HOMMES AU BAL — HOMMES DU PROGRÈS
et dame, main gauche, et partent, cavalier du pied gauche, et dame du pied droit.
Théorie. — Cavalier : Passer le pied gauche devant et derrière le droit (1 mesure). Un pas de polka du pied gauche (1 mesure). Idem du pied droit (2 mesures). Il enlace sa dame et fait avec elle quatre tours de valse (4 mesures). Reprendre au commencement.
La dame fait les mêmes pas du pied opposé.
HOMMES AU BAL (Les), leur tact , les sots, les grincheux. — Tome Ier, page 21, 7% 8e, 9° alinéas.
HOMME CONTENT (Pas de F). - Voyez nota, Homme triste (pas de 1’). — Mesure à 6/8. — Il mime, avec ses doigts et ses bras, la fortune; sa physionomie souriante et gaie indique l’homme heureux et content; il lève le pied droit, l’allonge en avant et le pose à terre; idem du pied gauche, assemblé et entrechat; il prend ensuite son pied gauche avec sa main gauche en l’enlevant le plus haut possible. Dans cette position, il saute sur le pied droit en tournant à droite une dizaine de tours ; puis il se quitte le pied et tourne sur la plante du piedf droit, autant de tours que lui permet son équilibre et son élan, et s’arrête en attitude.
HOMMES Dü PROGRÈS
le Progrès depuis des années, 1889, dénotent nne profonde connaissance des usages et de la politesse. Comment n’aurait-il pas porté la danse et les belles manières à leur apogée, lui qui est fils et petit-fils de danseurs '?
Né à Saint-Etienne, le 30 novembre 1861, Girandet n’eut pas plutôt terminé ses classes qu’il se sentit des dispositions choréraphiques. Jusqu’à l’âge de 14 ans, il reçut des leçons de son grand-père, centenaire qui faisait encore la polka. Son père lui donna aussi de précieux conseils; enfin il termina ses cours à Lyon sous la direction du célèbre professeur Frappa.
Quand il dut partir soldat, Giraudet avait déjà voyagé en France et à l’Etranger, recueillant partout ces notes, cette expérience et cette habileté qui devaient, plus tard, le faire passer maître eii son art.
Au régiment, ses aptitudes spéciales le firent nommer caporal-moniteur de gymnastique, mais il préféra rendre ses galons pour passer à l’état-major des pompiers de Paris où il devint sous-officier. Cela ne lui faisait pas oublier Terpsichore; ayant fait connaissance du fameux danseur italien Gasparini, il fut admis pour le seconder incognito à T Eden-Thëâtre. Entre temps, mettant ses relations à profit, Giraudet était recherché dans les salons et les familles, pour y donner des leçons.
Un tel passé prédisposait on ne peut mieux au succès de la salle, qu’il créa à sa sortie du régiment, et qui, depuis, s’est sans cesse agrandie au point d’être aujourd’hui le premier et le plus important cours de danse de la capitale.
C’est surtout comme écrivain spécialiste, que lè professeur parisien appartient à mon analyse. J’ose dire que la danse et les questions qui s’y rattachent, n’avaient pas encore fait l’objet d’ouvrages aussi nourris, aussi documentés, aussi intéressants que les méthodes, traités et articles, qu’il leur a consacrés.
Ode à Giraudet
Vestris, le grand Vestris N’a laissé dans l’histoire Qu’un nom couvert de gloire.
Acclamé de Paris,
Ce roi de la cadence Est, sur l’art de la danse, Terne dans ses écrits.
Alors Giraudet vient / Pour combler la lacune :
Le livre est sa tribune ; Pas, tenne et maintien Sont dotés de méthodes Qui vont aux antipodes Porter l’art parisien.
D’autres venus après Ont servi Terpsichore, Mais nul ne fit éclore Un volume à succès.
Une encyclopédie De la chorégraphie Et de tous ses effets.
Brillant éducateur,
H tira des ornières L’art des belles manières.
Fouillez le professeur, Vous trouverez l’artiste ; Poursuivez cette piste.
Et vous aurez l’auteur.
Une carrière bien remplie. — Si la somme de travail accomplie, devait servir de base à l’estime, à la reconnaissance, aux récompenses dues au mérite et au talent, c’est une statue en bronze que mériterait, d’ores et déjà, M. E. Giraudet, le célèbre professeur de danse parisien.
D’une fécondité inépuisable, en même temps que variée, il a accompli en vingt années, un labeur tellement considérable, que son énumération nous parait constituer une véritable curiosité.
Voici la liste à peu près complète de ses œuvres : —
132 ballets pour théâtres, concerts, revues, expositions, salons, bals d’enfants.