mangeurs de kilomètres pourraient bien être exacts. La demie sonne : on attend toujours. A une heure, 1 estomac impatient, on décide de se mettre à table en qualifiant d inconvenante, la conduite des absents.

On allait entamer le premier plat, la faim à peine trompée par les

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hors-d’ œuvres, quant tout à coup une véritable invasion emplit la salleà manger. Ils étaient sept dent on ne pouvait distinguer ni l’âge ni le sexe, tant ils se ressemblaient par un costume uniforme autant que disparate. Sales, suants, rouges, les cheveux sur les yeux, ils avaient l'attitude de gens qui s’apprêtent au pillage. Comme nous nous étions levéspour les recevoir, l’ami attendu s’adressant au maître de -céans, sans songer un seul instant à lui présenter des excuses :

— C’est déjà fini, mais cela ne fait rien, ne vous dérangez pas, nous nous accommoderons bien des restes.

On allait lui expliquer que nous commencions à peine, mais le voilà, qui, sans rien entendre, prend verres,, assiettes, couverts, serviettes et les substitue aux nôtres; ses camarades l’imitent, puis tous s’attablent et mangent à notre barbe. C’est alors seulement que l’ami daigne expliquer la présence de ses compagnons. Sa cousine a désiré amené une amie et son mari. En route, un pneu s’étant crevé, on avait eu recours à l’obligeance de deux cyclistes, passant par là, pour le réparer, et on les avait remerciés en les invitant.

Et les sept barbares, une fois bien, repus, s’allongèrent sur les canapés et fauteuils pour savourer leur café, sans avoir eu un mot aimable pour aucun des assistants.

Si l’on ne réagit pas contre ces mœurs d’hippodrome, la politesse française n’existera bientôt plus qu’à l'état de souvenir parmi les. esclaves de Sa Majesté : Le Vélo !

Le Vélo et le Cabaret. — Le Plaisir moderne. — Onaedansé de tout temps et dans tous les pays, mais autrefois cette distraction, la plus salutaire et la plus morale, était bien plus populaire qu’aujourd’hui. De nos jours, le Café et la véloeipédie, écartent la jeunesse d’un plaisir qui, cependant, lui convient mieux que tout autre.

Toutefois, le temps- n’est pas éloigné, où, comprenant combien l’homme a perdu en désertant le bal, on reviendra purement et simplement aux bonnes sauteries de familles, qui sont un des plus- solides éléments, du bonheur domestique.

J’ai souvent expliqué: le mal fait par la véloeipédie à la santé et aux belles manières ; qu’il me soit permis de dire en cet article, que l’action de l’alcool et de l’estaminet, n’est pas moins désastreuse sur l’éducation et l’avenir de la race.

A fréquenter le café, la jeunesse ne compromet pas seulement sa vitalité, son intelligence et sa force : elle gaspille bêtement un argent qui fait souvent défaut sous le toit familial et, en laissant celui-ci vide et morne, elle arrive à pousser à la négligence de l’intérieur, les femmes elles-mêmes.

Je vous laisse à: penser ce que deviendront nos maisons, et vers quel cataclysme s’orientera l’éducation de nos enfants, le jour où la femmeabandonnera le foyer. Ces fâcheux symptômes sont en voie de manifestation, puisque le beau sexe fréquente de plus en plus, les établissements, où l’on boit, en écoutant d’horribles insanités dans une atmosphère depestilence et de fumée, et que, rêvant de porter la culotte autrement qu’à, la maison, les dames enfourchent le vélo comme de vulgaires coureurs.

Combien le tableau changerait de facé, si l’on voulait bien revenir aux usages mondains du passé? Peut-on rêver quelque chose de mieux pour le bon exemple à donner aux enfants, que ces réunions de famille, où l’on danse, où l’on se repose du bal par l’audition de quelques monologues ou chansons ? Ne sentez-vous pas que cela attache les hommes au foyer ; qu’ils gagnent générosité et courtoisie, à ce contact frequent, avec des personnes à qui l’on a le désir de plaire? A ces bonnes relations-

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