E A : AD ;: A D : DB
On trouverait de la même manière
de iorle que
2 I>*(r—' 0=06= l'intenralle entre les surfaces au point D.
Cest ainsi que Newton a calculé que l'intervalle au point le plus brillant du premier anneau est d'un 178,000* de pouce : cette quantité , multipliée respectivement par les nombres pairs o, a, 4» 6f ^^^•t donne les épaisseurs de la couche d'air à la circonférence des anneaux sombres, et celles qui correspondent aux anneaux brillants, quand on la multiplie par les nombres i , 5,5, etc.
PnéNOiitENfi m.
658. — Quand les anneaux sont formés entre des sphères d'iuégale courbure , ils sont d'autant plus larges que les courbures sont moindres. Si l'on mesure leurs diamètres, et qu'on les compare aux rayons des verres, on trouvera que la même couleur se reproduis toupurs à une distance du centre des anneaux, telle que V intervalle entre les surface s j" soit d'une ^nw- ^azi/'mf'anVi^/e, pourvu que l'œilsoitsemblablcment placé dans tous les ca|. Aiqsi le blanc du prepoier ordre est produit conn
4o7 sUuuiiait par ime ëpaûsenr d'un lyS^GOo* de pouce; le pbur« pre^ qui fimne la limite entre le premier et le second ordres, IT^st par une épaisseur double de la précédente : il y a donc une relation constante entre la teinte que l'on observe et l'épaisseur de la couche d'air interposée. De plus, si l'on presse les verres inégalement , comme il est aisé de le faire avec des lentilles minces, les anneaux perdent leur figure circulaire, et s'étendent vers la partie où la pression est la plus forte, en fbrjnant des espèces de courbes de nivellement , qui suivent tous les points où les surfaces sont équidistantes. Si l'on pose un cylindre sur un plan , les anneaux se changent en lignes boites, rangées parallèlement le long de la droite de contact , mai^ en suivant la même loi par rapport à celle-ci que les anbeaux par rapport au point noir. Si les verres sont ^'une courbure irrégulière,. comme des carreaux de vitre, les bandes colorées suivent toutes leurs inégalités. Bien plus , si *^ pression diminue graduellement, en sorte que les verres se desserrent peu i peu , la tache noire se rétrécit et finit par > eflEacer entièrement. Chaque anneau se réduit successive- AQi^t à un point jusqu'au moment de la séparation des ▼crises.
H résulte de tous ces phénomènes que c'est uniquement la diat^nce entre les surfaces qui détermine la couleur d'un an*
Phénomène IV.
S59. — Nous avons toujours supposé que la position de
^^l ne variait pas, c'est-à-dire que V angle et obliquité restait
*^^éme 5 mais si l'on abaisse ou qu'on élève l'œil ou les ver-
^ « les diamètres des anneaux , et non leurs couleurs y va-
^^^^t en conséquence. Quand l'œil est plus bas, les anneaux
P^^^isient plus larges, et la même teinte, qui correspondait
^'^I^aravant à un intervalle d'un i78,ooo« de pouce, corres-
P^*ad alors à une plus grande épaisseur : cet intervalle ( d'un
*7îJ,ç^« de pouce) a été déterminé dans l'hypothèse d'une
incidence perpendicnlaire , et observé a peu près sotas cette incidence. Pour de très grandes <^liquit^s , cependant , les diamètres des anneaux ne dépassent pas un certain degré de dilatation , et les expériences de Newton lui ont snggérë \é règle suivante :
L'intervalle entre les surfaces, correspondant à une éeiate proposée , est proportionnel à la sécante de r angle dont le sinus est le premier terme d'une suite de cent six moyens arithmétiques entre les sinus d'incidence et de re^ractian,eii commençant par le plus grand sinus , et en supposant que la lumière passe de l'air ou d'un autre milieu dans le verre.
