‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 81 sur 94 · VIII. Métastases · texte numérisé non relu

VIII. Métastases

C'est une cause du rachitisme beaucoup plus commune qu'on ne pense généralement. Il est certain que, dans son principe, cette affection ne reconnaît souvent d'autre cause que le transport de la matière morbifique sur la colonne vertébrale. La nature de la métastase varie : elle est tantôt scrophuleuse, tantôt varioleuse, teigneuse, rhumatismale, etc.; d'où je conclus qu'on ne saurait trop surveiller les terminaisons de ces maladies. Il y a certainement plus à compter, dans ces cas , sur les remèdes intérieurs que sur les topiques.

IX. Toute maladie qui force à garder le lit ■pendant long-temps y surtout dans une position peu naturelle.

Telles sont les fractures , la pleurésie , la péripneumonie, et la plupart des affections très-douloureuses. J'appelle donc l'attention

des praticiens sur les suites de ces maladies 5 s'ils prennent la peine de les observer, je crois qu'ils se convaincront , comme moi, qu'elles disposent Irès-souvent au rachitisme. Leur manière d'agir est facile à concevoir : outre qu'elles sont débilitantes, elles forcent les malades à garder plus ou moins long-temps la même position; ce qui doit altérer d'autant plus facilement les formes naturelles, que le corps pousse assez souvent une croissance rapide pendant les maladies fébriles. Enfin ces affections peuvent être suivies d'une métastase. En voilà bien assez pour faire sentir la nécessité de surveiller avec soin la convalescence de ces malades. J'ai vu souvent les enfans les mieux faits devenir bossus par l'action des causes dont je viens de parler.

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