COUPÉ — COURANTE
COUPÉ dessus (Pas). — Les pieds étant l’un près de l’autre- (assemblé) : plier les deux genoux en élevant le pied gauche en 4' derrière ; rapprocher le pied gauche derrière le droit en élevant le pied droit devant en 5e en l’air.
Le coupé se fait du pied droit ou gauche et sur toutes les faces.
Le coupé dessous est le même que le coupé dessus, sauf qu’il est allongé en avant et chasse l’autre en arrière, au lieu d’être en avant.
Pour un coupé dessous, si on se trouve dans une position en l’air, c’est le pied qui est en l’air, qui doit faire le coupé.
Si les deux pieds sont à terre, on doit le faire du pied marqué par la théorie.
Lëâ coupés se font aussi terre à terre sans élever les pieds, mais en les glissant et les chassant bien, sans perdre le parquet ou sur les pointes.
COUPÉ à droite (Demi). — Plier les deux genoux en glissant le pied droit en avant, s’enlever sur la pointe droite, en rapprochant le pied gauche soulevé derrière le droit. Idem de l’autre pied.
COUR (La) pendant les fiançailles, soirées des accordailles. — Exemples tirés des cours Belge et Anglaise. — Tome Ier, page 49.
COURANTE (Pas de). — 2/4 lente. — Danse grave. — Glisser le pied gauche de côté en 2e.
Passer le pied droit en avant en 4e, en le glissant bien ; rapprocher le pied gauche derrière le droit (1 mesure). — Répéter de l’autre pied (1 mesure).
Pour les différents pas et genres, voyez Courante (danse).
Les bras jouent un rôle avec concordance, en opposition des pas exécutés.
COURANTE (La). — En 1600. — Mesure à 3 temps. — La Courante, en italien corrente (courant de l’eau), était une danse très animée. C’était, du reste, une espèce de branle, fort gracieux dans le principe.
Elle se dansait par 3 couples et par pas glissés, courus; sans perdre le parquet.
Les 3 couples exécutaient des passes-passes à droite et à gauche en courant, et en changeant de danseurs et danseuses.
.Un cavalier conduisait sa danseuse à l’extrémité de la salle, et lui, reculait seul à l’autre extrémité. Idem pour les autres couples.
Puis les messieurs, l’un après l’autre, allaient inviter une des 3 dames, celle-ci acceptait ou refusait en lui tournant le dos. Il s’adressait à une autre, etc.
Les 2 autres messieurs faisaient de même.
Quand une dame acceptait un danseur, celui-ci devait se mettre à genoux pour la remercier de cette faveur.
D’après l’histoire de cette danse, il paraît que les rois Louis XIII et Louis XIV excellaient dans le pas de courante, qui se faisaient ainsi : . Glisser le pied droit en 2e puis en 4e, en avant, ramener le pied gauchederrière le droit en faisant une volte-face ou sans en faire. Idem de, l’autre pied.
Les danseurs étaient côte à côte de leur danseuse, et dansaient ensemble les différentes passes que demande cette danse, en faisant les pas de courante et pas courus.
Le pas couru est une marche vive, en glissant sur la plante des pied» sans quitter terre, en remuant la tête, les jambes et les bras.