GAVOTTE FIN DE SIÈCLE — GAVOTTE
èd. Carisch et.Janichen , Milano, novembre 1896. — Mesure à 4 temps.
— Quatre couples se placent comme dans un quadrille, et font les figures suivantes :
4 mesures d’introduction pour prendre sa place.
16 mesures pour les saluts et révérences. 8 mesures balancé général.
8 mesures roulette. 8 mesures corbeille. 8 mesures, chaîne. 8 mesures traversé. 8 mesures pirouette. 8 mesures moulinet. 16 mesures promenade. 8 mesures les lignes. 4 mesures saluts et révérences finales.
Nota- — Les figures se font en pas de gavotte et en pas marchés.
GAVOTTE FIN DE SIÈCLE 1891 - Poudre et mouche. :
— Théorie de M. J. -H. Foster ; comp. Thôbault ; èd. Ducrotpis, 21,, rue Victor Masse. — Mesure à 4 temps. — Nota : Cette gavotte est dansée en forme de quadrille par 4 couples. — Théorie. — 1° (8 mesures). Promenade avec mouvement de gavotte en pas coupés tout autour du quadrille, partant à droite et révérence.
2° (8 mesures). Balancer 4 fois, tour de main en pas marchés et révérences.
3° (8 mesures). Répéter dans l’autre sens, le 1°.
4° (16 mesures). Chassé croisé, faisant face au quadrille ; les dames passent devant les messieurs, en rencontrant d’autres messieurs et dam es dans les coins, révérences, revenir et faire la révérence à son cavalier, comme le 2°, Répéter le même mouvement. ,
5° (16 mesures). Le 1er et le 2e couple font un moulinet avec le 3e et le 4e couple, croisant la main droite, tournant une, fois avec des pas coupés, finir avec une pirouette; répéter avec la main gauche.
6° (16 mesures). Le 1er couple tourne le dos au quadrille comme dans les lanciers, tous les autres s’alignent derrière et font chassé croisé et reviennent. — Les cavaliers retournent à leur place en faisant pirouetter leurs dames.
7° (8 mesures). Répéter la lre promenade du 1°. Balancer une fois lentement, et grande révérence. Tous s’avancent au Centre du quadrille et grande révérence.
GAVOTTTE réglée dans le style Louis XV, par Louis, 1896 , 8, rue Bertrand, Rennes. — Tandis que la Pavane est majestueuse et fière, le Menuet très noble, très digne et toujours de grand ton,, la discrète Gavotte est tout ce qu’a été l’esprit français du dernier siècle, c’est la vivacité, la grâce, la finesse de nos spirituelles grand’mères.
La Gavotte est presque un petit ballet, ballet1 à deux personnages et dans lequel chacun s’efforce de briller par des pas très variés. Lé motif de l’action est à la fois charmant, délicat et léger, il évoque ce cadre séduisant créé par l’immortel Watteau.
D’abord, pour toute invitation, le galant berger s’en vient baiser la main de sa dame. Ils dansent ensuite, toute la lre. reprise en se donnant la main ; la 2e reprise est déjà plus chercheuse d’esprit, c’est un tournoi de grâce et de coquetterie entre la' dame et son cavalier. L’intérêt tout entier tient dans les deux reprises qui Suivent ; ainsi la 3' figure est une fuite précipitée, de 'la dame devant le berger qui la poursuit, avec des feintes simulées, des attaques inattendues. A l’instant de la 4e figure, une mimique charmante de la dame, fait comprendre à son cavalier qu’elle ne lui accordera rien, pourtant elle est coquette, et prend un malin plaisir à danser devant lui, cependant, que celui-ci s’avance près d’elle, et la presse d’être moins cruelle. — Non, dit toujours la bergère! A la fin elle se laisse entraîner !
GAVOTTE
Et la Gavotte se termine sur le baise-main de l’invitation.
Explication de la danse. — Dans le cours de la Gavotte, s’il arrive que la dame danse du pied opposé à son cavalier, nous indiquons toujours le pas de la dame,
Invitation à la Gavotte et baise-main. — Le cavalier prend la main que lui offre sa dame, et ils font du pied opposé : un temps de la pointe du pied droit, un peu croisé devant ; un pas ouvert à la seconde et du même pied ; passer le pied gauche devant, et rapprocher le pied droit.
Le cavalier n’assemble pas le pied gauche à la fin du pas ; il laisse seulement retomber le bras gauche ; du même temps il attire un peu à lui la main de sa dame, et s’inclinant de côté, il la baise galamment.
Cette invitation se prend sur les 3« et 4e mesures de l’introduction.
Gavotte. Première reprise. — Le danseur et sa dame dansent du même pied ; ils font lajnême figure.
1° Ils se donnent la main, et partent du pied gauche, et font devant eux : coupé, pas de basque, chassé esquissés terre à terre très légers — quatre jetés dessus, bien en place sur les noires et la blanche.
Deux fois cet enchaînement, et* c’est du pied droit qu’on prend la 2e fois .
2° Pour remonter en place : pas de bourrée dessus-dessous, glissade en arrière, temps levé derrière — ou mieux cabriole — Faire quatre fois.
La figure est reprise en entier et, la 2° fois, pour finir, assemblé.