Pour énoncer cette règle dans le langage algébrique, nommons fi l'indice de réfraction relatif, 0 Tangle d'incidence, p celui de réfraction en passant d'un milieu plus rare dans nn plus dense, t l'intervalle correspondant à la teinte donnée pour l'obliquité 0, T cet intervalle pour l'incidence perpendiculaire : nous aurons
f zz T . séc u , siii u = sin 0 — — (sin 0 — sin f) ;
mais
sm p =1: - . sin 0 :
donc
' Lt . , 1 00 a -4- I . ,
sin u = ^ . sm Ozz: • — ■ . sm 0.
107 107 fx
640. — Pour observer les anneaux commodément sous ffc très grandes obliquités , on peut se servir d'un prisme pose sur une lentille convexe, comme dans la fig. i52. Sil'œilse trouve en K, la série d'anneaux formés autour du point de contact E est vue dans la direction K H ; et , quand V(S^^ descend vers I , où le rayon I G commence à se réfléchir to-
emeBty les anneaux s'élargissent beancoup. Dès que l'œil ; enl, la moitié supérieure des anneaux disparaît, proba-< ement par l'effet de l'iris prismatique de l'art. 555; mais . tache noire et l'antre moitié subsistent. Si l'œil descend ivantage, les anneaux disparaissent, et l'on voit le centre )nime une ouverture au milieu de la surface argentée que rodait la réflexion totale à lu base du prisme; ce point pâtit beanconp plus grand aussi que lorsque l'œil est en KH. •è phénomène prouve que le défaut de réflexion s'étend au» dides limites du contact absolu des verres, et que, par consent, l'action de la surface inférieure se combine avec elle de la surface supérieure , et empêche la réflexion , lors lême qu'il y a un espace fini, très petit , à la vérité, entre « surfaces.
Ealer a tiré de ceci un argument contre la théorie ondu- ^ire; mais son objection n'est pas fondée, et il est très 'aisemblable que Ic/changement de densité ou d'élasticité ' IVther, au dedans et au dehors d'un milieu, ne se fait pas (isquement, mais par degrés. Si le changement a donc ^ au dehors, le rapprochement de deux milieux, entre les lïites où s'opère la condensation de Téther, doit altérer la
de réfraction dans l'intervalle qui les sépare.
S41. — La méthode suivante, due à sir William Herschel, très avantageuse pour observer les couleurs réfléchies par e couche d'air, quand l'obliquité est très grande. Sur une Lce parfaitement plane , ou sur un miroir métallique , on Lce, devant une fenêtre, un prisme équilatéràl dont la base ^tiguë à la glace est très unie : en regardant au travers de face A C ( fig. i55 ), on verra, comme d'ordinaire , l'iris lécki a, b, c, dans la direction £F, à l'endroit même où "•ayon venant de E se réfléchirait totalement. En deçà de • iris , et parallèlement à sa direction , l'on voit plusieurs Iles franges colorées, dont le nombre et la distance mutile varient avec la pression, leur largeur croissant quand {H^on augmente, et vice versa. Leur formation n'exige
4io
pai que les surfaces soient extrêmement rapprochées tCiraj les voit très bien lorsque le prisme est sépare des sarbccf ^H^ férieures par l'épaisseur d'une feuille de papier ou d'uth*! ment de coton ; dans ce dernier cas^ elles sont très nombril ses et très rapprochées. Quand la pression est modérée, d*| sont à peu près équidistantes entre elles, et semblent iep| dre dans le bleu de l'iris, sans devenir sensiblement phN^j ges dans le voisinage de cet arc. Quand les întenrallei< les surfaces viennent à diminuer, elles se dilatent et dcM»| dent vers l'œil , en pafaissant provenir de l'iris. Il n'eit] nécessaire que la surface inférieure soit parfaitement pA] Un verre usé à l'émeri, assez grossièrement pour ne puri* fléchir d'image régulière , les développe très bien. L'eifi* rience est si facile, et les phénomènes sont si évidents, qaf« voit avec surprise que Newton ne les a ni observés nili-l crits; d'autant plus qu'ils expliquent parfaitement la loifBi nous avons rapportée plus haut.
