‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 152 sur 170 · RE NS · texte numérisé non relu

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que les plans passant par ces tangentes et parailèlement aux moyens axés sont parallèles aux sections cireulaires d'une surface courbe. qu'ilnomma la surface d’élasticité: IV semble avoir conclu que ces plans touchaient la surface des ondes seulement dans les deux points mentionnés ; et par conséquent qu'un simple rayon partant d’un point en dehors d’un cristal à deux axes , et réfracté dans la direction de l’axe optique, doit être nécessairement divisé en deux parties dont les diréctions sont déterminées par les points de contact. Mais le professeur Hamilton a montré que les quatre plans en question ne touchent pas seulement la surface des ondes en deux points, mais chacun en un nombre infini de points, formant un petit cervle de contact dont le plan est parallèle à l’une des deux sections circulaires de la surface d’élasticité, et que par conséquent un simple rayon de lumière ordinaire partant d'un point extérieur , et réfracté dans la direction

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requise, doit, sila théorie est vraie, être divisé.dans le cristal en un nombre infini de rayons qui forment une surface co:

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nique. ;

IL y a donc ici, deux, conséquences singulières et, inattendues de la théorie des ondulations, qui non seulementnes'accordent pas avec les phénomènes;connus jusqu'ici, mais.qui sont même en contradiction ayec: toutes.les analogies, tirées de, l'expérience. Si,elles étaient, confirmées, expérimentalement, elles fourniraient une preuve plus grande et plus convainçante de la bontéide la théorie; si elles étaient infirmées, au-contraire, il deviendrait évident que la théorie devrait être abandonnée ou modifiée.

Etant naturellement curieux de soumettre .la théorie.des

ondes à cette épreuve délicate ; et de connäître jusqu’à’qüel point ces nouveaux résultats de la théorie s’accordaient avec les phénomènes observés, le professeur Hamilton engägea M. le professeur H. Lloyd de Dablin à faire une sérié d’expériences sur cet objet ; et ce savantfut assez heureux, en effet , pour s'assurer de l’éxactitude de‘la‘première espèce de réfraction conique mentiorinée précédémment, el'pour reconnaître plus tard les phénomènesidé la seconde espèce.

Pour les premières expériences, l'arragonite fut choïsie de préférence, tant à cause dela grandeur du cône que la‘théorie indiquait pour ce minéral, queparce que ses trois élasticités ont été déterminées avec grand-soin par! le professeur Rudberg , et que les résultats de la théorie peuvent-y être appliqués sans autre examen. Le morceau qui fut employé était remarquable par sa grandeur et sa pureté.Les faces parallèles avaient été coupées par M: Dollond-perpendiculairement à la ligne qui bissectait l’angle) des axestoptiques: Sil'on suppose un rayon de lumière ordinaire traversant un-pareïil cristal, dans l’un ou l'autresens , leiloug de la-ligne qui unit les! deux points d’interseetion des ‘ondes; il est évident qu'il doit émerger d'une manière symétrique des deux côtés + en

conséquence, Jerayon, passantile long'de cette higneet for- ” mant un cône de rayons divergents lors delsonémersion à la seconde ‘surface du eristal ,; doit’être produit-parun cône convergent incident à la première surface. “ILa/directionde laxe optiqueavait d'abordrété déterminée par l'observation des anneaux. Une lentille à court foyer fut'éloïgnée à‘cet effet detoute la distance focale de la première surface, et placée dans une position telle.que les rayons du centre du faisceau pouvaient ; après la réfraction, passer le long de’l'axe ren régardant-alors à travers le cristal la lumière d’une lampe placée à une grande distance, on observait dans la direction indiquée un point plus lumineux que Péspace environnant, etentouré par.quelque chose ressemblant à un rayonnement d'étoile. Graignant-quecette apparencene fût duë à quelque

imperfection dans.le cristal, M. Lloyd l’examina au moyen de la lumière polarisée, et trouva le'système des anneaux dans la.même, direction : ceci fut confirmé encore par des obseryations nombreuses'sur différentes parties du cristal.

Ce résultat.est de quelque intérêt en lui-même, indépendamment de son rapport avec la théorie. L’on-supposait jusqu'ici que, le:seul moyen de déterminer par l'expérience la direction. des axes optiques dans les substances faiblement douées de la double réfraction était l'observation des anneaux qui apparaissent antour de ces axes lorsque la lamière incidente ét émergente est polarisée. L’on voit ici que la lumière ordinaire ou, non polarisée, dans le voisinage des axes optiques, des cristaux à deux axes, subit des. modifications telles que. la direction apparente des axes peut être déterminée de

la manière la plus simple.

Mais, pour examiner le cône émergent, il était nécessaire d ane la lumière qui passait à travers le cristal dans d’autres directions : à cet effet, une plaque mince, ayant une petite ouverture, fut adaptée à la surface ducristal près dé l'œil, et l'ouverture fut placée de manière que la ligne qui la. joiguait au point lumineux de la première surface était autant que possible dans la direction de l'axe optique. Cet arrangement se vérifiait de la manière suivante : :

Le phénomène qui se présentait, lorsqu'on regardait àtravers l'ouverture et.que l'ajustement était complet; était extrêmement curieux : on voyait un cercle lumineux avec un pstit espace obscar autour du centre, et dans cet espace obscur (qui était aussià peu: près circulaire) il y avait! deux points brillants séparés par une ligne: noire.et étroite bien prononcée (1). Le moindre déplacement de l'ouverture de la plaque produisait dé grands changements dans les apparences : d’a-

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