BLANCHETTE
La dame fait les mêmes pas en commençant du pied opposé.
Après les 32 mesures de valse, on reprend à la première mesure, avec la lre position.
BLANCHETTE (La). — 48 mesures : 16 à 2/4et 32 à 3 temps. — Cette danse inédite en pas et attitudes, demande, quoique très simple d’exécution, une étude approfondie des attitudes du corps, du jeu des bras, de la physionomie, un accord complet avec la musique, qui est du reste appropriée pour cette danse, afin de lui conserver sa beauté grave et majestueuse.
Les amateurs de l’art de Terpsichore, du beau et du nouveau, ne devront donc l’esquisser, qu’après de bonnes et sérieuses répétitions.
Créée par M. Giraudet, ie 12 mars 1898, en témoignage d’amitié pour Mme Delannoy et en l’honneur de la soirée qu’elle donna pour fêter les 19 ans de Mlle Blanche Delannoy sa fille.
Poésie à Mme Delannoy, à Mlle Blanche, à l’occasion de ses 19 ans
Voilà déjà-deux. ans qu’une fête brillante Marqua de votre Sœur les dix-neuf printemps;
Ce soir e’est votre tour et votre Mère aimante Veut aussi consacrer cette étape du temps.
Dans votre Souvenir, gravez, Mademoiselle,
Les vœux que nous formons. en ce jour solennel : L’avenir vous sourit, car dans votre prunelle Brille l’étoile d’or, ce talisman du Ciel.
Avec votre Sœur Berthe et- Marthe et vos Amies Vous formez un essaim de papillons d’azur,
Quelle est la -plus charmante? Elles sont si jolies!
Nul n’a pour l’exprimer, le regard assez sûr.
Pour couronner l’éclat.de cette belle fête Je dépose à vos pieds en guise de présent Une danse nouvelle : Accueillez La Blanehette,
Cela fera plaisir à l’exquise Maman.
Elle vous aime bien cette excellente Mère Et tout le monde ici ne saurait l’oublier;
Madame Giraudet la chérit, la vénère ;
Je l’estime beaucoup, ainsi que Goublier.
Tous se joignent à moi, les amis, les élèves.
Pour conserver au cœur le reflet de ce jour.
Qu’un heureux avenir verse les plus beaux rêves A votre Mère, à vous, objet de son amour.
E. Giraudet.
Réponse à la Poésie
Vous frappez, mes amis, tout au fond de mon cœur En célébrant ainsi ma jeunesse en sa fleur.
Je sens monter ie cri de ma reconnaissance Et je vous dis : Merci de votre bienveillance !
Merci d’être venus, malgré le froid ce soir M’apporter vos bons vœux qui me comblent d’espoir. Mais tout d’abord, je dois à ma mère chérie ■ Exprimer le bonheur dont j’ai l’âme ravie :
O ! ma bonne maman, dont l’unique plaisir Est de toujours prévoir notre moindre désir.
Tu voulus rassembler pour mon anniversaire'
La gaîté, les amis, les fleurs et la lumière ;
BLaNCHÉÏTÉ
Ce qai ebarme le cœur et réjouit les yeux :
Ou ne peut rien rêver de plus délicieux.
Maintenant je m’adresse à mon maître de danse Qui composa pour moi avec tant d’élégance L’attrayante « Manchette » aux mouvements si doux.
Merei, cher professeur, c’èSt fort aimable à vous D’avoir donné mon nom à votre œuvre nouvelle A coup sûr, celle-ci vaut mieux que le modèle.
Enfin, ayant fait vœu de ne rien oublier,
Je dois remercier l’orchestre Goublier :
Flûtes et violons qui donnez à la dansé La joyeuse vigueur ou la belle indolence.
Vous qui, du Paradis, donnez l’illusion,
Acceptez ce seul mot : Félicitation.
Ah! ce doux souvenir de fête ët de jèüfiésëe,
Je le conserverai jusque dans ma vieillesse Lorsque j’enseignerai dé mes pas chancelants A danser la Manchette h mes petits enfants.
Position. — Le cavalier et la dame se placent en face l’un de l’autre, puis ils appuient un peu à gauche, l’épaule droite du cavalier ch. fa ce de l’épaule droite de la dame ; ils se donnent main droite à main -droite et élèvent Ces mains à hauteur de la tête, les bras â detni-pliés et arrondis, les yeux regardant les doigts des mains élevés.
Les dames soutiennent leur robe de la main gauche et la tendent sür le côté et les cavaliers placent leur main gauche sur leur hanche gauche.
Dans cettè position ils commencent la dâüse du même pied, damé et cavalier. v
Première mesure. — Glisser le pied gauche en. avant. Rapprocher le talon droit devant et près de la pointe du pied gauche. Glisser le pied gauche eri avant.
2e mesure. — Poser la pointe du pied droit eh avant, le talon droit à 10 centimètres de la pointe du pied gauche et en tournant la tête à gauche.