En effet, soient £ H, £K, EL (fig. i55 ) , desrayoniqi tombent de £ sous des angles un peu moindres que celait réflexion totale à la base : ils seront réfractés, et, après letf émergence en B C , ils se réfléchiront en M N , pourvu qne l'obliquité soit assez grande pour que des surfaces dépolies réfléchissent la lumière avec une régularité suffisante (art. 558;. Ils suivront alors les routes HDFp, KFQ^i L G R r, etc. , et rentreront dans le prisme en P , Q , R Réciproquement , des rayons tels que ^ P, ^ Q , etc., qu tombent en P, Q , etc. , arriveront jusqu'en E en traversan l'intervalle B C N M , et chacun affectera l'œil de la couleo qui correspond à son obliquité et à l'intervalle qu'il a francl entre les surfaces.
Nommant toujours 0 l'angle d'incidence ( à l'extérieur du rayon DII à. la base du prisme, et posant
lOÔix+I . ^ io6li+i . .
sm 1/ = i— !— .sm 0 = ^— ^ — .sm pz=zk,sinpj
la couleur qu'on verra dans lu direction EH sera la méa
SB ( ^^'tytnt pas ^{ard k la dùpersiôn k la surface A C ) que sâf tflUe qiiî gérait réfléchie par une couche d*air d'une épais- :^*nr
T = r . cos II =: ^ [/ 1 ~ k" sin»
:: M lapposant Tincidence perpendiculaire et / = la distance K «utreles surfaces B C , M N.
s . Oa observera donc , dans les diverses situations succès- ^-wet de la ligne E H , une suite de couleurs analogues à cel- : ^ des anneaux, excepté dans les endroits où la dispersion r ^ne i la face AC , altère les couleurs en séparant les rajons . S^ ^ composent.
641. — Cependant on ne verra point la série totale des ^Omlenrs, parce que celles qni exigent une obliquité plus Snnde que celle qui est nécessaire à la réflexion totale ne doraient être formées. En effet, en estimant à partir de la >crticale l'angle qui produit la teinte correspondante à l'é- ^NÛlMur T et donnée par les anneaux, cet angle se déduit de ^ formule
en prenant p =: | pour le verre , valeur qui approche beaucoup de la véritable.
Or la couleur du centre, ou le noir du premier ordre qui se forme lorsque T = o , exige que
Cette valeur , surpassant - , indique que la teinte devrait
se trouver au-dessus de l'iris , et qu'elle est conséquemmcnt invisible.
La prciiiiière couleur paraîtra contre l'iris , où
sin û zz - :
par conséquent
Vr = '''''^^/ ' p""" p'"' ' ^" "t£s-
[tii
Ces franges sont donc visibles pour un œil plongé daml prisme, quand l'intervalle entre la base' et le verre qui! sert d'appui vaut pins que douze fois cebai qui est néi à la production des couleurs sous l'incidence perpendk re , c'est-à-dire quand il surpasse la.aS X irîfô^ i <>« viron — Vx de pouce; ce qui est k peine l'épaisseur d'
I I oo
feuille de papier. Nous voyons d'ailleurs , par cette valc* de T , que la première couleur visible immédiatement a> dessous de l'iris s'élève dans la suite des anneaux (c'est-à-dirt qu'elle appartient à un point plus rapproché du centre) i mesure que t diminue, ou que le prisme est pressé plus fortement contre le verre 5 ce qui explique pourquoi les franges deviennent plus nombreuses et mieux détachées de l'irisj quand la pression augmente. Quant à leur largeur angulaire, si nous supposons
I pouce
et l'œil plongé dans le prisme , nous aurons , en désignant par po , px , etc. , les valeurs de p correspondantes aux divers ordres des teintes visibles ,
f.= ;|/i-ÉXo.o79x2j^=-J^ (1-0.079 Xf),
rèsjMoprès),
inftî de suite.
