‹ Traité de la peintureChapitre 170 sur 298 · CHAPITRE CG · texte numérisé non relu

CHAPITRE CG

De lliomme qui porte un fardeau sur ses épaules, (PI- 9-)

L'ÉPAULE d'un homme qui porte un fardeau est toujours pl»is liante que l'autre épaule qui n'est point ciiar^i^ée; c.'lase voilen la ligure suivante, dans laquelle la ligne centrale de toute la pesanteur dii corps de l'homme et de son fordeau , passe par la jambe qui soutient tout le poids. Si cela n'élail ainsi, et si le poids du corps et du fardeau n'était ])arlagé pour faire Téquilibre , il faudrait nécessiiirement que l'homme tombât à terre; mais la nature , cîans ces occasions , pourvoit à ce qu'une égale partie de la pesanteur du corps de Ihoinniese jette de l'autre coté opposé à celui (|ui porte le fardeau étranger, pour lui donner l'équilibre et le contre|)oids ; et cela ne se prut faire san^ que l'homme se courbe du coté qui n'est pas chargé, jusques à ce que par ce mouvement il le fiisse pai'ticiper à ce poids accidentel dont il est chargé ; et cela ne se peut faire , si l'épaule qui soutient le poids ne se hausse , et si l'épaule qui n'est point chargée

iqG traité

ne vs'abaissG : fl c'est le moyen que la natui'e four-' iiit à riiommepour se soulager dans cesoccasions,

Page 1