III. Médicamens intérieurs
Ces moyens doivent varier suivant la nature delà cause morbifique, c'est-à-dire qu'on emploie les antiscrophuleux ou les toniques proprement dits , suivant qu'il existe un principe scrophuleux, ou que la faiblesse domine. Il en est de YnevßCi pourl'assa-fœtida , la ciguë , l'antimoine , le mercure, les bains sulfureux, etc.
IV. Des topiques qu'on peut appliquer sur la colonne vertébrale.
La nature de ces applications est aussi rela--
tive à celle des affections qui les réclament* Ainsi s'il se manifeste des engorgemens glanduleux, on emploiera les résolutifs, et surtout les emplâtres, à cause de la conlinuité de leur action. On peut choisir entre les emplâtres de poix , de mastic , de savon , de ciguë , de mercure , etc. ; l'essentiel est de les laisser en place plusieurs mois. Mais s'il se fait une métastase sur la colonne vertébrale, ou s'il existe déjà un commencement de difformité de cet organe, rien n'est comparable aux exutoires appliqués sur les côtés de la colonne rachidienne , et dans l'endroit qui correspond à la courbure. Ces exutoires doivent être profonds et entretenus pendant long-temps; c'est pourquoi je préfère les cautères aux vésicatoires , et mieux encordes moxas dans les cas les plus graves.
Ce n'est pas tout : la colonne vertébrale étant toujours plus ou moins affaiblie, on se trouve bien des applications toniques et excitantes ; telles sont les lotions réitérées avec l'eau froide, le vin^ l'eau-de-vie, l'ammoniaque liquide , l'esprit de fourmis , etc. ; ou bien encore avec une décoction de quinquina , d'écorce de saule, une eau ferrugineuse, etc. Enfin, je recommande d'une manière spéciale, dans ce cas comme dans tous ceux de faiblesse locale, une dissolution d'un gros de
DE liA MALADIE SCROPHULEUSE. 555
sulfate de fer dans deux livres d'eau , ou une dissolution d'alun .