‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 79 sur 170 · SCIE · texte numérisé non relu

SCIE

POUVOIRS DISPERSIFS. F ou | à Pise 5 < —— Alcool] 2e HU 0 020 IENTONT Sulfate de bar yte ch 10 -:| 0020880010 Tourmaline . 0.028 | 0.019 Crown-glass, Leith CRobison) cité par Brewster + . . 0.027 ob.

Carbonate de strontiane, Net min.| o

Cristal de roche. o

Emeraude CE 0

Carbonate de des ef min. .| o.026 | 0.016 o o

Saphir bleu : . . . DPOPES Topaze bleue, cairn-gorm go.

Chrysobéril . . 140-020 |" 0:019

Sulfate de strontiane . . . . .| o.024 | 0.015 Spath=fAuorsiee#s th. - TP. 0.022, |70,010 Gryoltesen es ne 2 0022%1S0:007

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1121. — On peut appliquer à cette table les observations que nous avons faites à l’égard de celle des pouvoirs réfringents : elle exigerait une entière révision. Mais il n’y a que ceux qui connaissent la difhculté de ce genre de recherches qui puissent apprécier le mérite des travaux du docteur Brewster, que nous sommes bien loin de vouloir rabaisser par cette remarque. Si les perfectionnements que chaque jour introduit dans la science nous rendent de plus en plus exigeants, le véritable physicien a plutôt lieu de se louer que de se plaindre en voyant ses procédés:remplacés par d’autres plus puissants et sesorésultats perdre de leur importance par les observations plus exactes de ses successeurs. Ce qui manque surtout maintenant, c’est la connaissance exacte des in-

dices de réfraction pour des rayons déterminés da spectre et pour des milieux parfaitement définis par leurs propriétés chimiques. Les recherches de Fraunhofer et de M. Arago ont assez prouvé que ce but pouvait être atteint: aussi espérons-nous qu'il ne tarderapas à l'être complétement.

1121. — On peut faire, sur les diverses substances de la table précédente, plusieurs remarques importantes. En général, une grande puissance réfractive est accompagnée d’un pouvoir dispersif énergique ; mais les exceptions sont.innombrables, surtout parmi les pierres précieuses, .entre lesquelies on distingue le diamant. Certains corps paraissent communiquer ces pouvoirs réfringents et dispersifs à leurs composés, et cette, propriété est d'autant plus évidente , que, par saite de la méthode de classification de ces pouvoirs, on fait abstraction de la densité. Ainsi le fluor et même l'oxygène semblent n'avoir qu’une très faible influence sur les pouvoirs dispersifs de leurs composés , tandis que l’hydrogène, le sou fre, et surtout le plomb, paraissent en exercer une très grande en sens contraire. Le contraste entre les huiles d’ambre gris et de cassia est au moins aussi étonnant, sous le rapport de la dispersion, que sous celui du pouvoir réfringent. L’expérience suivante fait reconnaître la présence de l'hydrogène dans cette dernière huile et donne une preuve convaincante de l'indépendance mutuelle des deux pouvoirs. On fait passer un courant de chlore dans l'huile de cassia jusqu’à saturation. Le premier effet du gaz est de donner à l'huile une couleur plus sombre , que la continuation du courant change ensuite en un jaune rougeâtre , jusqu’à ce que l'action du gaz soit complète, l'huile prenant alors une belle teinte rose au bout de quelques jours. Pendant toute la durée de l'opération, on voit s'élever des bouffées continuelles de gaz muriatique qui annoncent une soustraction abondante d'hydrogène. A la fin lhuile.se convertit en une masse visqueuse , s'écoule en longs fils et perd entièrement son parfum particulier ; sa saveur

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aromatique est remplacée par un gout âcre et piquant qui ne lui ressemble en rien. Elle conserve son inflammabilité, quoiqu'à un degré moindre, qu'auparavant , et brûle avec une flamme verte aux extrémités, qui indique la présence du chlore. Cependant son pouvoir réfringent est très peu diminué, Une goutte du mélange étant mise dans l'angle de deux lames de verre et à côté d’elle une autre goutte d'huile pure, le spectre d’une ligne lumineuse fut regardé par le même œil au travers des deux milieux à la fois. La ligne parut continue, le spectre de l’huile pure n’étant réfracté en largeur que d’un quart environ de plus que celui de l'huile mélangée. Mais le pouvoir dispersif de celle-ci était considérablement altéré: car il fut trouvé non seulement au-dessous de celui dé l'huile pure, mais même du flint-glass. Lorsque la dispersion de l'huile pure était compensée par le flint-glass , celle de l'huile mélangée était plus que compensée ; ét, lorsque l’anigle des lames de verre était tel que la dispersion de cette dernière était entièrement corrigée par un prisme de Dollond, heuvy-flint, d’un angle réfringent d'environ 25°, le spectre de l’autre était presque égal à celui du flint. La dispersion avait donc été diminuée de moitié, tandis que la réfraction n’avait guère subi de changement appréciable. (7 octobre 1825.)

1125. — L’angle de polarisation complète d’un rayon réfléchi à la surface d’un milieu offre un caractère minéralogique d’une grande importance, en ce qu’il donné sur-lechamp une valeur approchée de l'indice de réfraction suflisante, dans une foule de cas, pour distinguer deux substances susceptibles d’être confondues autrement; et en ce qu’on le-mesure avec facilité, dès que l’on a une seule surface assez polie pour donner une réflexion régulière. Ce caractère est encore utile en ce qu’il peut s'appliquer à de petits fragments , à des pierres montées en bijoux , à des échantillons trop précieux pour être sacrifiés , à des corps opaques et

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à une infinité d’autres cas , pour lesquels la mesure directe de la réfraction serait impraticable.

La remarque suivante n’a point échappé à Ja sagacité du docteur Brewster : c’est que l'angle de polarisation à la surface des milieux cristallisés n’est pas absolument le-même dans tous les plans d'incidence , et que la déviation, quoique excessivement faible lorsqu'il s’agit de la réflexion ordinaire, devient très sensible, et quelquefois énorme, lorsque le pouvoir réfléchissant est affaibli par l’action ‘d’un ciment qui recouvre la surface du milieu de manière à ne laisser arriver à l'œil que les rayons qui ont pénétré jusqu’à une certaine profondeur et subi en partie l’action du cristal, si ce ciment est doué d’un pouvoir réfringent approchant de celui du milieu.

Le sujet est des plus curieux en matière de réflexion. Nous regrettons que les limites que nous nous sommes imposées ,; ainsi que l’espèce d’obscurité qui couvre encore cette doctrine, nous défendent de lui consacrer un paragraphe. Nous nous contenterons de renvoyer le lecteur à l’excellent Mémoire du savant précité, qui se trouve dans les Transactions philosophiques de1819.

1124. — Les angles compris entre les axes optiques des cristaux à denx axes constituent un caractère physique de premier ordre, par leur facilité à être reconnus et par leur connexion intime et immédiate avec la disposition et pour ainsi dire la structare des molécules du cristal. Cependant ils ne sont rien moins qu’aisés à déterminer avec précision. Rarement les deux axes se trouvent ensemble dans le champ de la vision, et peuvent être aperçus au travers des surfaces naturelles : ce qui exige alors des sections artificielles ; du moins c’est le seul moyen sûr pour observer les teintes. En effet les angles sous lesquels les couleurs des différents ordres se manifestent successivement sur une lame à surfaces parallèles, hors du voisinage des axes, sont ordinairement trop in-

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