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assez petite pour n’en'laisser passer qu’une partie, comme X (fig: 86); lu partie du rayon qui va former la tache X peut être regue sur un autre écran À placé derrière le premier, et ypeindra la tache 4 de même couleur que la partie X du spectre ainsi, X°se trouvant dans la partie rouge , d'sera rouge également , et il en sera de même pour les autres couleurs. Si l’œil est en d, il verra à travers le trou de l’écran une image du soleil d’an éclat éblouissant, non pas blanche comme elle paraît d’ordinaire , mais de la même couleur que X: D’oùil suit que l’action simultanée de tous les rayons n’est point essentielle pour produire la coloration de chaque pärtie du spectre en particulier, mais qu’on peut isoler une seule couleur et l’examiner séparément.
599. — Au lieu de faire tomber immédiatement sur un écran Je rayon X 4, après son passage par l’ouverture X, on’peut l’intercepter par un autre prisme 4cb qui le réfracte et le détourne de sa route, comme vers Xÿfg6%; puis le recevoir ensuite sur un écran e; mais on n’observera plus'alors de séparation de couleurs comme dans le’spectre primitif RV, dont le dernier fait partie. On n’aperçoit qu'une seule tache de couleur uniforme, et identiquement la même que celle de X sur le premier écran : il en résulte que chaque rayon qui va former un point du‘spectre est non seulement indépendant de tous les autres, mais qu’une fois isolé il n’est plus susceptible de se partager en diverses couleurs par une seconde réfraction.
400.— Cette expérience simple, mais instructive, nous fait connaître les propriétés suivantes :
1° Un rayon de lumière blanche consiste en uneinfinité de rayons élémentaires qui diffèrent tous de couleur et de réfrangibilité.
En effet, le rayon SF (fig. 86), venant d’un point quelconque du disque solaire, qui n'aurait occupé qu’un simple point s’il était tombé immédiatement sur l’écran, ou, en sup-
posant que le trou de l'écran ait un;diamètre appréciable, un espace égal à l’aire de ce trou, se dilatera considérable
ment en V R,, dont chaque point sera plus ou moins éclairé:
En outre ; les rayons qui se dirigent vers V doivent nécessai= rement avoir été plus réfractés que ceux qui vont vers R;ce qui n’a pu avoir lieu qu’en vertu dune propriété particulière qu'il faut attribuer aux rayons mêmes, puisque. le milieu réfringent est le même pour tous:
4or. — 2° La lumière blanche peut être décomposée , analysée ou séparée par la réfraction en rayons colorés'élémentaires : cetté séparation se nomme la. dispersion des. rayons colorés.
402: — 3° Chaque rayon élémentaire séparé ou isolé:des autres par la réfraction ne peut plus être décomposé:ou analysé par le même moyen : car, si l’on met un troisième etun * quatrième prisme sur la route du rayon gx réfracté deux fois, et qu’on le réfracte dans une direction! quelconque, il ne subit plus de dispersiontet garde sa couleur sans aucune altération.