‹ Traité de la peintureChapitre 145 sur 298 · CHAPITRE CLXYIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXYIII

Que les petits enjans ont les jointures des meni" bres toutes contraires à celles des hommes , en ce qui regarde la grosseur.

Les petits enfans ont toutes les jointures déliées , et les espaces qui sont entre-deux plus gros j cela arrive parce qu'ils n'ont sur les jointures que la peau seule et quelques membranes nei'veuses qui attachent et lient les os ensemble, et toute la chair qui est molle, tendre et pleine de suc , se trouve enfermée sous la peau entre deux jointures-, mais parce que dans les jointures les os sont plus gros qu'ils ne le sont dans l'espace qui est cuire les jointures, la chair s»

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décharge de beaucoup des superflultcs , tandis que l'homme croît , et ses membres deviennent à proportion plus déliés qu'auparavant j mais il ne se fait point de diminution dans les jointures > parce qu'il n'y a que des os et des cartilages ; de sorte que , par ces raisons , les petits entans sont gras entre les jointures , faibles et décharnés aux jointures , comme il paraît à celles de leurs doigts, de leurs bras , de leurs épaules , qu'ils ont déliées et menues ; au contraire , un homme fait est gros et noué partout, aux jointures des bras et tics jambes ; et au lieu que les enfans les ont creuses , les hommes les ont relevées,

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