PREMIER GROUPE
§ i . Prédominance des troubles psychiques ; existence d'un véritable délire. — Les troubles intellectuel revêtent alors \di forme d'un véritable délire^ et les troubles somatiques sont si peu apparents qu'ils passent inaperçus ; disons de suite que le plus souvent les troubles somatiques passent inaperçus parce qu'ils ne sont pas suffisamment recherchés. Avant de rechercher ces troubles, dont la constatation permet d'asseoir le diagnostic, il est bon de remonter aux antécédents; de demander si les malades n'ont pas eu, avant de devenir aliénés, des symptômes de fièvre cérébrale, la fièvre typhoïde accompagnée de délire, des attaques de congestion cérébrale; et on trouvera que cinquante fois sur
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cent il y a eu de ces attaques plus ou moins durables, avec perle de connaissance, embarras de la parole consécutif; il faut demander si les malades qui sont aujourd'hui aliénés n'avaioni pas eu auparavant de fréquentes migraines, des vertiges, de la céphalalgie, des éblouissements, des tintements d'oreilles,
La profession qu'ils exerçaient peut amener aussi quelques indications ; leur âge surtout est important à noter, car on sait que la paralysie générale est surtout fréquente de trente-cinq à quarante ans.
Il faut encore s'enquérir des états diathésiques, des habitudes antérieures; pénétrer jusqu'à un certain point dans les secnls de la vie privée du malade ; rechercher s'il a eu pendant longtemps des causes persistantes de chagrin, des fatigues inlellettuelles excessives; s'il a éprouvé des revers de fortune, etc.
11 faut, en somme, faire d'abord le diagnostic étiologique; l'on établira ensuite définitivement le diagnostic d'après lessymptônie>: c'est le diagnostic symptomatique.
On recherchera avec un soin tout spécial les troubles somatiques, qui parfois sont si peu marqués qu'ils passent inaperçus; nou> avons assez insisté sur leur description pour qu'il n'y ait plus à y revenir. Répétons seulement que ceux des troubles somatiqu^^ qu'on rencontrera le plus souvent dans ces cas difiiciles sont la perte de l'odorat, les tremblements fibrillaires, le tremblement des mains et un certain embarras de la parole momentané on persistant, la marche de la température.
Si l'on arrive à constater un certain nombre de ces sigii»^ somatiques, quel que soit par ailleurs le caractère du délire, le diagnostic sera définitivement établi.
Si l'on n'arrive pas à reconnaître nettement des signes somatiques, il faudra suspendre provisoirement le diagnostic et étudier avec soin le malade. Il est bien rare qu'au bout d'une quinzaine de jours, dans les cas les plus difficiles, on n'ait pas pu percevoir de signes somatiques.
On voit par ce qui précède que pour arriver au diagnostic de la paralysie générale, nous mettons au second plan les caractère^ tirés du délire. La plupart des médecins aliénistes procèdent d'une façon inverse.
Ce n'est pas que nous négligions le moins du monde d'étudier