‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 68 sur 210 · EDUCATION — ÉLEVÉS · texte numérisé non relu

EDUCATION — ÉLEVÉS

Qui, mieux que les maîtres de danse et de bon ton, est à même d’apprécier en quelle décadence est tombée l’éducation parmi les jeunes gens du monde. On en voit, garçons et demoiselles, qui sont bacheliers et brevetés, connaissent plusieurs langues, et qui sont ignorants des premières notions de tenue et de politesse..

Nous la voyons défiler, cette jeunesse, à nos leçons et cours de danse, et pouvons apprécier combien elle pèche par l’éducation. Presque tous ont négligé ce côté utile de la vie, pour se lancer trop avant dans des connaissances souvent inutiles, dont la première conséquence est de fatiguer le cerveau, et d’inculquer une ambition désordonnée, et une soif de grandeurs, à des enfants nés dans des situations modestes, ou destinés à des positions très terre à terre.

Je fais exception, bien entendu, pour ceux qui visent les carrièreslibérales, où l’instruction n’est jamais de trop. Néanmoins ces derniers devront, comme tout le monde, s’inquiéter de connaître les usages, les devoirs de chacun, et les règles de la bienséance.

Ges connaissances constituent, en somme, la pratique de la vie ; elles sont donc de la plus urgente nécessité. Au lieu de cela, on sème les illusions, on pervertit l’enfance, on détourne la jeunesse de la voie pratique; et utile, par le surmenage scolaire. Aussi, tous rêvent, par l’instruction, de devenir célèbre, haut fonctionnaire ou diplomate. Quant aux jeunes filles, elles espèrent toutes- épouser un millionnaire qui appréciera en elles, les qualités de l’instruction. Détrompez-vous, mesdemoiselles, l’homme intelligent recherche, pour compagne, une femme modérée en instruction, mais d’une éducation raffinée.

C’est surtout chez la femme, que l’instruction détraque le caractère ; l’édücation, au contraire, produit les bonnes ménagères et les épousesdévouées. La femme bien élevée est indulgente, pleine de tact et de serviabilité. La pédante, n’arrive qu’à se rendre insupportable partout, et à. tous. Les hommes poseurs et prétentieux agissent de même, regardant le commun des mortels avec dédain, du haut de leurs vains diplômes. Riche ou pauvre, lorsqu’on est bien élevé, on est bon et à l’aise avec tout le monde, sinon chacun vous fuit. Il est donc absolument nécessaire d’intervertir les rôles : que l’éducation soit prodiguée à tous, mais que l’on réserve la haute instruction aux seuls intelligents, chez qui elle donnera de bons résultats. Voltaire a dit : « Un bon éducateur doit être le premier objectif du père, de famille. »

Nul ne saurait être meilleur éducateur qu’un professeur de danse, car il a l’habitude du monde et de la jeunesse, et juge d’un coup d’œil, le côté faible des élèves. Un tel éducateur a sa place marquée dans la famille, et dans tous les établissements scolaires.

EDUCATION (L’) des enfants. — Tome I“, page 14.

ÉGLISE (Les mariés, les invités au Temple, à la Synagogue et à T). — Tome Ier, page 59.

ÉLÉGANTE (L’), de É. G. — Tome I", page 135. — Comp. Lyon ; èd. Etseillard , 39, boulevard de Strasbourg .

ELEVATION (L ). - Le danseur, par une flexion sur les genoux, s’élève en quittant le sol ; et pendant que les pieds sont en l’air, exécute soit un entrechat, écart en l’air, tiré battu, pirouette, adage, attitude, etc.

ÉLEVÉS (Pas), à 2/4. — Allonger le pied droit en avant et en l’air. Flexion sur la jambe gauche pour s’enlever et tomber sur le pied droit ; le pied gauche reste en l’air en 4e en arrière très élevé, et les bras en attitude, arrondis au-dessus- de la tête.

Les yeux doivent regarder du côté gauche en tombant de cette éléva-

ELLSWORTH — ÉQUERRE 157

tion. Il est bien entendu que l'on doit s'enlever le plus haut possible. Répéter le tout encore deux fois en alternant de chaque pied.

ELLSWORTH (The). danse américaine , de Pittsburg, par Braun , 1895. — Musique d’Oscar Radin. — 8 mesures à 2/4 et 16 de valse. — Les couples séparés prennent la position du pas de quatre et partent du pied opposé, 3 pas marchés bien glissés en avant, et élever un pied en 4e devant (2 mesures). Répéter ces 2 mesures.

4 mesures de polka glissée en s’enlaçant, puis 16 mesures de valse.

EMBOÎTÉ (Un pas). — Etant en 3e position : le pied gauche se développe en 2e en l’air, puis passe devant le droit assemblé, en couvrant cp pied. On peut faire 1, 2, 3, 4, 5, ele. emboités successifs sans arrêt.

Développer le pied dé derrière et le passer devant, assemblé de chaque pied, une ou plusieurs fois.

Les emboîtés se font dans toutes les positions en avançant, ou sur place. .

Les déboîtés se font de la même manière, mais en passant les pieds en arrière, au lieu d’en avant.

EMMA-POLKA , de E. Giraudet 1893, musique de Brau. — Mesure 2/4. — Cavaliers et dames se donnent la main, font un pas de polka en avant, un pas sur le côté, la dame passant devant son cavalier (de la droite à sa gauche), en faisant un tour en se quittant la main pour changer de mains. Répéter de l’autre pied pour revenir à sa place. (4 mesures).