Pivoter sur le talon gauche en tournant à droite et en plaçant Je pied droit devant le talon droit en face et à 20 centimètres de la cheville gauche ; en tournant la tête à droite, puis en la baissant de manière à ce que les yeux de la dame -et du cavalier se rencontrent par dessous les mains élevées, les bras étant bien arrondis en demi-cercle, les 2 mains presque au-dessus de là tête de la dame.
Lés bras doivent former une espèce de cadre ovale autour de la tête de la danseuse. Dans ce mouvement, les danseurs doivent se rapprocher un peu l’un de l’autre.
3e et 4e mesures. — Cavalier et dame se quittent la main droite pour se donner main gauche à main gauche et répètent en commençant du pied droit ce qui a été dit pour le pied gauche. ^
5e, 6<ç 7e et 8e mesures. — Répéter les 4 premières mesUrês.
9e, 10e, 11e, 12e, 13e et 14e mesures. — Cavaliers et dames se donnent main droite à main droite et font deux tours de main droite par 6 pas de polka élevés. (Voir le nota pour la théorie et la position de eés pasl)
15e et 16e mesures. — Pirouette à gauche â sa dame, puis se quittent la main et font un grand salut et une grande révérence.
^Ensuite le eavalier enlace sa dame, dans la position de la valse ordinaire, et en exécutent, 32 mesures. Puis cavaliers et dames se quittent, se font un saint et une révérence et reprennent la position primitive pour recommencer toute la danse. Celle-ci se répète autant de fois que cela plaît aux danseurs et aux musiciens.
BLASONS — BOCANE
On finit par un grand salut et une grande révérence, et le cavalier offre la main à sa dame pour la reconduire à sa place. Salut, etc.
Nota. — Théorie du pas de Polka-élevé pour faire le tour de main droite.
Elever le pied gauche en avant sur le côté droit, lejarret tendu, en pliant le corps à gauche, en pliant aussi le genou droit et en baissant un peu la tête en avant.
Glisser le pied gauche en avant, et redresser le corps droit et souple, la. tête haute.
Rapprocher le pied droit au pied gauche.
Glisser le pied gauche en avant (1 mesure ou 4 croches).
On opère de la même façon pour le pied droit (1 mesure).
La Blanchette (Abrégé.) — Cavalier et dame main droite à main droite, 8 mesures, en changeant de main.
6 pas de polka élevés par un tour de main droite (6 mesures), 2 mesures pour la pirouette et . le salut et 32 mesures de valse.
Grand salut et reprendre au commencement.
BLASONS - L’ordre et les règles du blason dans l’art héraldique datent du xne siècle, les mieux titrés, à cette époque, avaient le privilège de pouvoir faire leur choix et d’inviter les premiers les dames, pour la danse. -
Beaucoup de gens ignorent l’ordre hiérarchique des titres nobiliaires. Ils sont fort excusables, nos mœurs égalitaires et démocratiques ayantcomplètement, sinon démodé, du moins rendu sans valeur les particules et blasons. Toutefois, nous avons cru bon de rechercher dans quel ordre s’étagent les titres dont sont encore si friandes les filles d’épiciers enrichis, les écuyères, les actrices sur le retour et les bâyadères en rupture de pirouettes. Voici la coulée de noblesse telle qu’on la rencontre en descendant les marches du trône : Prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron et chevalier.
BOCANE (La). — 2/4 — La Bocane est une danse grave et figurée que l’on commença à danser en 1646 et qui doit son nom à Boc-an, maître à danser de la reine Anne d’Autriche, de Charles Ier, roi d’Angleterre, et des princesses de l’Europe.
Danse créée sous Louis XIV par Bocan, en 1646, et dont la reine-mère, Anne d’Autriche, fut marraine. Louis XIV excellait, non pas seulement dans la Bocane, mais encore dans le ballet de Cassandre, dans lequel il débuta à l’âge de 13 ans; puis dans le ballet de Flore, dans la Sissonne, la Bourrée, le gai Rigodon d’Auvergne, la Courante, la Sarabande, le Menuet, tout cela, pendant 18 ans.
(2 personnages.) — Dame et cavalier dansent du même pied, on part avec la note sur la lre mesure, le pied droit se glisse en avant à terre en pliant sur le genoux gauche, on incline le haut du buste, on se relève en portant le corps sur le pied droit, cela donne une révérence en avant.
2e mesure, le pied gauche se glisse comme ci-dessus, mais, en passant près du talon droit, l’épaule gauche s’efface, le haut du buste s’inclinant légèrement vers le cavalier, cela donne une révérence en passant ; le cavalier efface l’épaule droite pour s’incliner vers la dame, tous deux se relèvent en fermant le pied droit devant le talon gauche, pour se remettre de face. La dame donne main gauche à main droite au cavalier, et prend sa jupe à droite.
3e mesure, du pied droit le premier, on fait trois pas marchés en avant, l’orteil du pied gauche reste à terre en arrière pendant le 4e temps de la mesure.