CIEL
une ligne droite en avant et en arrière, en enlevant et en abaissant le talon au 4e temps au lieu de pivoter. Cette danse peut aussi être dansée à l’envers.
5e. — Dame et cavalier, en tournant, doivent s’écarter, légèrement, l’un de l’autre. De cette manière ils profitent de la force centrifuge, qui leur rend faciles leurs mouvements. Il est impossible à qui que ce sait de bien danser, en conservant le dos comme si la colonne vertébrale était un seul os rigide.
6e. — N. B . — La Chorolistha est un mouvement admirablement d’accord avec la construction du corps humain, et il est possible, en considérant l’influence de la pesanteur des membres, la manière de leur articulation aux jointures, et l’action naturelle d’une pendule, d’arranger (soutenir) l’équilibre de telle sorte que, lorsque le mouvement des deux (dame et cavalier) est dans un absolu accord avec les nécessités physiques, le mementum acquis dans la progression, portera leurs pieds, en exécutant quelques pas, à la position correcte sans aucun effort musculaire. Il n’est pas nécessaire de dire que cette parfaite facilité de mouvements, si elle n’est pas spontanée, ne peut être enseignée que par des professeurs spéciaux.
7e. — Pour le dernier mouvement, le cavalier doit présenter sa main, paume en dessus, en l’enlevant avec un geste gracieux, d’un état de pronation. (les os de l’avant-bras étant croisés, le pouce tourné vers la poitrine, les doigts curvés (arrondis), et en l’abaissant vers la dame dans une condition opposée à sa supination (les os de l’avant-bras étant parallèles et le pouce en dehors). La dame place sa main, paume en bas, sur celle du cavalier, en la conservant dans un état de pronation, le pouce tourné vers soi et le poing libre. Les bras, au moment d’être enlevés, doivent être arrondis avec grâce, de sorte que les visages du couple, qui sont tournés l’un vers l’autre, ne doivent pas être cachés par les bras ; on doit éviter toutes sortes d’angles disgracieux. Le pied droit, dans la lre partie, doit être avancé vers le pied droit du couple, et le pied gauche, dans la 3e partie, vers le pied gauche du couple. Dans la lre partie, 8 mesures, ils tournent à droite ; dans les 2mes, 8 mesures ils tournent k gauche.
Positions. — Les élèves, connaissant les 5 positions des pieds, trouveront utile de savoir que, par ce qui regarde le demi-tour en arrière, le pied gauche, pour le 1er pas, est placé en deuxième position ; pour le 2e pas, le pied droit est porté en 3e position derrière ; pour le 3e pas, le pied gauche est glissé à la 4e position en arrière, et pour le 4e temps de la mesure le pied droit est porté à la 3e ou 5e position derrière, la pointe effilée tournée en bas près du talon gauche en tournant. Le pivot (le tour) sur la plante du pied gauche, porte le pied droit en 3e position, devant sur la pointe, prêt à commencer le pas suivant.
Pour le demi-tour en avant, le pied droit est, pour le 1er pas, porté à la 4e position devant (le talon restant à quelques pouces de la pointe du pied gauche). Pour le 2e pas en avant, le pied gauche est porté en 2p position réduite, en tournant un peu. Pour le 3e pas en avant, le pied droit est glissé en 4e position agrandie, le talon restant, à peu près, à un pied de distance de la pointe du pied gauche, et pour le 4e temps de la mesure, le pied gauche est porté en 3e ou 5e position derrière, la pointe tournée en bas, près du talon du pied droit, en tournant sur la plante du pied droit.
CIEL (O. Géo). - « Saudades de nossa Môe que esta, no Ceo ; Danse des êtres chers qui sont partis pour le Ciel. » — 12 mars 1898.
Danse et musique créées par M. E. Giraudet , 39, boulevard de Strasbourg, Paris , sur les données et la demande de M. Da-Silrsa , portugais. — Cette danse doit être exécutée avec les jeux de la physionomie, des yeux, des bras, du corps, lesquels étant bien en harmonie, peindront la douleur d’avoir vu disparaître la mère qu’ils aimaient. Il faut enfin se bien pénétrer du sujet et par les gestes remplacer la parole.
Note aux musiciens. — 8 mesures d’introduction, représentant la foudre. 32 mesures de pantomime lugubre. 128 mesures de danse à 4 temps (lente et gaie). 8 mesures de final pour l’apothéose, baiser au ciel et salut final.
Introduction. — 8 mesures. 1° La jeune fille placée entre les deux jeunes gens, entrent tous trois en scène en se donnant la main, et font une révérence tous ensemble au public ; puis la jeune fille se détache des messieurs et fait 3 pas en avant.
32 mesures de pantomime exécutées par la jeune fille seule, précédant les messieurs de 2 ou 3 mètres en avant.
Voici les paroles que la jeune fille doit mimer en agitant ses bras, tantôt en l’air, tantôt en bas, et en appuyant ses mains sur ses yeux de temps en temps : «Notre mère chérie est partie ! nous ne la reverrons plus, elle que nous aimions tant ! est-il possible qu’on nous l’ait prise et qu’on l’ait mise dans la terre glaciale d’où nul ne revient ! »
Les 2 jeunes . gens s’enlacent, et dans cette position, s’avancent auprès d’elle en glissant le pied droit, puis le pied gauche ; puis passent le pied droit derrière, genre révérence, en la saluant, puis regardant la jeune fille, ils lui miment de ne plus pleurer, que leur mère est montée au ciel, qu’elle les voit et qu’elle est très heureuse d’êtrte avec les anges ; elle leur dit de se réjouir, qu’elle est heureuse d’être là haut, et qu’elle veillera sur eux ; les jeunes gens ayant réussi à la convaincre, lui disent qu’ils vont danser afin de contenter leur mère qui les admire.
