‹ Traité de la peintureChapitre 174 sur 298 · CHAPITRE CCVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCVII

Da moui^ement de Vhormne,

Quand vous voulez faire qu'un homme remue quelque fardeau , considérez que les mouvemens doivent être faits par ciiverses lignes, c'est-à-dire, ou de bas en liaut, avec un mouvement simple , tel que fait celui qui , s'étant baissé , prend un fardeau qu'il veut hausser en se relevant , ou bien , quand il veut traîner quelque chose derrière lui, ou le pousser en devant , ou bien pour tirer en bas avec une corde qui soit passée dans une poulie. Il faut ici remarquer que le poids du corps de Thomme tire d'autant plus, que le centre de sa pesanteur est éloigné du centre de Taxe qui le soutient : il faut encore ajouter à cela l'effort que font les jambes et les reins courbés pour se redresser. Jamais on ne marche, soit en montant, soit en descendant, -que le tîJon du pied de derrière ne se hausse*

ioo TRAITE

Page 1