es sinus des incidences sous lesquelles se développent les leurs de tous les ordres; depuis Tiris, croissent en progre»arithmëtique 5 de manière que les franges doivent étr^ oêéea suivant dçs arcs de cercle parallèles à l'iris , et que "S largeurs doivent être à peu près égales, et augmenter c la pression ou en raison inverse de t : toutes ces circonicessont conformes à l'observation. Cependant la réfraci à la face du prisme entre l'œil et jla base dérange toutlit l'ordre des couleurs dans les franges, et multiplie surv* t le nombre des alternations. Nous avons cru devoir en»> * 4mi8 quelques détails sur ces franges , et sur la manière it elles se rattachent aux phénomènes généraux observés Newton., parce que jusqu'à présent nous ne les avons jar is vu rigoureusement analysées , et qu'elles nous ont sem^ n^^riter^par leurs belles couleurs, une atteiition particu-
Dn regardant une lumière au travers de la base du prisme lu plateau de verre, de manière à observer l'arc trans- (art. 556) , on verra la partie concave garnie de franges orées du même genre que les précédentes.
Phehouènb y,
i45r «^ Si l'oin se 9ert de Inmière homogène pour éclairer
les verres, les anneaux paraîtront en bien plus grand bobibre, et cela d'autant plus, que la Inmière sera plus homogèae. Lorsque celle-ci Test autant que possible , comme lorsqn'oi fait usage de la flamme d'une lampe à esprit-de-yin dontli mèche a été imbibée de sel, ainsi que Ta proposé M. Tali)ot, les anneaux sont réellement innombrables , et s'étendent à une si grande distance, qu'ils deviennent trop rapprochâpoor qu'on puisse les compter, ou même les distinguer, à l'œil an. Même en les regardant a la loupe , il faudrait que le grosnsement devint de plus en plus fort à mesure qu'ils sertiest plus rapprochés : ainsi , l'on est forcé de les abandonner 0 moment où ils disparaissent, sans cependant jamais se confia* dre. D'ailleurs , vers la fin ils ne sont plus que d'nne lenk couleur , qui est celle de la lumière homogène , et l'on se remarque plus que des alternations de lumière et d'obscuritéi les intervalles entre les anneaux devenant tout-à-fait noin.
VEÈvoUMtfM yi.
644* — Quand la lumière que l'on emploie passe d'une couleur homogène à une autre, par exemple quand on éclaire successivement l'appareil avec les différentes couleurs du spectre, en donnant aux rayons incidents une inclinaisoi telle qu'ils soient toujours réfléchis vers l'œil , qui reste immobile , les anneaux paraissent se dilater et se contracter, suivant la couleur de la lumière éclairante : la lumière rouge donne les anneaux les plus larges , et le violet les moins larges ; les couleurs intermédiaires correspondent à des largeofs entre ces deux limites. Newton s'est assuré , par la mesore des diamètres , que l'intervalle entre les surfaces , ou repais* seur de la couche d'air où se forme un anneau violet d'un cer* tain ordre, est à l'épaisseur où se forme un anneau rouge do même ordre dans le rapport de 9 à 14 environ. Déterminant par cette méthode l'épaisseur de la couche d'air où se produit la partie la plus brillante du premier anneau, quand on emploie successivement toutes les couleurs du spectre, depoi^
4«5 le rooge eitrême )usqa*ati violet extrême, il a trouve que ces ^paisienrs , exprimées en parties de pouce , sont les moiliés des nombres qui occupent la seconde colonne de la table,
M, 575, et qu'elles répondent aux valeurs de -, c'est-i-dire
il la longueur d'une demi-ondulation pour chaque rayon.