Danse du Ciel. — 32 mesures répétées 4 fois. — 2° 16 mesures. — Le cavalier de droite, de sa main gauche, prend la main droite du cavalier de gauche, ces deux mains se placent derrière et reposent sur la taille dé la dame.
La dame place sa main droite sur l’épaule gauche du cavalier de droite, et sa main gauche sur l’épaule droite du cavalier de gauche.
La main droite du danseur de droite fera les mêmes mouvements et attitudes que le pied qui danse. Idem pour la main gauche du danseur de gauche.
Exemple : Lorsque l’on glisse le pied, tenir la main basse, lorsqu’on élève le pied, élever la main haute en l’air, en attitude, etc. . .
Tous les 3 partent du même pied.
1” mesure. — 1 er et 2e' temps de la mesure. — Glisser le pied droit en avant et à droite (oblique) en portant le poids du corps' en avant sur lé pied droit, en pliant un peu le corps en avant et en baissant la tête.
3e et 4e temps. — Redresser le corps sur le pied gauche, en rapprochant la pointe du pied droit près de la pointe du pied gauche, puis élever aussitôt le pied droit en 4e oblique en avant et en l’air.
2e mesure. — 4" temps. — Passer le pied droit croisé derrière le gauche.
2e temps. — Glisser le pied gauche sur le côté gauche (oblique en arrière).
3e et 4e temps. — Assembler le pied droit devant le gauche.
3e mesure. — 4" et 2e temps. — Glisser le pied droit sur le côté droit (oblique en avant).
3e et 4e temps. — Passer le pied gauche croisé devant le droit (sur le côté droit).
4e mesure. — 7" et 2 6 temps. — Glisser le pied droit sur le côté droit {oblique en avant).
3e et 4e temps. — Sauter 2 fois sur le pied droit, le corps en avant, les mains libres sont élevées, et le pied gauche en l’air, en 4e derrière (les yeux regardant le ciel). Répéter ces 4 mesures en partant du pied gauche. Répéter ces 8 mesures, mais le glissé et les 2 sauts de la 4e mesure, seront remplacés par 3 changements de pied, en sautant sur les demipointes de 5e en 5e.
3° 16 mesures. — lTe mesure. — lei et 2e temps. — Elever le pied droit en 4e en avant, poser le pied à terre en avant. - 3e et 4e temps. — Idem du pied gauche.
2e mesure. — Elever le pied droit en avant, de suite porter le pied droit en arrière, puis le pied gauche, ensuite rapprocher le pied droit assemblé devant le gauche. (On fait ces 2 pas marchés en arrière en pliant un peu le corps en avant et se redressant à l’assemblé).
3e mesure. — 7" et 2e temps. Glisser le pied gauche à gauche en 2e, s’enlever sur la pointe du pied gauche et retomber sur le talon en plaçant la pointe du pied droit devant, sur le cou-de-pied gauche.
3e et 4e temps. — Glisser le pied droit à droite en 2e, s’enlever sur la pointe du pied, et retomber sur le talon en passant la pointe du pied gauche derrière.
4e mesure. — Répéter la 3e mesure. Répéter les 4 mesures du 3° en commençant par le pied gauche (4 mesures). Puis répéter tout le 3“ (8 mesures). Reprendre toute la danse en commençant à partir du 2“ (16 mesures). Répéter encore 3 fois ces 32 mesures. . y
4" 8 mesures. — Final, apothéose. — Les messieurs mettent un genou à terre, le cavalier de gauche le genou gauche, et le cayalier.de droite le droit, en se quittant les mains pour les donner à la jeune fille, laquelle s’élève en posant son pied gauche sur le genou droit du cavalier de gauche, et son pied droit sur le genou gauche du cavalier de droite. Tous les 3 prennent une belle attitude finale en regardant le Ciel. - Sur la dernière mesure finale, la jeune fille quitte la main des messieurs, saute à terre et de ses deux mains envoie des baisers au ciel. Ils saluent tous les 3 ensemble et disparaissent.
cinq pas usités en toute danse (Les). — Tous les pas de danse dont on se sert pour tout, ce qui existe en pas ou danses, figures, etc., peuvent se définir en cinq pas, qui sont :
1° Le Pas droit qui se fait en avant ou en arrière, en marchant.
2° Le Pas ouvert se fait en dehors, puis en dedans, en faisant décrire à une jambe, un arc de cercle de côté en 2e à terre.
3° Le Pas rond pu grave, est analogue au pas de basque sur toutes les faces.
4° Pas battu, se fait dans toutes lès positions, les jambes se battent l’une contre l’autre, dans un mouvement aérien.
5° Le Pas tortillé se fait en tous sens, avec les mouvements d’un, pied qui passe autour de l’autre, ou se tortille en l’air ou à terre.
Voici maintenant, d’autres pas ou temps de danse, que l’on emploie dans toutes danses : des pas marchés, des jetés, des pliés, des élevés, de faux pas, de cabrioles, de tombés, de sissonnès, dé glissés, de tournoiements de corps, de cadence, de figures, etc.
Les pas marchés sont des mouvements de pied en avant ou en arrière, à droite ou à gauche.
Les pliés sont des flexions de genoux; les élevés, c’est l’extension d’une jambe en l’air sur toutes les faces.