‹ Traité de la peintureChapitre 155 sur 298 · CHAPITRE CLXXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXXXIII

Des altitudes et des rnou{>einens du co7'ps, et de ses membres.

Qu'on ne voie jioint la même action répétée tlans une même figure , soit dans ses principaux membres , soit dans les petits, comme les mains ou les doigts : il ne faut point aussi répéter [)lusieurs fois la mt-me attitude dans une histoire ; et si le sujet de l'histoire demahde un grand nombr de figures , comme une bataiUe

ou un combat de gladiateurs, parce qu'il n'y a que trois manières de frapper , qui sont d'estoc , de taille et de revers , il faut varier autant qu'on peut ces trois manières déporter des coups; par exemple , si Tun se loiu'ne en arrière , fcdtes qu'un autre soit vu de coté, et un autre pardevant, et ainsi diversifiez les mêmes actions par divers aspects , et que tous les mouvemens se rapportent à ces trois principaux dont j aï parlé : mais dans les batailles , les mouvçmeus composés marquent beaucoup d.'art , animent pour ainsi dire le sujet, et y répandent un grand feu. On nomme f?ioui^e/?iei il composé, celui d'une figure qui liiit en même temps des mouvemens qui paraissent opposés , comme lorsque la mén^.e figure montre le devant des jambes, et une partie du corps par le profd àe^ éj>aides. Je parierai en son lieu de celte espèce de mouvement composé.

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