‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 34 sur 210 · CARNET · texte numérisé non relu

CARNET

Voici maintenant la Carmagnole dansée sur les places publiques après la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.

Cavaliers et dames chantaient un couplet de cette chanson, la Carmagnole, puis le refrain était chanté et dansé comme suit : Un tour de bras droit en sautant et en croisant le pied droit devant le gauche et en sautant sur le gauche; répéter 4 fois. Un tour de bras gauche, un tour des - • deux mains.

Cavalier, main droite à- main gauche à sa dame, frapper un pied à terre en élevant l’autre. Répéter 4 fois.

Cavalier et dame se donnent les deux mains en se faisant face, et répètent le pas ci-dessus du pied opposé l’un de l’autre. Répéter ces pas et figures après chaque couplet (au refrain). Puis, pour finir, danse générale en rond.

CARNET DE BAL (Le), de E. G., en 1898. - Si les carnets de bal font fureur et remplacent aujourd’hui partout l’invitation verbale, c’est moins à la mode qu’il faut l’attribuer, qu’aux incontestables services rendus par ces élégants petits Memento chorégraphiques.

Au moment de l’invitation, les messieurs, s’inclinant respectueusement, disent : « Madame, ou mademoiselle,, me permet-elle de lui demander une valse ou un pas de quatre? » En cas d’acceptation, la personne tend son carnet, et le monsieur y inscrit son nom ou ses initiales en regard des danses accordées.

Le carnet doit être rendu avec un mot de remerciement accompagné d’un gracieux salut. La dame répond par une inclinaison de tête, sans se déranger de sa place, qu’elle soit assise ou debout.

La mode actuelle permet aux danseurs de s’inscrire pour 4 danses, dans une soirée ou un bal de nuit comprenant deux parties dansantes. Les messieurs peuvent donc s’inscrire pour deux danses dans la première partie et deux dans la deuxième. Toutefois on fera preuve de tact, si les danseuses" sont nombreuses, en ne s’inscrivant qu’une fois, de manière à figurer sur le plus grand nombre de carnets possible.

Jë conseille aux dames d’inscrire leur nom èn tête de leur carnet — En ma qualité d’innovateur, je fais toujours ménager pour cette inscription un emplacement semblable à celui-ci sur les , - L - — •

carnets de bal. — On ne saurait croire combien cette Mme Giraudet \

petite précaution est utile. Admettez qu’une per- 1 — - — — - —

sonne perde son carnet, chacun est à même de le lui rapporter par ce moyen. Elle-même, de son côté, peut le rechercher efficacement.

Quant aux messieurs, ils bénéficient d’une sensible facilité à retrouver leur danseuse grâce, à cette petite innovation. Au reste, ils étaient jusqu’ici embarrassés pour désigner sur leur propre carnet les dames invitées, quand elles leur étaient inconnues. Il leur arrivait parfois de les oublier, Ou plutôt d’en avoir l’air, tandis que cette impolitesse était uniquement due à la confusion issue, de l’absence de nom.

Ces embarras ne sont plus à redouter. Eh s’inscrivant sur le carnet =d’une dame, on voit son nom qu’on porte en regard de la même danse sur son propre carnet. Par cette précaution, aurait-on oublié la physionomie de la personne,, il sera toujours facile de retrouver Mlle Loyvy en s’adressant par exemple, à la maîtresse de maison. On se précipite, deux mot» d'excuse, et la gaffe que l’on allait commettre est évitée. Les danseurs s’inscrivent donc sur les carnets des dames pour une on deux danses, tandis qu’ils inscrivent le nom des danseuses sur leur propre carnet, en veillant bien que le dit nom soit exactement porté au même numéro de danse. Au cas où les messieurs ne seraient pas pourvus de carnet, ce qui

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