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CHAPITRE CCIX

De l'èquihre des Jigures, (PI. i3. )

Si la figure est appuyée sur un de ses pieds C, i'épauie de-Ap ce co té-là , sera toujours plus basse que l'autre , et le creux de la gorge sera perpendiculairement sur le milieu de la jambe qfui soutient le corps : il en arrivera de même ' en toute autre ligne où nous verrons cette figure, lorsqu'elle est sans avoir le bras beaucoup en saillie eu dehors , ou sans quelque charge sur le dos, ou dans la main , ou sui', Tépaule , ou

Pl.i5 Cliapi^re CCIX. Pft. 226'

«ans écarter la jambe qui ne soutient pas le corps , on en devant ou v.a arrière.

^aiAPITRE CGX.

De la bonne grâce des uiernhres.

Il fant que les membres soient proportionnés an corps tivec nne grâce qui puisse exprimer ce que vous voulez représenter par votre figure , et si elle doit paraître agréajjle et noble, vous lui donnerez des membres sveltes et nobles , qui n'aient point de miiscles trop marqués ; vous touclierez même légèrement et d'une manière douce 5 ceux qu'ikfist nécessaire de faire paraître, et que les membres , principalement les bras , ne soient point noués etroidcs, c est-à-dire , qu'aucun membre ne soit élcsidu en ligne droite a^'ec le membre qui lui est joint, et s'il se trouve qu'à cause de la position de laligurq,, la hanche di'oite soit plus liante (jue la gauche, vous ferez tomber à plomb la jointure de l'épaule qui est la plus haute , sur la partie la plus élevée du colé g;iuohe , et que cette épaule droite soit î plus basse »jue la gauche ; que le creuxde la gorge soit toujours directement sur le milieu de la jointure du pied qui porle la ligure ; que la jainLe qui ne soutient pas le corps ail son genou j-dus hàs que

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Fautre 2;eiiou , et proche de l'autre jambe. Pour ce qui est des altitudes de la tête et des deux bras , elles sont presque infinies ; c'est pourquoi je ne veux point en donner des règles particulières; j'avertirai seulement qu'elles doivent être libres, aisées, gr.^c'euses, variées de plusieurs manières , de peur que les membres ne paraissent roides , comme s'ils étaient de bois.

CHAPITPxE CCXI.

De la liberté des memhres , et de leur facilité à se mouvoir.

Pour ce qui concerne la liberté des membres , il faut prendre garde qu'ayant à représenter quelqu'im qui , par hasard , soit obligé de se tourner en arrière ou de coté, vous ne lui fa^^iez point poser les ])ieds et tous les membres vers le même endroit oii il tournera Ja tête ; mais il s( ra mieux de partager cette îiction avec qu^lcjue sorte de contraste et de diversité dans les quatre jointures , qui sont celles des pieds , celles des genoux , celles des flancs, celles du col ; et, si la figure était appuyée sur la jambe droite , le genou gauche sera plié et retiré en arrière , et son pied un

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peu élevé en dehors , l'épaule gauche un peu plus haute que la ilroiic, et la nuque du col se rencontrera au même lieu où la chev ille extérieure du pied gauclie sera tournée, l'épaule gauche sur la pointe du pied dmit en ligne perpendiculaire; tenez aussi pour une maxime générale , que la tête de vos figures ne soit point tournée du mêine colé que la poitrine , puisque la nalure a fait pour notre commodité que le col se tourne facilement pour porter les } eux de différens côtés , lorsque nous voulons regarder autour de nous : il en est à-peu-prts de mêir.e des autres jointures, qui sont mobile» pour le service et pour les besoins de l'homme ; et si vous représentez un homme assis, qui ait besoin de travailler de ses bras à quelque chose qui soit à coté de lui, il doit avoir l'estomac tourné siu' la jointure du flanc.

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