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Sur les progrès récents de l'optique

On trouve dans les rapports sur Ja seconde assemblée générale del’association britânnique(1)un aperçu des progrès récents de l'optique fait par sir D. Brewster. Il n’existait point en Europe de juge plus compétent dans cette branche des sciences que l'illustre physicien écossais. Aussi nous nous ferons un devoir de présenter ici la majeure partie du rapport qu’il a lu à la réunion générale des savants anglais, à Oxford, avec la partie du rapport de M. W. Whewell sur les propriétés optiques en minéralogie. On y trouvera sans doute des choses déjà connues ; mais, pour ne pas nuire à l'ensemble , nous ayons cru ne devoir apporter aucune modification au texte.

CAE La nature de cerapportexige que je fasse mention de découvertes plus récentes, qui sont moins accessibles etmoins généralement répandues, ét que je m’efforce de montrer les sentiers nouveaux que le jeuñe physicien peut suivre avec le plus d’espoir de succès, et les applications de l'optique qui doivent probablement présenter le plus d'utilité, en éten-

(1) Report of 1he first and second meetings of the british association, Lon lon, Johu Murtay, 1833, in-8°.

dant la jouissance de l’homme , en jetant une lumière nouvelle sur d’autres branches dessciencés, et en facilitant la recherche de la structure et des propriétés de la inatière organisée.

a llest à regretter que la première partie de ce travail doive comprendre les recherthes d’un si petit nombre de physiciens, et je crains que l’avenir n'offre qu'une légère perspective d’'accroissement, soit dans leur nombre, soil dans leurs travaux. Des recherches plus populaires et plus généralement comprises, des emplois incompatibles avec les recherches scientifiques , ont détourné de l'étude de l'optique plusieurs de ces hommes distingués qui étaient les plus capables de $’attaquer aux difficultés qu’elle présente; et depuis peu de mois , la science a perdu le docteur Seebeck de Berlin , l’un des physiciens les plus habiles de cesiècle et les plus heureux en fait de découvertes (1).

-« Les seules personnes qui:se soient occupées récemment etavec activité des parties les plus élevées de l’optique physique sont M. Airy de Cambridge, et M. Cauchy de l’académie des sciences. :

« En examinant les deux rayons provenant de la double réfraction du quartz, M. Airy fut conduit à une découverte que nous regardons comme une des plus remarquables qui aient été faites jusqu’à présent dans cette branche de l’optique (2) tant par l'importance de ses résultats que par la beauté des phénomènes qui en dépendent. La polarisation circu- Jaire des deux rayons dans l’axe du quartz avait été étudiée par différens physiciens , et expliquée par Fresnel d’une manière extrêmement ingénieuse en partant des principes de la

(1) Le docteur Thomas-Jean Seebeck naquit à Reval le g avril 1770; il mourut à Berlin le 10 décembre 1831, dans sa soixante- deuxième année.

(2) On the nature of the light in the two rays produced by the double refraction in quartz. Transactions de Cambridge , 1831.

théorie des ondulations; cependant on n'avait fait aucune tentative pour prouver que cette propriété -n’appartient qu'aux rayons qui s’approchent de l’axe du cristal, ou pour déterminer la limite où finit fa polarisation circulaire et où commence la polarisation plane. Fresnel et tous ceux qui ont écrit sur ce sujet semblent avoirreculé devant cette difficulté ; mais M. Airy jugea que les deux espèces de polarisation devaient avoir quelque lien commun, et, avec l’aide - de la théorie et de l’expériénce, il parvint à le découvrir. Au lieu des deux rayons qui, dans le quartz, posséderaient la polarisation plane, comme on le croyait généralement , M. Airy- a montré que les rayons présentent une polarisation elliptique, le grand axe de l’ellipse étant pour l’un des rayons dans le plan principal du cristal, *et pour l’autre , perpendiculaire à ce plan. Il trouva que la polarisation elliptique de l’un des rayons est dirigée vers la droite, et celle de l’autre

vers la gauche. Le rapport des axes du rayon ordinaire s’ap-

proche plus de l'égalité que celui des axes du rayon extraordinaire, chacun de ces rapports devenant celni de l’égalité lorsque la direction du rayon coïncide avec l'axe, et s’écartant de plus en plus de cette égalité à mesure que l’inclinalson augmente , suivant une loi qui reste à découvrir. Les résultats calculés d’après la théorie s'accordent parfaitement avec ceux que M. Airy a obtenus par des expériences très délicates et très difficiles ; de sorte que nous pouvons regarder cette belle et singulière propriété des deux rayons du quartz comme parfaitement établie.

« M. Airy a, plus récemment encore , découvert une modification remarquable des anneaux de Newton, lorsqu'ils sont produits par une lentille posée sur une surface métal lique polie (1). Cette modification présente déjà un grand in-

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