On voit donc que
Lorsque le sujet, ne modulant pas, a pour tonique le T' degré du ton principal, la tonique de la réponse est le 5'' degré du ton principal du sujet ;
,] * DE LA REPONSE
Et réciproquement :
Lorsque le sujet, modulant, prend î)our tonique le 5'^ degré du ton principal, la réponse, modulant parallèlement, prend pour tonique le T' degré du ton principal du sujet.
De là, les deux règles suivantes, applicables à tous les sujets de lugue sans exception :
28. — V° règle. — Toute note, naturelle ou altérée, appartenant dans le règles
. , X , — . , .,,. , r— : : —, . ,, . ., ., DE LA RÉPONSE.
sujet a la gamme du ton du 1' degré (ton prmcipal du sujet), doit être, dans la réponse, reproduite par la note, naturelle ou altérée, placée sur le degré correspondant de la gamme du ton du 5" degré du sujet, ce cinquième degré étant pris comme Ionique de la réponse.
Dans ce cas, la réponse imite le sujet degré par degré, altération par altération, à la quinte supérieure ou à la quarte inférieure.
29. — 2*^ règle. — Toute note, naturelle ou altérée, appartenant, dans le sujet, à la gamme du ton du 5" degré (ce cinquième degré devenant, par modulation, tonique du sujet) doit être, dans la réponse, reproduite par la note, naturelle ou altérée, placée sur le degré correspondant de la gamme du ton du l'^^' degré du sujet, (ce premier degré devenant la tonique de la réponse tant que le sujet garde le cinquième degré comme tonique.)
Dans ce cas, la réponse imite le sujet, degré par degré, altération par altération, à la quarte supérieure ou à la quinte inférieure.
30. — Ces deux règles ont pour conséquence immédiate le principe harmomes
. . EÛADAMEyrALES
«"^^'^"t ■ DE LA
Les harmonies fondamentales déterminées, dans le ton de la dominante, ^'^^'O'^se. par un fragment donné de la mélodie de la réponse, doivent être les homologues des harmonies fondamentales que le fragment correspondant de la mélodie du sujet a déterminées dans le ton principal et vice versa (').
31. — Ces convenlions, il est aisé de s'en rendre compte, ont pour but de maintenir la fugdc dans la tonalité générale de la gamme du 1"' degré du sujet.
Si la réponse, en eflet, était toujours liinitation contrainte du sujet à la quinte supérieure, voici ce ([ui se produirait : lorsque le sujet module à la dominante, la réponse modulerait à la dominante de la dominante, c'est-à-dire a« 2" degré du ton principal, ce qui est inadmissible, vu l'éloigneinent des tons des i*"" et 2'^ degrés d'une gamme et l'impossibilité, dans ces conditions, de taire, sitôt la réponse entendue, rentrer le sujet dans le ton principal.
32. — Lorsqu'un sujet ne module pas, la lugue est dite lugue réelle : fugue réelle. la réponse s'appelle réponse réelle.
(') Voyez § 39, 70 et suivants.
ILGLE DU TON. Lorsquc le sujet module à la domiiiaule, la iiig-ue se noinnie fugue du loii
et la réponse est dite i-époiise loualc.
MODILATIOS
J'AIl
ALTÉllATIoys
CAHACTKItlS-
'liqiE.S.
33. — Uu sait tliuie l'acoa générale que Ton peut moduler tfun ton quelcon(|ue au ton tie sa dominante :
1° Dans h' mode majeur, par Valléralioii ascendante (3) (ou ; annulant un };) |)lacée devant le 4*" degré du Ion principal, devenant alors 7" degré du ton de la dominante.
2" D(/ns le mode mineur.
a. Par Valtéralion ascenda/ife (:) (ou :j annulant un [;) placée devant les 4" t4 6'' degrés dn ton principal, qui deviennent i-espoclivement 7" el i'/ degrés du ton de la dominante.
b. Par Valléralion descendante (';;) (ou '^ annidanl un : du -' tiegré du ton principal, qui devient W degré du ton de la dominante.
On peut donc; poser en principe que tout sujet qui, suivant son mode, présente ou sols-k>tem) dans sou liarmonie Vune ou l'autre de ces altérations, module au ton de la dominante.
Il faul lùcii jii'cikIi'c gurdr (jiie les altérations siis-iiuHijuces peuvent èlrt' simplement chromatiques et ne poini ali'eeter la tonalité du sujet. Une analyse attentive du sujet, au point de vue harmonifjne, est nécessaire j)oui" éviter des erreurs et par suite une réponse fausse .
MODl LATloys si'fX'IALES A LA liGUE.
34. — La règle précédente, commune à toute espèce de phrase musical(! propre ou non à devenir un sujet de lugue, n'est pas la seule qui soit applicable à la modulation du sujet.
11 est d'antres conventions, si>kci\les \ la vugue, qui toutes ont pour but de maintenir la réponse dans ties rapports plus étroits de tonalité avec le sujet, et (pii concernent ctclusivcmcnt le débat ou tète du sujet et sa terminaison.
On peut formuler ces conventions dans les (|uatre règles suivantes, qui permettent d'assigner exactement à clKU|ue note de ces parties du sujet le degré qu'elle occupe, soit dans le ton principal, soit dans le ton delà dominante : ces règles sont le corollaire du principe énoncé ci-dessus que : les Itarmonies fondamentales déterminées, dans le ton de la dominante, par un fragment donné de la mélodie de la réponse., doivent être les homologues des harmonies fondamentales que le fragment correspondant de la mélodie du sujet a déterminées dans le ton principal, et vice vers.\.
DE LA REPONSE