S’enlacer, et galop pendant 4 mesures. Reprendre au commencement. ENTRECHAT SIMPLE (L’). Un ou quatre. - 1° Les pieds étant assemblés en 3e :

2° Plier sur les deux genoux.

3° S’élever le plus haut possible en quittant le sol.

4° En cette position aérienne, on croise les pieds, celui de derrière qui est le gauche passe devant, et celui de devant qui est le droit, passe derrière, en se frappant le bas des mollets ou les mollets l’un contre l’autre, les pointes basses et ouvertes ; puis en retombant, le pied gauche passe derrière le droit, et le droit devant le gauche (assemblé). L’entrechat peut se doubler, se tripler, se quintupler pendant le mouvement aérien, soit, les pieds en l’air, qui se croisent devant; derrière, autant de fois que le permet l’élévation et la vivacité des jambes.

Nota. — Il est bien entendu que ce n’est pas cinq minutes que l’on doit rester en l’air, pour battre les entrechats, mais bien s’enlever de terre par une flexion des deux jambes, en perdant terre, les pointes des pieds basses, ce qui rend les mollets nerveux; on donne un coup de mollets, qui doit être donné comme deux ressorts qui se rencontrent en l’air ; il faut avoir les pieds bien ouverts, sans cela, lès mollets auraient de la difficulté à se rencontrer en l’air, et ne donneraientpas l’effet désiré.

Les bras s’élèvent en attitude en élevant le corps, ce qui l’allège et lui permet plus de facilité pour le mouvement aérien.

ENTRÉE au salon (L’). — Tome Ier, page 21, 6e alinéa..

ENTRETAILLE (L ). - C’est un saut qui précède un pas quelconque, sauter sur un pied en élevant l’autre à la hauteur de la taille et de la ceinture.

Entre la taille, vieux nom.

ÉQUERRE (Ouvrir 1’) en avant, en arrière, en sautant ou sans sauter, pour les gigues, matelottes, etc. — Les pieds en 3 e

ESCALIE1

EXOVIENNE

plier sur les deux genoux, s’élever en sautant à un mètre en avant sur les pointes des pieds, tourner sur place, sur la pointe des pieds en ouvrant les talons en dehors, poser les talons à terre, tourner sur les talons, en élevant un peu les pointes, et les ouvrir en dehors, répéter ce pas en avant, puis en arrière, pendant 8 mesures, 8.fois. On ouvrira l’équerre surplace, sans sauter, dans les mêmes conditions, un. peu plus lent.

ESCALIER (Dans la rue et dans 1’). — Tome Ier, page 22, 4e, 5e et lie alinéa.

ESCARGOT (L) et la Farandole. — Tome Ier, page 291.

ESMERALDA (L’)..',— Coquette danse, 16 mesures à 2/4, 1880, de L’ Amérique méridionale (Equateur), traduction de Giraudet — Cavalier et dame prennent la position de la polka, et font ensemble deux pas de galop suivis d’un pas de polka en faisant un demi-tour. Répéter de l’autre pied ce qui vient d’étre dit, et ainsi de suite en changeant de pied. Le cavalier commence du pied gauche et la dame du droit. Elle se danse aussi en sens inverse : en commençant par le pas de polka, continuée par les deux pas de galop, et polka générale pour finir.

ESPANA (L’) de E. G ., comp. Lutz. — Tome Ier, page 202.

ESPAGNE (Les Folies Pantomime par un couple. Mesure à 3 temps. Danse des Aragonais, 1094, sous Pierre 1,:\ — 1° La déclaration d’amour non acceptée.

2° La lettre acceptée et déchirée.

3° La bourse acceptée et jetée. . ,

4° Le poignard de la demoiselle accepté.

5° Tout en continuant à tourner, elle reprend le poignard au jeune homme triste et désolé, elle le regarde, et finissent par une valse sautée ensemble.

ESPAGNOLE (Danse), de Kèvers , êd. Katto, Bruxelles, 1895. Mesure à 3/8. — Un nombre pair de couples, indéterminé, se placent sur deux lignes, et chaque couple ayant un vis-à-vis respectif ; les -dames munies de castagnettes et les messieurs d’un tambour de basque, pour accompagner la musique, en faisant les figures suivantes : Les deux couples vis-à-vis viennent au centre, puis marchent l’un derrière l’autre en rond, ensuite reviennent à leur place; 1 pas de basque en avant en -élevant les mains, idem en arrière. Les dames changent de cavalier 2 fois, en faisant le pas de basque. Un tour de main droite à 4 en moulinet puis main gauche; 1 pas de basque et salut. On enlace sa dame et on fait avec elle un pas de redowa, en changeant de place avec son vis-à-vis, 2 fois ; puis reprendre au commencement.

ÉTOILE DES VALSEURS (L’), de E. G., 1890. - Tome H p. 193.

ÉVENTAIL (Danse de T), de E. G., 1891, comp. Luts. — Tome Ier, page 202.

ÉVENTAIL (Question de T). — Tome Ier, page 25, 9^ alinéa.

EXCENTRIQUE (L’), de E. G. - Tome I”, page 140.

EXOVIENNE (L’). — Mesure à 3/4, de E. Giraudet, 1890. — Cavalier et dame se donnent main droite à main droite, et main gauche à main gauche, les 4 mains croisées devant soi, et à hauteur de la ceinture.

1° Ils partent, cavalier et dame, du pied droit, et font 1 pas de rédowa -à droite, en obliquant en avant, 1 à gauche, 1 à droite et 1 à gauche,

FALER

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