‹ Traité de la peintureChapitre 222 sur 298 · CHAPITRE CGLXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CGLXX

Comment il se trouve trois mouvemens dans les sauts que l'homme J ait en haut.

Quand l'homme s'élève en saulant, le mouvement de la tête est trois fois plus vite que celui que fait le talon du pied qui s'élève avant que le bout du pied parle de terre, et deux fois plus vite que celui des flancs : cela arrive, parce qu'en même temps il se forme trois angles €]ui s'ouvTenl et s'étendent; le plus haut de ces angles est celui que fait le cprps-;^fit devant aux hanches dans sa joinlure avec les cuisses ; le

second , celui <lo la joiiilure des cuisses avec les jambes par derrière , et le troisième , celui que forment les jambes pardevant avec l'os du pied.

CHAPrmE CCLXXT.

Qu'il est impossible de retenir tous les aspects et tous les chnngemens des membres qui sont en mouvement.

Il est impossible qu'aucune mémoire puisse conserver toutes les vues et les changemens de certains membres de quelque animal que ce soit. Je vais le démontrer (;?/. 3;, Jig. 5) par l'exemple d'une main qui est en mouvement , et pi^rce que toute quantité continue est divisible à l'infini, le mouvement que fait l'œil qui n^garde la main , et se meut de A en B , peut être aussi divisé en une infinité de pnrties : or, la main qui fait ce mouvement change à tous niomens de situation et d'aspect, et on peut distinguer autant daspects differens dans la main , que de parties dans le mouvement : donc il y a dans la main des aspects à l'infini ; ce (pi'il est impossible qu'aucune imag nation puisse retenir. I-ia même chose arrivera, si la main an lieu de baisser d'A en B , s'élève de B en A.

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