III. Exercice du corps
L'exercice est encore une condition sans laquelle la guérison de la diathèse scrophuleuse est impossible. Un enfant qui , dès qu'il est en état de marcher, passe la plus grande partie de son temps à jouer en plein air, est rarement affecté de cette maladie, ou , s'il a le malheur d'en avoir hérité de ses parens , il en guérit plus facilement. Mais je parle ici de l'exercice spontané, comme la marche, la course, la gymnastique , etc. ; car ceux-là seulement méritent de porter le nom d'exercices , parce qu'ils sont les seuls qui fortifient réellement Ja fibre, et qui raniment l'absorption \ il n'est pas de meilleurs
DE liA MALADIE SCROPHULEUSE. l^X
moyens pour distribuer d\jne manière uniforme les mouvemens toniques sur toutes les parties du corps. Ainsi , loin de favoriser la tendance que montrent la plupart des enfans scrophuleux pour le repos , il faut les porter à marcher, courir, sauter, en un mot, à tous les exercices du corps.
Le lieu, le théâtre de ces exercices n'est pas indifférent. Il faut que les enfans jouent à l'air libre sur le gazon afin qu'ils ne se blessent pas 5 à l'ombre des arbres pour se préserver des rayons du soleil. J'ai vu des scrophuleux auxquels on avait inutilement prodigué toutes les ressources de l'art , je les ai vus guérir pour ainsi dire d'eux-mêmes, dès qu'ils commençaient à voyager et à changer de régime.
L'exercice communiqué , tel que celui qu'on prend en voiture, n'est pas, à proprement parler, un exercice : c'est tout au plus un moyen mécanique d'imprimer une secousse qui peut être favorable à la résolution des engorgemens glanduleux; mais il est incapable d'augmenter la somme des forces et d'en faire une égale répartition. Ce seroit donc se payer de mots que de confondre l'exercice communiqué avec Fexercice spontané; il faut réserver le premier pour les petits enfans qui ne savent pas encore mar-
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cher, et pour ceux qui sont d'une faiblesse extrême,