‹ Traité de la peintureChapitre 24 sur 298 · N.*> XXXVI · texte numérisé non relu

N.*> XXXVI

Un tableau repre'scntant un monstre sortant de sa grottej peint sur bois. Le'onard dans sa jeunesse fut cliarge' par son 2)ère de faire un tableau pour un de ses amis qui habitait le bourg de Vinci. Lorscpie le tableau fut termine' , il le plaça dans un jour qui lui e'tait favorable. « Là , con- 4, duisant son père , il dc'couvrit le tableau tout d'un » coup; le pèz'e recula d'horreur. Cela est bon , dit le fils, « prenez-le, il remplit son but. » (Vazarf di Leonardo Sa J^inci.') Le tableau fut vendu dans la suite trois cents florins au. duc de Milan.

N.° XXXVII, Le fameux carton pour la salle du conseil de Florence ,

CATALOGUE. Ixv

représentant la défaite du général Picinino (nu des principaux et plus ce'lèLres ouvrages de Vinci). Lomazzo cite cet ouvrage comaie un chef-d'œuATe de l'art (i). Le carton de Léonard et celui de INIicliel-Ange {y oyez la Vie ^ P'''g6 Iv) restèrent exposes dans le palais Me'dicis , jusqu'à la mort du duc Julien. Ils disparurent pour lors , sans qu'on sache ce qu'ils sont devenus. Vasari dit que celui de Michel-Ange fut mis en pièces , et qu'il en restait de son temps quelques morceaux entre les mains d'un, curieux à Mantoue.

N.« xxxvin.

Un carton pour des tapisseries , qui repre'sentait Adam et Eve dans le jardin d'Eden. Toutes les parties en étaient Unies avec le plus grand soin, on y remarquait un fond de paysage qui était adniiraLlc. 11 a été' fait pour le roi de Portugal.

N.o XXXIX.

Le carton du tahlcau pour le grand autel de l'Annonciade , qui repre'sentait sainte Anne , ravie de voir sa fille

(i) L'étude , ou le dessin, ou le trait d'une ou de jpluslèiifs figures qui doiyjent être cmploj ces dans un ouvrage de peinture , à fresque , est ce qu'on appelle carton , lorque ce Irait de la fTcandcur juste des figures qu'on doit peindre est tellement étudié qu'on le destine â être calqué sur la surface sur laquelle on doit exécuter l'ouvrage.

hxi ^. CATALOGUE.

mèr& de Dieu, et la Vierge qui caresse reiifant Jc'sus* Lorsque Lc'onard l'exposa à Florence , on allait eu ("ouïe le voir comme on va à une fête (Yenturi , page 5o). Lc'onard le porta eu France. François I.^' aurait tien desire' qu'il le mît en couleur , mais Vasari pense qu'il ne l'a jamais colorie': c'est ce qui peut faire croire que les deux tableaux qu'on voit exe'cute's sur le même dessin, l'un à saint-Celse à Milan , et l'autre à Versailles , ,(4ous le n," XVI du pre'sent catalogue) ne sont que des copies faites par Salai et Melzo, e'ièves de Vinci, sous la direction de leur maître, qui les a peut-être retouclie's. (^Notice sur la vie et les ouvrages de f^inci , page 5o.)

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