645. — Le pbénomine précédent peut être regardé comme l'analyse de ce qui arrive quand on observe les anneaux lu lumière blanche. En effet , dans ce cas, on peut les considérer comme formés par la superposition de plusieurs séries d'anneaux de couleurs simples , dont chacune a une suite particulière de diamètres. Quant à la manière dont se fait cette superposition ou sjrnûièse des divers ordres des couleurs, on peut s'en former une idée en consultant la figure 1 34 9 ^^ns laquelle les abscisses , ou les droites horizontales , (Représentent les épaisseurs de la couche d'air entre deux verbes, en supposant que celles-ci croissent uniformément, et !IR', RR% etc., les diverses épaisseurs auxquelles le rouge lisparatt dans les anneaux produits parla lumière rouge employée seule , c'est-à*dire les intervalles noirs entre ces anfeeaux. Rr, Rr', Rr*, etc., représentent les épaisseurs qui Correspondent aux anneaux les plus brillants.
De la même manière, soient OCM, OO*, etc., les épaisseurs auxquelles il n'y a pas d'orangé, et ainsi de suite pour le jaule, le vert, le bleu, l'indigo et le violet :RR', OO', YY', etc., eront entre elles comme les nombres de la colonne a , aride 575.
Si l'on décrit alors une suite de courbes onduteuses, comme Unslafig. ]54, et que, par un point quelconque, tel que C sur ^E, l'on tire une parallèle à AVqui coupe toutes ces cour- ^^les différentes ordonnées, ou les parties de cette ligne in- ^Cfptées entre les courbes et leurs abscisses, repr(*scâteront ^intensité de la lumière de chaque couleur, qu'une couche t*air de l'épaisseur donnée réfléchirait vers l'œil.
Ainsi la coulât correspondante à une épaisseur donnc^e î. «î
4'6 sera le r^sulut du mélange de plusieurs rayons timples, dont le nombre sera proportion aebà la longueur de l'ordonnée de chaque couleur composante.
646. — La figure étant disposée en échelle, on pents'd serrir pour reconnaître la couleur en un point quelconqse. D'abord, lorsque l'épaisseur est o, c'est-à-dire à l'origiDeA, toutes les ordonnées s'évanduisscnt , et ce point est nécewirement noir* Quoique l'épaisseur de la couche d'air croiK contiouellement depuis o , elle n'en reste pas moins fortffr titc , tandis que les ordonnées des différentes courbes aB|' mentent très inégalement , celles qui appartiennent «D rayons les plus réfrangibles croissant beaucoup plus viteqM les autres; de manière que la première couleur que Toi aperçoit correspond à une très petite épaisseur A i, et coitient un excès de bleu qui constitue le bleu faible , mais pv^ du premier ordre (art. 655). Pour une épaisseur un penpitf grande, telle que A2, Tordonnée commune passe trèsfrtf des ordonnées maxiraa de toutes les courbes 5 elle est nnpo en-deçà de celle du rouge et au-delà de celle du violet. &* pendant la difTcrcnce est si faible, que les couleurs sont à peu près dans la proportion nécessaire pour former le blaiic;et) comme elles sont près de leur maximum, elles doivent prodoir^ une teinte blanche très brillante. Ce résultat est conforme 2 Tobservation , le blanc du premier ordre étant en effet li couleur la plus éclatante. Plus loin, le violet décroît rapide-
meut,, le rouge augmente, et le jaune est près de son (ùiVr inum; de manière qu'à l'épaisseur A 5 le blanc passe aajao;
ne. En A 4 ? le violet, Tindigo, le bleu et le vert, s'évanoou* sent; le jaune s'affaiblit , l'orangé et surtout le rouge aojmentent considérablement; d'où résulte une teinte oraO' gce , ou plutôt couleur de feu , qui devient de plus en fvoi rouge.
