‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 137 sur 170 · NT · texte numérisé non relu

NT

la colline ou montagne est couvert de bois, on d'arbres. ct de buissons détachés qui se projettent er noir sur un ciel parfaitement clairetbriilant ;-sauf ta place même à laquelle le soleil est sur le point de paraître ou vient de disparaître. Là, tous les arbreset les buissons qui bordent lasommité, dans leur totalité, branches, feuilles, troncs, elc., paraissent d’une blancheur vive et pure, et brillent d’une lumière éclatante, bien que projetés sur an fond qui #st lui-même lamineux et brillant , comme l’est toujours la partie du ciel voisine du soleil. Les moindres détails des feuilles, des petits rameaux , etc., sont conservés dans teute leur délicatesse , et on dirait des arbres et des forêts faits de l’argentle plus pur, avec tout l'art de louvrier le plus habile. Les hirondelles et autres oiseaux qui traversent en volant cette même région, paraissent commé des étincclles de la blancheur fa plustéclatante, » (1)

M. Necker pense.que l’étendue:de la région éclairée varie eu raisou directe.de la distance, eteén même temps qu’ildoit y avoir}un espace angulaire constant, correspondant probablernent:ivunezône large de quelques minutes de degrés meéstiréé autour du-disque solaire;-quiest la: limite au dedans de laquelle se-montrele. phénomène: il expliquerainsi comment l'étendue réelle qu’occupe: le phénomène sur la terre varie avec la distance qui-sépare la région éclairée de! l'œil de l'observateur , et pourquoi le phénomène ne se voit pas dans une région basse.

M. Babinèt , en rendant compte de l'observation précédente dans le Nouveau bulletin des sciences de la société philomatique de Paris, novembre 1852, l'explique de la mauière suivante : Sidansla partiemonteficaced’une onde lumineuse ou place un petit obstacle, ce ‘petitiobstacle, supprimant des

Lo {1) Extrait d’uneléttre à sir D: BreWster, PAilos. magaz., wovt 1832, et Bibl.univ., déc1823/M. Neckeé décrit dans là mème lettre quelques autres phénomènes, optiques; {els que la coloration du mont Blanc au coucher du soleil.

Re

rayons nécessaires à l'extinction ordinaire de toutes les partics uon directes de l’onde , produit le même effet que sn, l’on faisait naître à la place de l'obstacle des rayons cfhcaces, ce qui reviendrait à supposer l'obstacle existant en clair sar un fond noir, Dans l’observation de M. Necker, le fond brillant provient du ciel éclairé, et il est indépendant de londe dont la dérivation reud l'obstacle brillant. »

L'observation suivante, que j’ai souvent répétée, uon sans quelque danger pour mes yeux, me paraît se rapporter à la même classe que celle dont il vient d’être parlé. Si lon interpose entre l’œil etle soleil une baguette opaque d’un centimètre d’épaisseur, la partie comprise dans Ja direction du soleil paraîtra amincie par l'effet de l’irradiation , et l’on verra deux échancrures très prononcées. Si l’on prend une baguette plus mince, la partie obscure comprise entre les deux échancrures diminuera, et l’on pourra même faire qu’elles se mettent en contact et que la partie obscure disparaisse entièrement; si lon prend la baguette plus mince encore, alors les échancruresempiéteront l’une sur l’autre, et la partie où l’empiètement:a lieu paraît plus Jamineuse que le foud. Gette expérience doit être faite avec beaucoup de précautions et avec un œil-seulement. Je n’ai-guère pu déterminer: d’observateurs à la répéter, à cause du dauger qu’elle présente pour la vue.

Page 1