Deuxième reprise. — Dame et cavalier font même pas, même figure, sauf qu’ils dansent du pied opposé.,
1° Chacun s’en va de côté : la dame passe le pied droit en -seconde, croise le pied gauche devant, et un petit sursaut sur la pointe droite; les bras en opposition, retombent en attitude penchée en avant, bras ouverts ; jeté-attitude, en se tournant un peu l’un vers l’autre.
2° Passant l’un devant l’autre : chassé-croisé du pied gauche derrière, temps levé en arabesque, glissade devant du pied gauche, jeté-attitude.
3° Pour remonter : Sissonne de derrière devant, glissade en arrière passée vite; quatre fois de l’un et de l’autre pied.
On reprend une deuxième fois toute la figure.
Troisième reprise. — 1° Le cavalier part seul sur sa gauche et, décrivant un grand rond en dehors, vient sè placer en oblique, en arrière de sa dame, sur quatre grands jetés-arabesque.
2" Ii va droit vers sa dame avec deux fois : chassé, cabriole, ou plus simplement chassé en temps relevé. La dame l’évite en se jetant de côté: glissade devant, derrière et devant, jeté dessus avec opposition. Elle regarde malicieusement son danseur.
3° Même poursuite du cavalier vers la gauche : chassé -— croisé, cette fois — cabriole, croisée aussi. Même fuite précipitée de la* dame adroite.
4° et 5° Le danseur reprend ses grands jetés-arabesque en tournant et sa course comme la lre fois, mais il fait : chassé, cabriole, chassé, grand jeté dessus.
6° Il remonte en dehors par pas dé bourrée détourné, grand jeté en tournant, bras en couronne. La dame recule de quelques petits pas passés très vite.
La même figure est reprise une 2e fois et le pas se prend du pied opposé.
Quatrième reprise. — Recommencer toute la lre reprise.
Cinquième reprise. — 1“ La dame seule : coupé du pied gauche et passer pied droit en arabesque — ce passage est mimé — elle pose le pied pour l’opposition à dos tourné qui suit l’arabe'sque, et tient sa robe.
GAVOTTE
2" Toujours seule : temps relevé dessous, glissade derrière, devant, détourné sur; les pointes.
3° Le danseur s’avance derrière sa dame, et lui prenant les deux mains, bras gauche levé de côté au-dessus de la tête, bras droit abaissé,il la. conduit vers la droite : chassé-croisé, glissade derrière, devant, jeté ; il se trouve à la fin du pas, et sur le jeté, avoir passé à la gauche de sa danseuse, et le bras droit est maintenant celui qui est levé.
4° Même pas vers la gauche en passant à droite de la dame.
5° et 6° La dame reprend du pied droit le 1er et le 2e passage de la figure.
7° Le cavalier s’avance de nouveau derrière sa dame, il lui prend les mains et l’entraine avec lui pendant qu’ils font quatre glissades devant; le cavalier pose le pied gauche, un jeté du pied droit, et fait faire à sa dame une passe sous son bras droit. Ainsi tous les deux se retrouvent placés comme avant de commencer la Gavotte. : '
Finale. — Après que l’orchestre a joué le motif de l’invitation, on reprend en finale la lIe, la 2e, la 3e et encore une fois la lie reprise, puis on termine par le baise-main, comme on avait commencé.
GAVOTTE de Stéphanie (Pas de). — 1 mesure à 4 temps. — 4 noires pour 4 mouvements de pieds. — 1° Glisser le pied droit oblique à droite en avant.
2° Glisser le pied gauche oblique à droite en avant.
3° » droit »
4“ Ramener la pointe du pied gauche à la pointe du pied droit, par une flexion du genou (1 mesure). Idem de l’autre pied (1 mesure). Ce pas peut se faire en tous sens et en tournant.
On doit commencer le pas de gavotte, ou chaque figure, sur la dernière note de l’introduction, par le numéro 4, ou avant la lre note de la figure et du pas. •
GAVOTTE (Origine du pas de la). — Le pas de Gavotte, Esther ou Edissa, est le nom d’une danseuse, qui, par ses mouvements, son jeu de bras, de physionomie, et par sa danse enivrante, captiva le roi Assuérus, qui se maria avec elle.
C’est le roi qui donna le nom d’Esther au pas qui le captiva, 485 ans avant Jésus-Christ.
Les pas et gestes de cette époque sont disparus pour faire place aux nouveaux.
GAVOTTE (La vieille), de E. G.; comp. L. Roques; èd. Choudens, 265, rue Saint-Honoré. — Tome Ier, page 144.
GAVOTTE-POLKA (La), de Riester ; comp. Christine; èd. Meuriot, 18, boulevard de Strasbourg, 1897. — Tome Ier, page 230.
GAVOTTE (La) du pas de quatre. - Théorie de Ch. Pèrin et ses fils, 1896 ; èd. Quinsard, 24, rue des Capucines. — Quatre couples se placent en carré comme pour «Les Lanciers », mais plus distancés l’un de l’autre.
Introduction. — Les cavaliers placent leur dame devant eux, salut et révérence (4 mesures).
N° .1. Gavotte. — Tout le monde fait un pas de quatre lent de côté à droite, agrémenté d’un temps de fleuret, de façon à ce qu’on entende bien le froissement du pied sur le parquet, et en élevant le genou à là hauteur de la taille. Le tout avec épaulements et jeux de robe. Les cavaliers tiennent les poings sur les hanches, à l’américaine.