‹ Traité de la peintureChapitre 194 sur 298 · CHAPITRE CGXXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CGXXXIV

JJe la force composée de l'homme ^ et premier rement de celle du Iras. ( PI. 18.)

Les deux muscles qui servent au mouvement du grand fucile du bras, pour l'étendre et le retirer, prennent leur naissance vers le milieu de los nommé yidjutorium , l'ini derrière l'autre; celui de derrière étend le bras, et l'autre, qui est devant, le plie. Or , pour savoir si ilionmie aura plus de force en tirant à soi

PI

Cliapitre CCXXXIII. Pa.2A6^

Pii. 2i6.

Clii^pitre CCX X>aVct Cliap. CCXXXV

Pa^ 246',

ou en poussant, je l'ai prouvé dans mon Traité des Poids par ce principe, qu'entre les poids dégale pesanteur, celui-là doit être plus fort qui sera plus éloigné du milieu de leur balance; d où il s'ensuit que N îi et N G étant deux muscles d'égale force , celui de devant ^ qui est N C, sera plus fort que le muscle N B , qui est derrière, parce qu'il est attaché au bras eti C, lieu plus éloigné du milieu du bras ou du coude A , que ne l'est B , lequel est au delà du milieu; mais celte force est simple , et j'ai dû en parler d'abord devant que de rien dire de la force composée, dont il faut maintenant que j^paile. J'appelle /Ô7-ce composée , lorsqu'en faisant qu(dque action avec les bras , on y ajoute vuie seconde puissance , telle que la pesanteur du corps, l'eflort des jambes et des reins, pour tirer ou pour pousser. L'usage de celte force composée consiste à faire effort d^s bras et du dos , et à bien étendre le corps et les jambes , comme on le voit faire à deux hommes qui veulent abailre une colonne, et dont l'iui la pousse et l'autre la tire.

:>2o TRAITE

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