C'est en B que se trouve l'ordonnée minimum pourlejau^'^» c'est-à-dire pour les rayons les plus lumineux : c'est la ç"' sera donc la teinte la plus sombre, qui se composera d'uop^
d'oranftf, de Tert^ de bien et même d'ittdigo; mais Paddilîott d'an ptn de riolet ou de rouge produira un pourpre sombre etviolàtre) qui passera promptement aa bleu vif correspond danc à Tëpaisseur A 5 , puisque les rayons les plus réfrangi- S>le9 tendent à donner en cet endroit', tandis que les antres limmuent. Eu 6, où l'ordonnée traverse le jaune m^iimnm, lya très peu de rouge, peu d'orange, beaucoup de vert, KD de bleu ; l'indigo et le violet y sont à peine sensibles : la einte sera donc d'un jaune verdàlre; mais, comme le vert limiffoe et que l'orange augmente , le jaune perdra bientôt a nuance verte pour devenir pnr et brillant. Eu 7, les rayons irëdominants seront oranges et jaunes } ils s'y trouveront en i grande abondance, que le peu de rouge et de violet qui s'y Touvera mèlë n'altërera point la pureté de la couleur, qui era un jaune très prononcé. En 8 on trouvera un cramoisi nagnifiqne, éh au mélange de beaucoup d'orangé el de ron* ^ avee de Pindîgo et du violet. En C l'on trouvera encore c janae i son minimum ; mais, comme le ronge et l'indigo y •Mt en même temps à leur maximum , ce point , quoique Qmbre en comparaison de ceux qui l'entourent, se fera reutrqnerpar une belle teinte rouge pourpre. En 9 et en 10 >ik voit Torigine du vert vif du troisième ordre, dû à un xtélatoge de vert, de jaune et de bleu, pour le premier )oint, et à la réunion du-jatine, du vert et du violet, pour Lé second; le rouge et l'orangé y manquent presque entièrement.
En continuant de la même manière, on reproduirait avec Ui pfais grande exactitude toutes les teintes énumérëes à l'ar« tîcle 655.
• 647. ^ Quand l'épaisseur augmente , les rayotis doués ^upe réfrangîbilité à peu près égale diffèrent beaucoup en intensité, pubque la plus légère différence dans les longueurs ^ bases de leurs courbes, étant répétée plusieurs fois, doit P^odaire à la longue une opposition presque complète ; de *^*f^ qpe le maximum d'un rayon coïncide avec le minimum I. '17.
d'un autre de même couleur, d'une rëfrangibilite presqof e'gule. Ainsi, pour une épaisseur considérable, comme indi» xième ou vingtième ordre , on observera deux maxima et deux minima à la fois pour chaque couleur, puisque lacrâoleur ne dépend point «l'une certaine réfrangibilité, maisphtôt de tous les degrés de réfrangibilité entre des limites cch stantes.Gonséquemmcnt, à mesure que l'épaisseur augmeate, les teintes deviennent de moins en moins pures, jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus qu'un blanc terne et de moitié moîv éclatant que celui du premier ofdre , qui contient Um^ rayons à leur maximum d'intensité.
PflÉNOBliNE VIL
648. — Nous avons supposé jusqu'ici l'interposition d'oK couche d'air entre les deux verres ; cependant ce n'est polit ce milieu qui produit les phénomènes , mais Vespace cp*^ occupe : car, dans le vide d'une machine pneumatique,let anneaux restent sensiblement les mêmes. Mais , quand on interpose un milieu- plus re'fringent, comme Peau, l'huilei Ole, les anneaux se rétrécissent en conservant leurs couleuis et leurs largeurs relatives.
Newton a trouvé , par des mesures très exactes , que ,/HW^ des milieux quelconques, les épaisseurs auxquelles on aperçoit une teinte donnée sont en raison inverse des indices àe réfraction de ces milieux»
Ainsi le blanc du premier ordre , étant produit dans ^^^^ ou dans le vide à ryâVr; ^^ pouce , sera produit dans l'eau» yjl-^ de cette épaisseur.
Il remarqua aussi que la loi de dilatation des anncanS) quand rincidence est oblique (art. 639), s'observe toujourSf quelle que soit la nature du milieu interposé. Il s'ensuit ^^ dans les milieux denses la dilatation pour de grandes ohii' quités est beaucoup moindre que dans les milieux rares; ^t que par conséquent une épaisseur donnée réfléchit une couleur d^aulant moins sujette à varier avec l'obliquité qu^ '"^
iietf est plus réfringent. C'est pourquoi les couleurs d'une lie de savon varient beaucoup moins avec l'incidence que Iles d'ane couche d'air, et celles-ci moins que les teintes sées de l'acier poli, qui proviennent d'un léger oxide prolit par la chaleur à la surface du mëtaL
PHiNOMifrB YIII..
649- — Il n*est pas nécessaire) pour obtenir-dés couleurs^. ae des surfaces de verre ou d'uu autre milieu dense ren - :rmeut des couches d'un milieu plus rare ; les couleurs sonjl lème plus brillantes quand des lames minces d'un milieu, ense sont comprises entre des couches d'un, milieu rare y omme l'aîrou le vide : ainsi des bulles de savons des lames, e mica excessivement minces, etc. , présentent la même seîe<de< couleurs disposées en franges et variant avec l'épaisr tur des: lames.
M. Talbot a imaginé l'expérience suivante pour observer icilement les franges formées par des lames* de verre d'une paiweur sensible :
Si l'on enfle une bulle dé verre jlisqu^à ce qu'elle crève » t qu'on en observe les fragments dans une chambre obscue, à- la lueur d'une lampe à esprit-de-vin dont la mèche a été nbibée de sel, ils paraîtront couverts de stries alternativement lumineuses et noires , disposées en couches onduleuses arallèles entre elles et variant a vec^ l'épaisseur du fragment, {uand celle-ci est à peu près uniforme, les stries sont larges; 3ais, quand elle varie rapidement, elles deviennent tellement serrées qu'elles échappent à l'œil nu et ne peuvent être istinguées qu'à l'aide d'un microscope. En supposant au Morceau dé verre une épaisseur d'un millième de pouce, ^ franges correspondraient au quatre-vingt-neuvième or- ^e environ des anneaux colorés , et serviraient ainsi à dé-t ■montrer la parfaite homogénéité de la lumière : car, s'il y ^ait la moindre différence de réfrangibilité, son effet, mul- 'plié par 8g, deviendrait sensible paria confusion et l'ebli-'
lërallon partielle des cipacet noirs. L'tfpâitsenr à Gesse de distinguer les alternations de la lumière etdcii leurs ou du noir est le meilleur moyen de reconnaître ki (;r(^ d'homogénéilé d*une lumière quelconque, et en eiti Icment la mesure numérique. Cette expérience nous a| encore que la propriété de la lumière d*où dépend le; nomène des franges n'appartient pas uniquement & desi seurs extrêmement petites, mais qu'elle s'observe ti^m^ quand la lumière traverse des intervalles asses râbles.
PHRNOMillB IX.
650. — Quand on regarde au travers âea.lames qnin^ duisent les anneaux colorés, on aperçoit une série d'ansMic colorés transmis, beaucoup plus faibles que les anneaniiHp flécbis , et composés des teintes complémentaires de ccom|>^ de manière que leur mélange donnerait le blanc. Le est blanc , et les couleurs suivantes sont le jaune , le Doir,k violet et le bleu : telle est la série du premier ordre. U couleurs du deuxième ordre sont le blanc, le jaune, leroD{(i le violet, le bleu ; celles du troisième , le vert, le jaune,» rouge et le vc4*t bleuâtre 3 après quoi viennent de légèrtsti' ternations de rouge et de bleu verdàtre , la dégradation dc^ teintes étant beaucoup plus rapide dans les anneaux traosiD'^ que dans les anneaux réilécliis.
65 1 . — C'est pour expliquer ces phénomènes queNewt<>" 1^ a imaginé sa doctrine des accès de facile réflexion et àei*^'^ |: transmission , dont il a été parlé à la neuvième denuu^ l'art. 526, et que nous allons développer davantage enl*r pliquant au cas actuel , ainsi que l'a fait son inveuteur* faut ajouter alors à l'hypothèse générale les propositions' vantes :